Plume Interactive : écriture web et ergonomie éditoriale par Eve Demange

Ecriture web, ergonomie éditoriale, optimisation de contenu éditorial web, rédaction référencement, management de projet éditorial Internet

15 octobre 2009

Christophe Perruchas : « Sur le web, une petite idée peut produire beaucoup d'effets.»

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Christophe Perruchas officie depuis 6 mois chez Duke Interactive comme Concept manager. La petite agence web devenue grande vient d'être rachetée par Publicis à
Microsoft, en même temps que le groupe Razorfish - qui avait racheté Duke en mars 2007 (vous suivez ?). Matthieu de Lesseux, dernier fondateur encore en place, vient d'annoncer son départ. Décryptage d'une révolution en cours.

Comment le monde de la publicité considère t-il Internet aujourd’hui ?

En 2001, j’ai commencé à travailler en agence sur des programmes vidéos courts sur Internet. Mais c’était toujours une déclinaison web d’une campagne offline leader. Maintenant, les campagnes Internet viennent de plus en plus souvent prendre le pas sur le reste. C’est le cas par exemple des caméras cachées tournées dans les MacDo pour illustrer la campagne « Venez comme vous êtes ». Au départ, ces formats courts étaient prévus pour une diffusion web. Maintenant, ils passent à la télévision et au cinéma.

Le web prend le pas sur les méthodes de communication traditionnelles ?
Oui, on assiste à une sorte d’inversion progressive de la tendance. Avant, le web était réservé à un petit monde d’initiés, les geeks et les fous de technos. Au niveau de la communication, il y avait d’un côté les grosses agences off-line et de l’autre les agences on-line. Tout cela est en train de changer. Les forces fusionnent. La publicité sur le web s’invente en ce moment même et prend de plus en plus d’importance. Publicis vient d’ailleurs de racheter Duke Interactive. Les agences de pub sentent bien dans quelle direction le vent est en train de tourner.

Quelques exemples de campagnes publicitaires online réussies ?
A partir d’idées simples et peu coûteuses, il est possible d’obtenir de très bons résultats grâce au web.

> 1er avril à la SNCF : Au printemps, nous avions par exemple pris au mot des internautes qui discutaient sur les groupes facebook. Ils imaginaient la voix d’Homer Simpson dans les gares SNCF (cf le groupe Pétition pour la voix d'Homer dans les gares SNCF). Nous avons enregistré une trentaine d’annonces avec la voix française d’Homer. Et nous les avons diffusées dans les gares SNCF le jour du 1er avril. Cela a eu un impact considérable. Les médias nationaux, TV et journaux en on parlé. Pendant 4 jours, les internautes ont posté 400 000 messages et des tas de vidéos sur le forum. Voilà comment une petite idée à produit beaucoup d’effets.

> Arrivée de la Parisienne : sur le site web de la course La Parisienne, nous avons mis en place un système qui permet d’obtenir une vidéo live de son arrivée en entrant son n° de dossard. Cela a très bien fonctionné également !

Merci d'avoir répondu à ces questions :-)

Lire aussi
Christophe Perruchas : « Une signature de marque se met au service de la stratégie. »

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22 septembre 2009

Christophe Perruchas : « Une signature de marque se met au service de la stratégie. »

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Christophe Perruchas, concept manager depuis 6 mois pour Duke/Razorfish, a travaillé comme concepteur rédacteur pub pour des marques comme la SNCF, Playstation ou le Ministère du travail (vous savez, cette bouche sur l’épaule d’une caissière qui grogne de douleur...) Voir ses meilleures campagnes de pub sur CBNews. Il revient sur le travail de conception d’une signature de marque.

Avez-vous déjà conçu une signature web exclusivement ?
Je ne crois pas qu’il soit intéressant de concevoir une signature pour le web exclusivement (sauf si la marque n’existe pas ailleurs que sur Internet). Une signature parle de la marque en général. Elle ne doit pas se limiter au support média.

Comment se passe la conception rédaction publicitaire d’une signature de marque ?
C‘est un processus long et complexe. Il s’agit de faire passer un maximum d’informations et d’émotions dans un minimum de mots. Et chaque mot compte. Dans le « Just do it » de Nike par exemple, le «just» a toute son importance. Il véhicule un état d’esprit :  « tais-toi et marche », « vas-y, fais-le. »

Une signature dépend d’une problématique à résoudre. Elle se met au service de la stratégie. Prenez par exemple la signature « Total, vous ne viendrez plus chez nous par  hasard. » Pourquoi avoir choisi cette signature ? Total était plus cher que ses concurrents. L’idée était d’aller plus loin dans le service, de proposer une offre plus sympathique. L’entreprise voulait injecter de la valeur ajoutée dans un secteur qui n’était pas forcément sensibilisé à la qualité de l’offre.

La signature vient positionner la marque de manière stratégique dans un contexte donné. Et parfois, cela peut faire la différence.

Combien de temps prend la création d’une signature de marque ?
Cela peut prendre plusieurs mois. Une signature de marque, c’est comme une peau : la première chose que l’on perçoit d’une entreprise. Il faut que cette signature colle à la marque. Parfois, même si l’on répond bien au brief, cela ne convient pas. Souvent, le premier jet n’est pas le choix retenu. Entre les retours client, il peut se passer une maturation, une évolution du processus de réflexion.

Combien se vend une signature de marque ?
Cela dépend des enjeux. Mais s’il s’agit d’une marque internationale, cela peut se vendre très cher : parfois une centaine de milliers d'euros, plusieurs centaines même, avec le logo et la charte. Souvent, les agences mettent plusieurs concepteurs rédacteurs sur la création d’une signature. Car si elles perdent le projet, elles perdent de gros budgets. Dans les agences web, on rencontre moins ce genre de problématique. Internet est encore considéré comme un média qui décline une campagne offline lead. Mais cela est en train de changer.

Merci d'avoir répondu à ces questions :-)

Pour suivre Christophe Perruchas sur twitter

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11 août 2009

Jérémie Eskenazi : « la gêne occasionnée par les liens dans un article reste minime en comparaison des gains »

Jeremie_Eskenazi___Miratech

Les liens placés dans le corps du texte gênent-ils la lecture en ligne ? Réponse de Jérémie Eskenazi, fondateur de la société française d'eyetracking Miratech :

Dans la phase finale de recherche de l’information en ligne, lorsque les internautes ont trouvé ce qu’ils voulaient et lisent, les liens représentent certainement une gêne.

Les liens sont généralement indiqués par un changement de police (par exemple du texte bleu souligné). Or tout changement de police gêne l’internaute.

Mais dans la phase initiale de recherche d’information au contraire, le lien va aider l’internaute. Celui-ci va sauter de liens en liens pour trouver plus rapidement ce qui l’intéresse. Si les liens sont correctement faits, explicites, cela va permettre d’accompagner ce processus. Tant qu’un internaute n’est pas dans la phase finale de lecture, il chasse l’information. Et là, rien n’est plus intéressant que de trouver des liens !

Pensez-vous qu’il serait plus ergonomique de regrouper les liens à la fin d’un article ?

Cela peut être intéressant en effet de mettre des liens à la fin d’un article pour ne pas perturber la lecture en phase finale. Mais cela signifie se priver d’un élément essentiel dans l’interactivité web. J’aurais tendance à dire que la gêne occasionnée par la présence de liens dans un article reste minime en comparaison des gains pour l’internaute. Je conseillerais donc plutôt de laisser des liens dans le corps du texte.

Lire aussi
Où placer les liens dans un texte web ?
Ecriture scan, mode d'emploi

Posté par evedemange à 09:47 - Interview d'expert - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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29 juin 2009

Gerry McGovern : "Je ne concevrais jamais un site web en restant focalisé sur le référencement."

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Comment doivent travailler les experts en référencement et les responsables de contenu editorial web afin de garantir la qualité d'un site Internet ? Voici les réponses de Gerry McGovern, le brillant auteur de Killer web content sur ce sujet. Interview exclusive ! Lire la version originale en anglais

Référenceurs et responsables de contenu éditorial web travaillent tous deux dans le sens d’une amélioration de la qualité du contenu éditorial Internet (même si ce n’est pas pour les mêmes raisons). Etes-vous d’accord avec cette idée ?

Oui, les deux domaines sont très liés. La recherche de mots-clés va amener une personne sur un site web. Mais ensuite, vous avez besoin d’un autre corpus de mots pour l’aider à réaliser la tâche qu’elle est venue accomplir sur ce site Internet. C’est ce que j’appelle les "carewords" (les mots qui comptent pour les utilisateurs NDPI). On ne peut pas simplement se focaliser sur le référencement ; juste amener les utilisateurs sur le site. C’est encore plus important de les aider, une fois qu’ils sont arrivés. Sans cela, ils partiront avec une mauvaise impression de votre site.

Pensez-vous que les éditeurs web et les experts en référencement doivent travailler ensemble dans l’intérêt du contenu web ?

Absolument. Trop souvent il y a une obsession du référencement et du positionnement du site sur les moteurs. Cela conduit à des pages web, certes bien positionnées, mais qui font une horrible impression aux clients à cause d’un contenu pauvre, mal écrit et répétitif. Nous devons nous focaliser sur la qualité. Un contenu web doit être efficace pour un client avant d’être efficace pour un moteur de recherche.

Est-que les éditeurs web devraient définir un corpus sémantique large, ou plutôt restreint, avant de rédiger le contenu d’un site Internet ? Qu’est-ce qui fonctionne le mieux d’après votre expérience.

Focalisez-vous sur les besoins des clients. De quel type de contenu ont besoin les clients pour réaliser la tâche qu’ils sont venus effectuer sur votre site ? Cela définira le volume et le type de contenu dont vous avez besoin. En général, faites simple et précis, c’est ce qu’il y a de mieux. Gardez votre contenu focalisé sur une idée, allez rapidement à l’essentiel. Restez toujours concentré sur un contenu qui engendre l’action.

Imaginons que la stratégie de référencement d’un site Internet décide de se focaliser sur 10 mots-clés qui ne sont pas les "carewords" (mots-qui-comptent) de ce site. Par exemple "maison fabriquée avec des arbres" à la place de "maison en bois". Les référenceurs pensent qu’il est plus facile de se positionner sur les moteurs avec ces mots-là (moins de concurrence). Mais les utilisateurs eux, recherchent des informations à propos de "maison en bois" et non "maison fabriquées avec des arbres". Que faire dans ce cas ?

Il y a un compromis à trouver. Utiliser les mots-clés qui peuvent augmenter le volume du trafic sur votre site Internet, ou bien utiliser les mots que les gens comprennent. En ce qui me concerne, je ne pourrais jamais concevoir un site web uniquement du point de vue du référencement. Je pense que c’est une tactique à court terme qui peut générer des site web "spammy". Restez focalisé sur l’efficacité de votre site.

Regardez Google. A quoi ressemblerait la page d’accueil de Google si elle était donnée à une société de référencement ? Elle serait horrible, remplies de mots-clés répétés et de listes du top des recherches. Google a réussi parce qu’il est resté concentré sur sa mission : aider ses visiteurs dans leur recherche. Comprendre un besoin. Satisfaire ce besoin coûte que coûte. C’est la meilleure des stratégies SEO.

Lire aussi
Gerry McGovern : "Le web est un endroit où l'on agit et un excellent contenu facilite l'action"

Posté par evedemange à 15:40 - Interview d'expert - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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Gerry McGovern : "I would never design a website from a purely SEO point of view."

gerry8

How can SEO experts and web content managers work together for the sake of web content ? Gerry McGovern, the bright author of Killer web content, gives us his point of view. Exclusive interview! Read in French.

Are you agree with the fact that SEO and web content experts both work for a better web content quality ? (Even if not for the same reasons ?)

Yes, they are both very interlinked. Search words will bring a person to a website but then we need another set of words that will help them complete the task they came to the website to complete. This is what I call carewords. We cannot simply focus on SEO; just bringing people to the site. It is even more important to help people once they've arrived. Otherwise, they will leave with a bad impression of us.

Do you think web editor and SEO experts should work together for the sake of web content ?

Absolutely. Too often there is an obsession with SEO and it results with webpages that may rank well but give a horrible impression to customers once they arrive, due to poorly written, overly repetitious content. We must focus on quality content that works for the customer before we focus on content that works for the search engine.

Should web editors define a large or a small lexical/semantic corpus before thinking and writing the content of the web site ? What is more efficient, according to your experience ?

Focus on the needs of the customers. What sort of content do customers need in order to complete the tasks they came to complete. That will define the amount and type of content you need. Generally, the simpler and more precise the better. Keep the content focused on single ideas, get to the point as quickly as possible. Focus on active content at all times.

Let's say the SEO strategy of a given website focuses on 10 particular keywords that aren't the "carewords" of this website because the SEO expert thinks it is easier to get a good position on Google with those. Like "house made of trees" instead of "wooden house" for an example. But the users do think "wooden house" when they enter the website and they look for informations about "wooden house". How do we deal with that ?

This is the trade off. Use words that might increase the volume of traffic to your site, or else use words that people actually understand. I would never design a website from a purely SEO point of view. I think it's a very short-term, crude focus that can create truly horrible spammy websites. Focus on website use.

Look Google. What would the Google homepage look like if it was given to an SEO company? It would look horrible, full of repetitive words and lists of top searches. Google succeeded because it focused on helping customers search. Understand a need. Meet that need with a relentless focus. That's the best SEO strategy of all.

Thank you for your answers :-)

Lire aussi
Gerry McGovern : "The Web is a doing place and great content facilitates a task."

Posté par evedemange à 11:24 - Interview d'expert - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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24 juin 2009

Jérémie Eskenazi :« Le problème avec les vidéos c’est que l’internaute ne peut pas les scanner.»

Jeremie_Eskenazi___Miratech

Comment optimiser une vidéo pour la lecture web ? Jérémie Eskenazi, fondateur de la société française d'eyetracking Miratech, fait le point sur la question.

D’après vos études, comment se comportent les lecteurs web lorsqu’ils voient une vidéo au milieu d’un texte ?
Avant, j’aurais répondu à cette question en disant que personne ne regarde une vidéo sur un site web. Maintenant je dirais plutôt : une fois que l’on a trouvé la bonne vidéo au bon endroit, on la regarde. Le véritable problème avec les vidéos c’est que l’internaute ne peut pas les scanner. Si le début n’est pas intéressant, il ne peut pas le "zaper" comme pour la lecture en ligne. Par ailleurs, il ne sait pas quel est le contenu final. Voilà pourquoi, dans la phase de recherche des informations, la vidéo rencontre beaucoup moins de succès que les textes et les images.

La vidéo impose un état mental très différent de la lecture en ligne. Celui qui lit un texte sur Internet se trouve dans un état actif : « Je cherche l’information dont j’ai besoin et je décide du rythme auquel je lis. Je décide si je regarde les images ou non, etc. » Mais l’internaute qui regarde une vidéo se trouve dans un état passif. Or, cela est physiologiquement gênant de passer d’un état à l’autre. On doit s’arrêter de scanner. On lance la vidéo et on lâche la souris. On n'est plus maître de son temps. Parfois, ça rend fou !

Comment faudrait-il présenter les vidéos pour qu’elles soient plus ergonomiques ?
Cela demande un gros travail d’édition. Il faudrait indiquer un titre très explicite avec un résumé très précis des informations contenues dans la vidéo. L’idéal serait d’indexer ce contenu en chapitres courts. Tout cela dans le but de permettre à l’internaute de re-rentrer dans sa phase de lecture web active et choisir le chapitre qui correspond à son intérêt.

Que pensez-vous du principe de la vidéo d’animation pour une expérience web différente (cf le site Novacom pour des exemples) ?
La vidéo dans le cadre d’une nouvelle relation marketing sur le web (accueil en ligne, mise en scène marketing d’un produit de marque) ne fonctionne pas pour toutes les raisons évoquées auparavant. L’internaute se sent piégé. Il n’a pas de patience.

Par contre, cela peut s’avérer extrêmement efficace dans le cadre d’une démo ou de l’explication technique. Mais à condition que les explications soient bien découpées en chapitres, afin que l’internaute puisse sélectionner ce qui l’intéresse.

Où faudrait-il positionner la vidéo dans la page web pour que ce soit plus ergonomique ?

Je n’ai pas d’études précises sur ce sujet. Mais selon moi, peu importe que la vidéo soit placée au milieu du texte ou sur le côté. Ce qui compte c’est l’image statique de la vidéo. Si elle donne envie de cliquer, si elle paraît utile par rapport à l’information traitée, elle sera regardée. Le problème, c’est que la plupart des images présentées en illustration des vidéos ne sont pas de grande qualité.

Lire les autres interviews de Jérémie Eskenazi
« L’internaute cherche un mot, une image, un lien qui lui montre qu’il est sur la bonne voie »
La fiche produit : « Chaque chose mal faite peut être un point bloquant »

Posté par evedemange à 15:42 - Interview d'expert - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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16 juin 2009

La fiche produit par Jérémie Eskenazi : « Chaque chose mal faite peut être un point bloquant.»

Jeremie_Eskenazi___Miratech

Quelles erreurs d'ergonomie gênent les utilisateurs sur une fiche produit web ? Jérémie Eskenazi, fondateur de la société française d'eyetracking Miratech, fait le point sur la question.

Quelles difficultés bloquent le plus souvent les utilisateurs sur une fiche produit web ?

Le manque d’informations élémentaires :
-    prix
-    caractéristiques du produit
-    qualité de la photographie
-    disponibilité du produit
-    coloris
-    description

Ensuite le « call-to-action », le bouton d’action pour acheter n’est pas vu ou pas compris. En ce qui concerne le panier, des erreurs sont souvent commises : comment présélectionner un produit, le rajouter dans le panier, visualiser le panier.

Qu’est-ce qui est le plus bloquant pour un internaute : un mauvais intitulé, un mauvais design ou un bouton d’action mal positionné ?

Potentiellement sur une fiche produit, chaque chose mal faite peut être un point bloquant. Il n’existe pas de règles. Il faut une bonne ergonomie, un design qui inspire confiance, de bons intitulés. C’est ce qu’on appelle les « standards du web ». Mais on constate au final que si l’internaute est très motivé par le produit, il l’achètera ! Même avec une fiche produit mal faite.

Comment identifier un problème d’ergonomie sur son site web ?

Un taux d’abandon important sur une page, un taux de conversion final mauvais : tout cela indique qu’il existe un problème. Souvent la cause est multifactorielle.

Quels sites sont particulièrement efficaces selon vous, en terme d’ergonomie ?

Tout dépend de ce que l’on fait. Google présente une ergonomie très efficace pour la recherche mais serait très mauvais en e-commerce ! Chaque site a son identité, il n’y a pas de "site ultime". La page d’accueil d’Amazon est mal faite en terme de classification produit, par contre le moteur "recherche + achat en un clic" est un modèle du genre en terme d’ergonomie.

Merci d'avoir répondu à ces questions !

Lire aussi

Jérémie Eskenazi :« L’internaute cherche un mot, une image, un lien qui lui montre qu’il est sur la bonne voie »

Posté par evedemange à 16:35 - Interview d'expert - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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09 juin 2009

Jérémie Eskenazi :«L’internaute cherche un mot, une image, un lien qui lui montre qu’il est sur la bonne voie »

Jeremie_Eskenazi___Miratech

Jérémie Eskenazi a fondé Miratech en 2005. Depuis 4 ans, les experts de cette société analysent la manière dont les utilisateurs naviguent en ligne grâce à la technique du suivi oculaire, l'"Eyetracking". Aujourd'hui, pour nous, il fait le point sur la manière dont les internautes lisent en ligne.

D’après vos résultats d’étude, est-ce que les internautes lisent en ligne ?
La plupart du temps, les internautes ne lisent pas en ligne. Ils scannent. Peter Pirolli explique bien ce phénomène qu’il appelle "informavore" dans son livre "Information Foraging Theory ". L’internaute va vers les données qui lui semblent le plus dense en terme d’information. Il cherche un mot, une image, un lien qui lui montre qu’il est sur la bonne voie.

Un regard dure ¼ de seconde, cela représente quelques lettres, un mot. Si l’internaute a en tête des "chaussures pour bébé", ses yeux vont s’attacher à des mots précis ou des images qui lui indiquent qu’il se trouve sur le bon chemin d’infos. Il va sur les pages qui lui évoquent la "chaussure pour bébé". Dans ce cadre-là, l’internaute cherche, il ne lit pas.

Donc si un site Internet place un texte d’introduction sur sa page d’accueil type : "Bébé +, le premier site de France qui propose des chaussures pour bébé », il y a peu de chances que l’internaute le lise. Dans un contexte de recherche, ce bloc de texte représente un "bruit informationnel".

Ce bruit informationnel doit-il être supprimé ?

Ce texte peut donner une idée du site, sécurité, fiabilité. Une information consacrée à la fiabilité du site ne sera pas forcément lue. Mais l’internaute va enregistrer la phrase comme une information inconsciente « ce site à l’air sérieux. » Il va percevoir une forme de garantie sur le site.

En fait, il s’agit de simplifier l’information au maximum afin que le bruit reste efficace. Si on veut dire qu’un site est fiable mieux vaut mettre « 100% Sécurité » ou quelque chose comme cela, plutôt qu’un long blabla. Surtout, il faut éviter le discours marketing.

Et lorsque l’internaute a trouvé l’info qu’il cherchait, comment lit-il ?
Là il se met à lire de gauche à droite. Il va sur le titre, le premier paragraphe, se laisse distraire par l’image, revient sur le paragraphe.

« Le seul cas où on lit de gauche à droite, c’est quand on lit un texte, avec l’intention de le lire en entier et d’en comprendre le contenu. C’est le cas quand on lit un article de journal. En revanche, lorsqu’on « scanne » rapidement un texte pour trouver une information, le chemin de lecture de gauche à droite n’est plus valable. Dans ce cas, l’œil saute aléatoirement de phrase en phrase et de paragraphe en paragraphe pour trouver l’information recherchée. C’est ce qu’on appelle la lecture « en diagonale », même si le regard ne fait pas nécessairement une diagonale sur la page » On ne lit pas les pages de gauche à droite, extrait de la newsletter Miratech.

Posté par evedemange à 17:53 - Interview d'expert - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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18 mai 2009

Isabelle Canivet : « J’ai voulu donner des outils aux rédacteurs pour qu’ils comprennent les bases du référencement naturel».

Isabelle_Canivet

Vous attendez l'ouvrage d'Isabelle Canivet "Bien rédiger pour le web, les clés du référencement naturel", patience ! Il paraîtra dans le courant du mois de juin. Entre deux relectures, et en avant-première, Isabelle lève le voile pour vous sur le contenu de ce livre tant attendu.

Pourquoi un livre sur la rédaction et le référencement ?

Quand j’ai commencé à chercher autour de moi des informations sur la rédaction optimisée, je n’ai rien trouvé. Il existait des livres sur le référencement, d’autres sur l’écriture web, mais rien qui reprenait les 2. Il a fallu traîner sur les forums, glaner des infos à gauche et à droite. D’où l’idée du livre ! J’ai envoyé un email aux Éditions Eyrolles pour leur proposer le projet. Ils ont été intéressés. Voilà comment l’histoire a commencé.

Quel était ton objectif avec ce livre ?

Je voulais enrichir la profession grâce à la formalisation de toutes les règles de la rédaction web qui intègre les grands principes de l’écriture, mais aussi celles du référencement naturel. J’ai également ajouté la vision globale que j’ai pu développer en tant que chef de projet. Le contenu est l’essence du site. Le rédacteur a un rôle central. Il est important qu’il acquière des notions d’architecture de l’information, d’ergonomie, d’accessibilité, de HTML et qu’il comprenne les grands mécanismes qui sont à la base du référencement.

Peux-tu nous dévoiler un peu le contenu du livre, sa structure ?

Le livre est conçu autour de 3 axes principaux :

1- Centrer le site autour de l’utilisateur 
Dans un premier temps, le livre se penche sur la manière de mettre l’internaute au cœur du site :
-    Quels sont les objectifs du site ?
-    Quelle est l’architecture d’information dont l’utilisateur a besoin ?
-    Comment présenter un contenu qui va de pair avec l’ergonomie ?
-    Comment s’assurer que les contenus sont accessibles ?
Car c’est seulement une fois que l’on a répondu à ces questions, que l’on peut commencer à écrire.

2- Retenir l’internaute grâce à un contenu performant
La deuxième partie se consacre à l’écriture avec 7 « leçons de séduction, leçons de rédaction », et notamment comment :
-    retenir le lecteur, être efficace
-    structurer son texte
-    faciliter la lecture en ligne
-    enrichir l’expérience utilisateur
-    vendre et mesurer ses contenus, etc.

3- Intégrer les bases du référencement naturel et optimiser son écriture afin de positionner un site
Là, j’ai voulu donner des outils aux rédacteurs pour qu’ils comprennent les bases du référencement et mesurent tous les enjeux de son écriture.
-    Quels sont les critères de référencement
-    Comment choisir ses mots-clés
-    Comment rédiger des liens efficaces
-    Pourquoi faire un titre H1
-    Pourquoi renseigner l’attribut alt ? etc.
Rédacteurs et référenceurs doivent travailler ensemble et comprendre leurs métiers respectifs. Un texte performant pour un utilisateur deviendra automatiquement performant pour les moteurs.

Enfin, je donne des pistes pour promouvoir le site, en analyser les statistiques et en tirer les conclusions qui permettront d’améliorer l’accès à l’information (et donc, indirectement, son positionnement).

Y a-t-il des exemples pratiques ?
Oui ! Plus de 500 images. La théorie est illustrée ou les lecteurs s’ennuieraient. Je donne des pistes d’écriture et j’essaye de les expliquer par l’exemple. Mais rien n’est gravé dans le marbre bien sûr !

Sébastien Billard signe la préface ?
Oui. Sébastien est une référence. J'ai toujours apprécié sa plume originale et sa vision intelligente du Web. Il représente pour moi le maillon entre l'écriture et le référencement et se distingue à merveille dans les deux. Son intervention en tant que préfacier est une réelle valeur ajoutée pour le livre.

Merci d’avoir répondu à ces questions :-)

Lire aussi
Sébastien Billard : « L'idée d'un référencement éditorial fait petit à petit son chemin »

22 avril 2009

Sébastien Billard : "définir un petit nombre d'expressions qui vont guider la rédaction"

sebastien_billard
Faut-il déterminer un champ sémantique web précis avant de commencer à rédiger ? Comment optimiser son contenu de longue traine sur Internet ? Sébastien Billard, auteur du blog de référence Référencement, design et Cie nous donne quelques conseils.

Selon toi, faudrait-il déterminer un champ sémantique web afin d'améliorer la qualification du trafic apporté par les moteurs sur un site ?
Une page web ne peut pas être visible sur un nombre infini d'expressions-clés. Quand on écrit le contenu d'une page il est en effet bon de définir un petit nombre d'expressions (4-5 par exemple) qui vont guider la rédaction. Il ne faut pas cependant être obnubilé par ces expressions : dans la réalité, la page tendra à créer du trafic sur des déclinaisons de ces expressions également.

Il y a également je pense une réflexion à mener au niveau du site dans son ensemble, dans un souci à la fois d'efficacité du référencement, et de cohérence de la communication : si le champ lexical relatif à un même concept diffère trop d'une page à l'autre, cela peut créer de la confusion chez l'utilisateur. Une charte éditoriale peut être utile.

Quelles sont les premiers réflexes à avoir en référencement naturel pour améliorer l'apport de trafic pertinent sur les requêtes issues du contenu de longue traîne ?
La longue traîne est cette masse de trafic réalisé sur des expressions peu tapées mais dont le trafic cumulé excède celui des mots-clés "stars". La meilleure façon d'augmenter ce trafic de longue traîne est d'enrichir le contenu des pages existantes, et d'augmenter le nombre de pages du site en publiant de nouveaux contenus. Plus grande est la masse de texte et le nombre de pages, plus longue est la traîne. Mais attention à ne pas tomber dans une production de contenu trop artificielle : l'internaute doit y trouver son compte. Bien qu'exigeante, la tenue d'un blog peut participer à créer ce contenu de longue traîne, en plus de créer de la valeur relationnelle.

Comment vois-tu évoluer le référencement dans les années à venir ?
Je le vois déjà évoluer vers plus d'éditorial : les ressorts techniques sont bien maîtrisés aujourd'hui, et ceux liés à la popularité également, du moins au niveau des principes. La différence peut donc se faire par le contenu.

D'autre part, les contextes de recherche évoluent : les référenceurs évoluent donc avec. Désormais, en plus de la recherche web il faut s'intéresser au positionnement dans les moteurs cartographiques, dans les moteurs vidéos, dans les moteurs de recherche d'actualité, à la visibilité dans les réseaux sociaux...

Les fondamentaux du métier restent donc valables, mais à cela s'ajoutent de nouvelles façons d'être visible, auxquelles il faut s'adapter. Le référenceur est un être polymorphe :)

Merci d'avoir répondu à ces questions :-)

Lire aussi
Sébastien Billard : « L'idée d'un référencement éditorial fait petit à petit son chemin »

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