Plume Interactive : écriture web et ergonomie éditoriale par Eve Demange

Ecriture web, ergonomie éditoriale, optimisation de contenu éditorial web, rédaction référencement, management de projet éditorial Internet

06 novembre 2009

8 fiches produits réussies côté éditorial

Dans la vraie vie, si vous vous rendez dans un magasin et que le vendeur ne connaît pas son produit, vous pouvez toujours vous débrouiller avec l'étiquette ou le mode d'emploi sur l'emballage. Sur un site e-commerce, les clients se trouvent à la merci de l'information sélectionnée pour eux. Ou pas. Pour vous inspirer, voici 8 exemples de fiches produits réussies d'un point de vue éditorial.

> American eagle
Les sites américains maîtrisent particulièrement bien l'art de la vente en ligne. Sur cet exemple, suggéré par Gilles, l'information est parfaitement dosée. 6 critères essentiels d'achat judicieusement choisis et présentés sous forme d'une liste à puces, parfaitement lisible. C'est à peine s'il manque un petit texte d'introduction pour se mettre dans l'ambiance...

American_eagle

> Lands'end
Cette fois, c'est le choix de Yomguaille. Cette fiche produit est quasiment parfaite d'un point de vue éditorial. 5 critères essentiels d'achat concentrés sur des informations clés : qualité de la matière, imperméabilité, protection contre le froid. Un deuxième onglet "Plus d'infos" vient compléter efficacement ces éléments.
Fiche_produit_land_s_end

> Alinea
Sans rien perdre de son élégance, la fiche produit Alinéa propose 6 points d'information en plus d'un léger texte de présentation. Description, dimension, montage, tout ce qu'il faut savoir sans envahir l'internaute. 

Alinea
> Ikea
Remy a eu le coup de coeur pour Ikea et on le comprend ! Même principe qu'Alinéa, en un peu plus fourni. On peut regretter le titre incompréhensible. Et tout ce blanc sous le prix alors qu'il faut scroller pour voir les critères essentiels d'achat...

Fiche_produit_Ikea

> Booking
Côté hôtels, c'est la guerre pour le référencement. Cette fiche cumule à la fois une bonne sélection de l'information et un texte optimisé pour le référencement naturel.

Booking
> Cityzenbooking
Encore un exemple intéressant de choix de l'information avec les critères essentiels de réservation listés sur la gauche.

Cityzenbooking

> Applestore
Apple ne fait jamais rien comme tout le monde, y compris pour ses fiches produits. On aime ou on n'aime pas. Mais comme le fait remarquer Stephen, cette manière différente de présenter l'information pose une piste nouvelle, à creuser. Et à optimiser.

Apple_store

> Jama
Ce site de passionné pour les passionnés propose tout le matériel nécessaire à la photographie animalière. Voyez comme le ton parvient à créer une connivence naturelle avec la cible. Malgré des imperfections (textes parfois trop longs, titres difficiles à comprendre), les fiches détaillent parfaitement les qualités et même les défauts des produits. Ce qui paradoxalement, rassure ("on ne cherche pas à me vendre la sauce à tout prix") !

Enfin, ultime atout : une vidéo de démo où le fondateur du site en personne vous explique comment monter le produit, au beau milieu de la nature sauvage d'Aveyron. Comme si vous y étiez !   

Jama

A lire aussi
Optimiser le contenu d'une fiche produit
Vendre en ligne : 5 conseils rédaction ecommerce

29 octobre 2009

Votre top des fiches produits e-commerce ?

Petit sondage parmi les fondus du web : quel est votre top des fiches produits, et pourquoi (toutes les raisons sont valables, rédaction web & infos claires, optimisation référencement top, coup de coeur totalement irrationnel...) ?

Si vous répondez, je vous dirai quelles sont les miennes, et pourquoi :-)

Lire aussi
La fiche produit par Jérémie Eskenazi : « Chaque chose mal faite peut être un point bloquant.»
Optimiser le contenu d'une fiche produit
Vendre en ligne : 5 conseils rédaction e-commerce

23 octobre 2009

Rédaction référencement - les bases

La rédaction optimisée pour le référencement, tout le monde en parle. Mais finalement, au gré de mes formations à l'écrit web, je me rends compte que ce n'est pas si évident. Je vais donc essayer de faire un petit topo simple sur le sujet.

Et pour commencer, revenons à cette étude bien utile, publiée par Seomoz : Search Engine Ranking Factors 2009

TOP_5_ranking_factors
Critères pris en compte par les moteurs de recherche, classement évalué par 72 experts du référencement

Importance des liens dans le classement des moteurs
Ces 5 facteurs clés de référencement montrent bien la puissance des liens dans le système de classement des moteurs de recherche (Google en tête). Les mots-clés utilisés dans la balise <title/> de la page web arrivent seulement en 4ème position derrière le contenu des liens qui pointent vers la page (mots-clés), leur popularité et la diversité des sources de ces liens. Ce n'est pas pour rien que les référenceurs passent la moitié de leur temps à créer et obtenir des liens...

Deux aspects prioritaires à travailler en rédaction référencement:

1- Le contenu éditorial lui-même. Un commentaire suite à l'interview de Sébastien Langlois suggérait que les moteurs valorisent injustement les sites d'information farcis de textes au détriment des sites de e-commerce. Mais il y a mille et une manières de proposer des infos/services intéressants et d'obtenir des liens, même sur un site de e-commerce.

2- Les liens > plus votre contenu éditorial sera intéressant pour les utilisateurs et plus vous pourrez espérer obtenir des liens de qualité. Bien entendu, vous pouvez toujours construire une pyramide de sites bidons avec des liens bidons dans le seul but de valoriser un site censé être un peu moins bidon (quoique). Et oui, on lit de bien curieux conseils sur la toile. Mais, quitte à passer du temps et dépenser de l'argent, autant mettre en place une stratégie intelligente et surtout, pérenne.

A suivre...

A lire aussi
Sébastien Langlois : « Rédiger de gros volumes de contenu uniquement pour améliorer le référencement, cela n'a aucun sens. »
« Si les liens constituent la monnaie du web, le contenu est la banque.»

 

Posté par evedemange à 11:19 - Rédaction & référencement - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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21 octobre 2009

« Une interface web, c'est comme un espace immobilier. »

La petite phrase du jour de Folco Chevallier.

Avez-vous déjà regardé l'émission Maison à vendre sur M6 ? Le principe est simple : un expert immobilier vient aider des gens comme vous et moi à valoriser leur maison, en vente depuis des lustres sans aucun succès. Invariablement, le constat est toujours le même : trop d'objets, trop de fouillis ! L'espace n'est pas assez mis en valeur. La première étape consiste donc toujours à trier, jeter, vider...

L'interface web de votre site, c'est exactement comme une maison. Mettez de l'ordre dans le fouillis des mots et des images. Ne gardez que les informations essentielles et apprenez à bien les mettre en valeur ! Vos visiteurs se sentiront bien, ils verront ce qu'il y a à voir. Ils auront envie de rester. Et de revenir :-)

Lire aussi
L'art de faire de l'espace

15 octobre 2009

Christophe Perruchas : « Sur le web, une petite idée peut produire beaucoup d'effets.»

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Christophe Perruchas officie depuis 6 mois chez Duke Interactive comme Concept manager. La petite agence web devenue grande vient d'être rachetée par Publicis à
Microsoft, en même temps que le groupe Razorfish - qui avait racheté Duke en mars 2007 (vous suivez ?). Matthieu de Lesseux, dernier fondateur encore en place, vient d'annoncer son départ. Décryptage d'une révolution en cours.

Comment le monde de la publicité considère t-il Internet aujourd’hui ?

En 2001, j’ai commencé à travailler en agence sur des programmes vidéos courts sur Internet. Mais c’était toujours une déclinaison web d’une campagne offline leader. Maintenant, les campagnes Internet viennent de plus en plus souvent prendre le pas sur le reste. C’est le cas par exemple des caméras cachées tournées dans les MacDo pour illustrer la campagne « Venez comme vous êtes ». Au départ, ces formats courts étaient prévus pour une diffusion web. Maintenant, ils passent à la télévision et au cinéma.

Le web prend le pas sur les méthodes de communication traditionnelles ?
Oui, on assiste à une sorte d’inversion progressive de la tendance. Avant, le web était réservé à un petit monde d’initiés, les geeks et les fous de technos. Au niveau de la communication, il y avait d’un côté les grosses agences off-line et de l’autre les agences on-line. Tout cela est en train de changer. Les forces fusionnent. La publicité sur le web s’invente en ce moment même et prend de plus en plus d’importance. Publicis vient d’ailleurs de racheter Duke Interactive. Les agences de pub sentent bien dans quelle direction le vent est en train de tourner.

Quelques exemples de campagnes publicitaires online réussies ?
A partir d’idées simples et peu coûteuses, il est possible d’obtenir de très bons résultats grâce au web.

> 1er avril à la SNCF : Au printemps, nous avions par exemple pris au mot des internautes qui discutaient sur les groupes facebook. Ils imaginaient la voix d’Homer Simpson dans les gares SNCF (cf le groupe Pétition pour la voix d'Homer dans les gares SNCF). Nous avons enregistré une trentaine d’annonces avec la voix française d’Homer. Et nous les avons diffusées dans les gares SNCF le jour du 1er avril. Cela a eu un impact considérable. Les médias nationaux, TV et journaux en on parlé. Pendant 4 jours, les internautes ont posté 400 000 messages et des tas de vidéos sur le forum. Voilà comment une petite idée à produit beaucoup d’effets.

> Arrivée de la Parisienne : sur le site web de la course La Parisienne, nous avons mis en place un système qui permet d’obtenir une vidéo live de son arrivée en entrant son n° de dossard. Cela a très bien fonctionné également !

Merci d'avoir répondu à ces questions :-)

Lire aussi
Christophe Perruchas : « Une signature de marque se met au service de la stratégie. »

Posté par evedemange à 22:25 - Interview d'expert - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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08 octobre 2009

10 manières de faire lire votre contenu web à un maximum d'internautes

"Qu'est-ce qui est le plus important ? Amener du trafic sur votre site web ou encourager un maximum d'internautes à lire votre contenu ? Croyez-le ou pas, ce n'est pas la même chose !" Voici une traduction maison (désolée pour les imperfections) d'un article très intéressant de Paul Boag à découvrir sur le site Smashing Magazine : 10 Ways To Put Your Content In Front Of More People

"Trop souvent nous, les responsables de sites Internet, nous ne jurons que par les web analytics. Nous paniquons à propos du taux de rebond, du nombre de visiteurs uniques et du temps passé sur une page. Cependant, tandis que nous restons scotchés sur les performances de notre site Internet, nous passons à côté d'un fait essentiel : il faut chercher à exposer les utilisateurs à notre contenu web, pas à notre site Internet. Le site est un outil qui permet de montrer le contenu web, mais ce n'est pas le seul.

Toutes les organisations dont les sites Internet rencontrent le succès ont bien compris ce principe. Prenez Amazon par exemple : son objectif principal est de vendre des produits. YouTube, de son côté, utilise le contenu vidéo pour véhiculer de la pub. Twitter facilite le “tweeting” (on se demande quel est leur business model !).

Dans chacun de ces cas, le contenu importe, pas le site Internet. C'est pourquoi chacune de ces sociétés propose plusieurs manières d'accéder à son contenu web en plus du site Internet. Du système d'affiliation d'Amazon à la structure fixe des vidéos YouTube, ces sociétés ont trouvé le moyen d'atteindre des audiences qui ne visitent pas leur site Internet. Twitter est probablement le meilleur exemple de tous. Combien de fois avez-vous lu ou posté un twitt depuis la plateforme Twitter ? Si vous êtes comme moi, la réponse est : très rarement."

Voici donc 10 manières de rendre votre contenu web plus visible (par les internautes) :

1- Visez les ordinateurs, logiciels, applications - voir ebay desktop

2- Allez sur les mobiles :
> Créez un site spécial mobile
> Utilisez les SMS
> Pensez aux applications

3- Commencez à twitter comme CNN

4- Ecrivez pour les autres (pour répandre la bonne parole et faire connaître votre expertise).

5- Ouvrez-vous à Facebook
> Créez un groupe
> Créez une fan page
> Créez une application

6- Développez un widget

7- Optimisez vos flux RSS

8- Utilisez le multimédia, créez des contenus audios et vidéos

9- Lancez-vous dans le streaming

10-  Enfin, n'oubliez pas les emails !

En bref, il ne suffit plus de faire un beau site Internet, riche en contenu de qualité, pour voir votre audience augmenter. Non, non, non. Désormais, il s'agit d'amener le contenu web où se trouvent les internautes. Car c'est un fait connu, à mesure que le web vieillit, ils deviennent de plus en plus feignants. Et ça ne va pas s'arranger ;-)


02 octobre 2009

Sébastien Langlois : « Rédiger de gros volumes de contenu uniquement pour améliorer le référencement, cela n'a aucun sens. »

S_bastien_Langlois

Le directeur de l’agence phare en référencement naturel Aposition, se trouvait au salon du e-commerce 2009. Il fait le point sur l'optimisation des contenus web pour le référencement.

Pensez-vous que l’optimisation des textes et contenus web pour le référencement a de l’avenir ?
Oui ! Le contenu web est fondamental pour le référencement. La raison d’être des moteurs de recherche, c’est apporter des réponses aux besoins des internautes. Or, cette réponse se trouve dans le contenu. Le référencement peut se comparer à la vitrine d’un site. On élargit cette vitrine pour donner à voir ce que propose un site Internet. Mais si l’intérieur n’est pas intéressant, les gens vont voir la vitrine, entrer, puis passer leur chemin.

Certains parviennent à augmenter leur visibilité dans les moteurs avec un contenu pauvre ou de mauvaise qualité. Qu’en pensez-vous ?
C’est vrai, on peut attirer les internautes une première fois sur un site avec un contenu pauvre. Mais si ces internautes ne trouvent pas l’information qu’ils recherchent, ils ne reviendront plus. Donc, à long et moyen terme, le site Internet va baisser dans les résultats. Un travail de référencement qui appauvrit la qualité du contenu web œuvre contre le développement d’un site Internet. Cette stratégie envoie le site Internet droit dans le mur.

Faut-il créer du contenu éditorial dans le but d’améliorer le référencement ?

Le référencement est d’abord un outil pour améliorer le trafic ou le chiffre d’affaires d’un site Internet. Il n’est pas une fin en soi. Cela n’a aucun sens de rédiger de gros volumes de contenu uniquement dans le but d’améliorer le référencement. Il me semble que le référencement doit s’adapter au site, et non le contraire. Nous ne créons pas de contenu pour le référencement. Ou alors de manière anecdotique, sur des expressions génériques.

En ce qui concerne Aposition, nous développons une équipe marketing et technique très pointue, c’est déjà une gageure. La rédaction, ce sont d’autres compétences. Nous ne pouvons pas avoir le mouton à cinq pattes. Sur les aspects de communication, nous laissons cela à des professionnels spécialisés (NDPI : depuis juillet 2008, Aposition fait partie de l’Agence de communication globale Isobar. Le groupe s’est donné pour mission de concevoir des contenus créatifs online, offline et publicitaires). En revanche, nous aiguillons la rédaction des contenus, nous donnons des « guides lines ». Et nous formons les rédacteurs à l’optimisation pour le référencement.

Aposition va sortir prochainement un livre blanc sur les CMS ?
Oui, ce livre blanc traite du référencement dans les solutions de CMS. Il devrait aider les utilisateurs des outils de publication à choisir les meilleures solutions pour optimiser leur visibilité sur les moteurs de recherche.

A suivre, donc...

Lire aussi
Olivier Andrieu : « 80% du trafic moteurs vient de requêtes issues du contenu éditorial des pages.»
Pascal Maupas : « Grâce aux moteurs, les éditeurs de site s’intéressent enfin à l’information.»

30 septembre 2009

«Si les liens constituent la monnaie du web, le contenu est la banque.»

If links are the currency of the web, content is the bank.
La phrase du jour de Lisa Ditlefsen.

Elle ajoute: « si vous générez du contenu pertinent à haute valeur ajoutée, les bons liens viendront à vous. Je sais, je sais, c'est cliché. Mais malheureusement c'est vrai.»

Lisa Ditlefsen dirige l'agence de référencement Verve Search, à Londres. Elle a fondé le blog SEO-chicks en 2007 et fait partie des 70 experts consultés pour l'étude Seomoz "Search Engine Ranking Factors".

22 septembre 2009

Christophe Perruchas : « Une signature de marque se met au service de la stratégie. »

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Christophe Perruchas, concept manager depuis 6 mois pour Duke/Razorfish, a travaillé comme concepteur rédacteur pub pour des marques comme la SNCF, Playstation ou le Ministère du travail (vous savez, cette bouche sur l’épaule d’une caissière qui grogne de douleur...) Voir ses meilleures campagnes de pub sur CBNews. Il revient sur le travail de conception d’une signature de marque.

Avez-vous déjà conçu une signature web exclusivement ?
Je ne crois pas qu’il soit intéressant de concevoir une signature pour le web exclusivement (sauf si la marque n’existe pas ailleurs que sur Internet). Une signature parle de la marque en général. Elle ne doit pas se limiter au support média.

Comment se passe la conception rédaction publicitaire d’une signature de marque ?
C‘est un processus long et complexe. Il s’agit de faire passer un maximum d’informations et d’émotions dans un minimum de mots. Et chaque mot compte. Dans le « Just do it » de Nike par exemple, le «just» a toute son importance. Il véhicule un état d’esprit :  « tais-toi et marche », « vas-y, fais-le. »

Une signature dépend d’une problématique à résoudre. Elle se met au service de la stratégie. Prenez par exemple la signature « Total, vous ne viendrez plus chez nous par  hasard. » Pourquoi avoir choisi cette signature ? Total était plus cher que ses concurrents. L’idée était d’aller plus loin dans le service, de proposer une offre plus sympathique. L’entreprise voulait injecter de la valeur ajoutée dans un secteur qui n’était pas forcément sensibilisé à la qualité de l’offre.

La signature vient positionner la marque de manière stratégique dans un contexte donné. Et parfois, cela peut faire la différence.

Combien de temps prend la création d’une signature de marque ?
Cela peut prendre plusieurs mois. Une signature de marque, c’est comme une peau : la première chose que l’on perçoit d’une entreprise. Il faut que cette signature colle à la marque. Parfois, même si l’on répond bien au brief, cela ne convient pas. Souvent, le premier jet n’est pas le choix retenu. Entre les retours client, il peut se passer une maturation, une évolution du processus de réflexion.

Combien se vend une signature de marque ?
Cela dépend des enjeux. Mais s’il s’agit d’une marque internationale, cela peut se vendre très cher : parfois une centaine de milliers d'euros, plusieurs centaines même, avec le logo et la charte. Souvent, les agences mettent plusieurs concepteurs rédacteurs sur la création d’une signature. Car si elles perdent le projet, elles perdent de gros budgets. Dans les agences web, on rencontre moins ce genre de problématique. Internet est encore considéré comme un média qui décline une campagne offline lead. Mais cela est en train de changer.

Merci d'avoir répondu à ces questions :-)

Pour suivre Christophe Perruchas sur twitter

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17 septembre 2009

Internautes versus moteurs web

2 études intéressantes à découvrir : l'une publiée dans la newsletter de Miratech décrypte le parcours des internautes sur la page web. L'autre sur Seomoz publie un classement des critères pris en compte par les moteurs de recherche, évalué par 72 experts du référencement.

Etude sur Seomoz : les experts en référencement estiment par exemple qu'un mot-clé inséré n'importe où dans la balise <title/> pèsera significativement plus (66%) qu'un mot-clé inséré dans le texte visible, même en premier, même signalé par un H1 (45%). Un mot-clé utilisé dans un lien interne aura comparativement plus de poids (47%). Dans le cas des robots, le comportement est toujours identique. C'est le site qui va changer avec un contenu et une structure différente selon l'offre proposée.

Conclusions de Miratech : aucun internaute ne regarde une page Internet de la même manière. Le chemin dépend de 3 facteurs essentiels, le contenu de la page, le design et l'objectif de l'internaute, totalement subjectif. L'utilisateur ne se comportera pas de la même manière s'il vient acheter un produit précis ou s'il cherche des idées. La difficulté, en particulier pour les sites de e-commerce : proposer un parcours qui réponde à toutes les problématiques.

Au niveau éditorial, j'ai noté deux points importants :
1- Les internautes vont vers les contenus les plus denses en terme d'information, les plus synthétisés (titres, tableaux, navigations, liens, légendes).
2- Certaines applications web ou aides à la navigation bien pensées peuvent réellement aider l'internaute à atteindre plus vite son objectif. C'est le cas dans l'exemple de la recherche sur Amazon. L'internaute souhaite acheter un appareil photo, il va entrer sa requête dans le bloc de recherche détaillée à droite, parfaitement intitulé "Quel appareil photo compact pour vous ?"

 

Dans ce cas, on satisfait à la fois les internautes et les moteurs en proposant un intitulé centré utilisateur ET optimisé pour le référencement. Il ne manquerait plus qu'un lien pour régaler complètement les moteurs. Réconcilier les humains et les robots, c'est tout un art  !

Lire aussi
Jérémie Eskenazi :«L’internaute cherche un mot, une image, un lien qui lui montre qu’il est sur la bonne voie »

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