Plume Interactive : écriture web et ergonomie éditoriale par Eve Demange

Ecriture web, ergonomie éditoriale, optimisation de contenu éditorial web, rédaction référencement, management de projet éditorial Internet

17 mars 2014

Le SEO Camp'us Paris 2014 vu par une rédactrice web !

La grand messe des référenceurs français s'est donc déroulée jeudi et vendredi 13 et 14 mars, et j'ai survécu au brouillard de pollution qui s'est abattu sur Paris ce jour-là. J'avais choisi d'assister à la journée du vendredi, avec une matinée entière consacrée au contenu web. Voici donc le SEO Camp'us raconté par une dingue d'écriture (web :-)

"Content marketing / rédaction web et SEO" par Olivier de Segonzac Directeur Associé de Resoneo 
Vous avez déjà lu un interview d'Olivier sur ce blog, génial expert en web analytics. Olivier, c'est simple, on pourrait l'écouter parler des heures lorsqu'il se lance dans l'explication des possibilités offertes par les web analytics. Son cerveau carbure au moins trois plus vite que la moyenne des gens et en plus, il vous ferait presque rêver en vous parlant de statistiques. Unique !

Et là ? J'ai été... un peu déçue. 30 minutes sur la stratégie de contenu web, rien de plus que ce que l'on peut trouver dans l'excellent livre rouge de Kristina Halvorson, sorti en 2010 "Content strategy for the web". En plus, j'avais l'impression que le sujet ne le faisait pas vraiment rêver pour le coup.

Bon voici quand même les piliers d'une stratégie de SEO réussie en 2014 :
>Valoriser son image de marque
>Optimiser son référencement naturel
>Développer son netlinking
> Favoriser son e-réputation

Ensuite, rencontre avec Aurélien Bardon avec qui nous avons discuté d'une conférence en préparation pour les Journées du contenu web (mais je ne dirai rien hé hé, c'est la surprise).


"Génération de textes automatique vs content spinning vs rédacteurs" 
par Claude de Loupy
Là, présentation de 4 moyens de créer du contenu original pas cher pour lancer de gros catalogues e-commerce en particulier. Avant de commencer, il précise bien que si on peut se payer les services d'un rédacteur web à domicile, c'est - de loin- la meilleure solution  :

1-Le content spinning : sorte de machine à laver automatique qui secoue les textes et les recrache dans le désordre. Résultat horrible, à déconseiller absolument même pour vendre des téléphones à son cheval.

2-La rédaction off-shore : ben oui, pas chère c'est sûr mais résultat et qualité très incertains selon le rédacteur à qui vous avez affaire. C'est comme prendre un chocolat dans une boîte de supermarché, "on ne sait jamais sur quoi on va tomber" (merci au passage à la maman de Forrest Gump).

3-La rédaction web en passant par des plateformes d'achat (genre TextMaster ou GretContent) : pas si mal, un peu plus cher

4-La génération automatique de contenu : vendue par lui-même et donc la meilleure solution, comme vous pouvez l'imaginer, en toute objectivité ;-)

Ceci dit, la démonstration était intéressante (voire carrément flippante pour l'avenir - le jour ou les ordinateurs communiqueront sans nous...) car elle montrait que la fabrication de textes avec des règles automatiques génère des résultats relativement corrects. Evidemment, on est loin d'une expérience de lecture, de l'émotion, d'un échange, du vrai conseil d'expert. Pour le SEO d'une fiche produit high tech, ça paraît peut-être un bon moyen de générer 60 000 fiches sans se ruiner avant même d'avoir lancé son site web.

En revanche, il me paraît essentiel :
1-de faire relire et corriger les 60 000 fiches produit par un véritable rédacteur, hé oui car les ordinateurs font encore beaucoup d'erreurs les vilains...
2- de compléter par du contenu de très grande qualité, des conseils d'experts par exemple, des guides ou des témoignages clients bien mis en valeur

"10 stratégies de netlinking à tester en 2014" par Olivier Andrieu
Aaaah Olivier Andrieu, on l'aime pour son sourire et son expérience, pour ses conseils qui ramènent toujours aux bases essentielles : publier du bon contenu :-) On n'a donc rien appris comme il nous l'avait prévenu en commençant mais quand même retrouvé quelques bonnes idées.

Voici sa présentation :

 

Seo campus netlinking from Olivier Andrieu

Là, pause au soleil et discussion animée avec Yann Lemort, prince des chapeaux blancs.

SEO rankings factors : what’s new in 2014  par Paul Bongers de Search Metrics London
C'est enfin là qu'un peu de vent frais a soufflé sur L'Usine à La Plaine Saint Denis :-)

Pour Paul, les Panda et Pingouin, ainsi que la cata des mots-clés "not-provided" nous offrent une opportunité de changer notre manière de faire du SEO. Au lieu de travailler mot-clé par mot-clé, il nous faut désormais nous placer au coeur de l'expérience de recherche de l'internaute. Nous devons comprendre comment cette recherche s'exprime en mots-clés selon les différents besoins de l'internaute. Nous devons penser les pages du site en fonction du besoin exprimé pour amener les internautes au bon endroit dans le tunnel d'achat.

"Google rewards when a search leads to the right stage of the buying cycle."

paul bongers

(Photo piquée à Miss SEO Girl)

Inutile de dire que je suis allée le trouver direct à la fin de sa conférence pour l'interviewer. Et comme il avait un peu de temps avant son vol pour Londres, il a gentiment accepté d'écourter sa pause déjeuner pour répondre (enfin après le selfie avec Miss SEO Girl). Vous pourrez lire l'interview dans quelques jours...

Là, conférence animée sur le thème "Comment dialoguer avec Google" et discussion animée avec Olivier Andrieu avant de passer pour la énième fois au stand de Synodiance afin de tester les fameuses lunettes Google glass, sans succès hélas...

En résumé, une bien belle journée de SEO, riche en discussions et en rencontres. J'ai hâte de recommencer cette semaine aux Journées du contenu web !

A lire aussi
Mon compte rendu SEOCampus 2014 et les slides des conférences – Partie II par Miss SEO Girl
SEO Campus : 10 stratégies de netlinking à tester en 2014

 

 

 

 

 


27 février 2014

"Tu préfères lire sur un écran ou sur un truc avec des pages en papier qu’il faut tourner à la main ?"

Vous vous rappelez quand vous écriviez des questions sur un petit papier en classe et que vous le passiez à votre voisin de droite ? Et bien voilà, Sébastien Billard me met au défi de répondre à dix questions ! Comme je ne peux rien refuser à un expert du référencement sensible à la cause éditoriale, voilà mes réponses :-)

Si le Net n’existait pas, aurais-tu cherché malgré tout un moyen d’exprimer tes idées à l’attention des autres ?
Oui ! Ecrire est dans mon ADN. J'aime rassembler, ordonner mes idées par l'écriture, et plus encore les partager. Petite, j'inventais des histoires. J'entrainais ma soeur dans un monde imaginaire. Nous pouvions en parler des heures, comme s'il existait. J'aime aussi la poésie des mots, la façon dont les idées s'expriment dans le choix même du vocabulaire que nous employons. J'ai commencé à écrire pour le web en 1998, pour une librairie en ligne nommée BOL.fr (Bertelsmann on line). Ce sont les livres qui m'ont amenée au web.

Quand je suis arrivée en agence, j'ai été révoltée par le peu de considération accordé à l'écriture, à l'information. On pensait le design et la technique avant de réfléchir aux messages. Mais si on supprime les mots d'un site web, il ne reste... quasiment rien ! Les internautes ne viennent pas sur un site web pour admirer le design ou la performance technique, ils viennent parce qu'ils ont une envie ou un besoin précis qui s'exprime presque toujours dans les mots. J'ai donc noué mon bandeau de guerrière, sorti ma plus belle plume et créé Plume Interactive pour défendre la rédaction web, l'émotion, le sens et l'amour des mots :-)

A ton avis, le Web a-t-il créé du lien social ou contribué à éloigner les gens les uns des autres ?
Indéniablement, le web a créé du lien social virtuel. Il a transformé la façon dont nous échangeons. Il a permis à des personnes physiquement éloignées de se rassembler, d'échanger leurs idées, de mettre en commun leurs connaissances, de créer des communautés très puissantes. Mais les écrans peuvent nous isoler de la vraie vie, de ceux qui vivent avec nous au jour le jour. Le web peut nous couper de nos émotions sensorielles, d'une forme de communication vitale. Rien ne remplace le toucher, le regard, la perception du corps de l'autre, l'échange. J'en sais plus sur une personne en la regardant parler et en l'écoutant qu'en échangeant avec elle sur facebook.

Comment vois-tu ton avenir ?
Ma boule de cristal me dit : dans l'écriture, de plus en plus créative, dans la réflexion et dans l'enseignement. J'adore :-)

Si tu devais recommander 3 sites à des gens qui découvrent Internet ?
Google la porte de la connaissance mondiale, facebook la place publique du 21ème siècle et... marmiton.org pour l'incroyable recette des chouquettes au sucre ;-)

A choisir, tu préfères lire un livre sur un écran ou bien sur un truc avec des pages en papier qu’il faut tourner à la main ?
Sur un vrai livre qui sent le moisi, la poussière des greniers, les pages tournées puis cornées, le café renversé, le feu de cheminé et les rêveries entre deux averses de pluie. Hyper ergonomique, le livre. On n'a rien trouvé de mieux pour savourer une bonne histoire :-) Mais les liseuses présentent un réel intérêt lorsque l'on part pour un long voyage et que l'on ne peut emporter sa bibliothèque.

Au Boudoir écarlate

On t’offre la possibilité d’un voyage dans l’espace qui va durer plusieurs années et on ne t’autorise à emporter avec toi que 5 objets pour un poids maximum de 5 kg. Que choisis-tu ?
Un exemplaire papier des "Nourritures terrestres" de Gide, un crayon, un carnet de notes, une tablette et une pousse de mélisse. Pas dit que j'accepte le voyage dans l'espace... J'aime trop regarder les étoiles depuis la Terre.

Si tu devais dissuader quelqu’un de te fréquenter, que lui dirais-tu pour le décourager ?
Rien...

Penses-tu, comme certains experts, que l’économie numérique constitue la nouvelle « Révolution Industrielle » du XXIe siècle ?
Oui ! L'économie numérique transforme pour l'instant essentiellement des secteurs comme celui de l'information, de la communication ou du tourisme. Mais bientôt, elle va révolutionner ceux de l'énergie, du transport et l'organisation de nos sociétés dans son ensemble. Elle change la façon dont les gens communiquent, la façon dont ils s'informent, dont ils échangent les biens matériels et immatériels. A lire sur ce sujet, le passionnant ouvrage de Jeremy Rifkin "la troisième révolution industrielle" et le livre d'Anne-Sophie Novel La Vie share.

Si tu devais corriger quelque chose dans ton parcours professionnel ou personnel, ce serait quoi ?
Je me hâterais de rejoindre une amie pour l'empêcher de traverser la route qui mène à une piscine, un jour d'automne 1999 aux Etats Unis.

Qu’aurais-tu aimé inventer ? Sherlock Holmes, ou Alice aux pays des merveilles

A mon tour maintenant ! Je lance cette patate chaude à... Anne Lataillade et Eric Delcroix :-)

11 février 2014

Libération en crise : la fin du journal "old school" ?

Depuis plusieurs années, Libération bataille pour traverser l'ouragan qui secoue la presse dans son ensemble. Le mythique journal français a ainsi tenté de nombreuses innovations, dont une refonte complète de la version web en responsive design, la réalisation de podcasts et de vidéos, la présence sur les réseaux sociaux facebook ou twitter. Mais rien n'y fait. Le journal vit actuellement des heures sombres. Alors quoi ?

LibérationLa fausse couv' du journaliste Stefan de Vries en réponse à la Une concoctée par les journalistes de Libé, samedi 8 février 2014

Pour sauver Libé, les actionnaires proposent de le transformer en un « réseau social, créateur de contenus, monétisable sur une large palette de supports multimédias ». Le siège historique du quotidien, rue Béranger, deviendrait un espace culturel-restaurant-bar-studio radio-incubateur de start-up... « Un “Flore du XXIe siècle” », dixit les actionnaires. » Révoltés par ce plan, les journalistes répondent en écrivant "Nous sommes un journal, pas un restaurant, pas un réseau social, pas un espace culturel..."

Sans connaître le débat de fond qui oppose les journalistes de Libé à leurs actionnaires, je trouve la réponse du journaliste Stefan de Vries particulièrement intéressante : "Nous sommes au 21ème siècle, souvent au restaurant, actifs sur les réseaux sociaux..." Elle souligne le caractère "dépassé" de cette Une. Un bon journal d'actu au 21ème siècle peut-il écrire "Nous sommes un journal," point ? Je partage l'avis exprimé par Anne-Sophie Novel, spécialiste du web et de l'économie collaborative, sur son blog du Monde (Lire La crise et la revanche du rameur) :

"En tant que journaliste multimédia et blogueuse, je sens à quel point la logique du web est parfois difficile à transmettre pour ceux qui ont toujours connu ou préféré le papier. Avec le web, on ne réfléchit plus pareil, on ne trouve plus l'information de la même manière, l'écriture n'est pas la même, on enrichit un texte autrement, on invente de nouveaux contenus, on angle différemment et on adopte de nouveaux modes d'échange avec les lecteurs... qui peu à peu deviennent des contributeurs. >>

Les brillants journalistes de Libération assistent impuissants au naufrage de leur beau bateau. Mais j'ai le sentiment qu'ils payent aujourd'hui le déni collectif pratiqué depuis 10 ans. En 2009, je m'interrogeais déjà sur l'immobilisme de la presse en France "Mais que font les journalistes ?" L'absence de réaction des grands journalistes face à une révolution en marche m'effrayait. Elle paraissait mortifère, dangeureuse. Depuis, ils ont réagi heureusement. La presse dans son ensemble se remet en question. Le web n'a plus le statut de "version dégradée du papier" qu'il pouvait avoir autrefois. Et Libération possède maintenant une page facebook. Et même une page Twitter. Oui mais quoi ?

Pas de prise de position, pas d'ouverture au dialogue, pas de réel esprit "web". Là où des journaux comme Rue89 inventent, innovent, proposent des rencontres entre journalistes et lecteurs, ouvrent leur rédaction régulièrement, les journalistes de Libé se contentent trop souvent de relayer "l'actu". Ils travaillent toujours l'information dans une logique "descendante" et non participative, c'est-à-dire en intégrant l'énergie éditoriale insufflée par les lecteurs désormais contributeurs du journal. 

Jugez plutôt :
2 posts au hasard, page facebook Libé
- "Le chef de l’Etat entame ce soir une visite d'Etat aux Etats-Unis. Récit des grandes et petites histoires de ce voyage." 2 partages, 5 commentaires, 11 likes
- "Commentnet passer de 200 pulsations à 140" (coquilles comprises) 8 likes, 1 commentaire 

2 posts au hasard, page Facebook Rue89
-"[Témoignage] Raphaël pensait passer des vacances au calme, dans un petit chalet avec des marmottes à la porte et une cheminée qui fume.... Ma traque à l'arnaque du chalet sur Leboncoin" 145 likes, 69 commentaires
- "Notre journaliste a demandé à des femmes, jeunes et moins jeunes, de raconter ce qui leur passe par la tête quand elles ont peur en ville. Hélène : "Je mets mon doigt dans le trou de la clé et je me fais une sorte de poing américain." 595 likes, 174 commentaires, 159 partages

Là où les journalistes de Libération s'enroulent dans leurs écharpes et se retranchent derrière un journalisme "traditionnel", les confrères de Rue89 se mouillent, descendent dans l'arène, prennent position, discutent avec leurs lecteurs. Même chez les vétérans du Monde.fr, on innove plus, on s'ouvre plus (notamment grâce aux excellents blogs).

Entre les 2, il existe un monde, un état d'esprit que maîtrise la nouvelle génération comme l'exprime bien Audrey Etner, rédactrice en chef de Femininbio, ancienne blogueuse. "Aujourd’hui, les lecteurs sont aussi acteurs de l’information. Ils influencent l’information sur les réseaux sociaux en choisissant ce qu’ils vont partager ou pas, et en interprétant l’info." Lire son interview

Alors, sans forcément réinventer la roue, il s'avère essentiel que les journalistes de Libé intégrent enfin "l'esprit du web", qu'ils viennent un peu sur facebook échanger avec leurs lecteurs, qu'ils écoutent leurs angoisses profondes et leurs espoirs par rapport à l'avenir, qu'ils sortent des sujets plan-plan pour fouiller là où ça fait mal, qu'ils prennent position, qu'ils écrivent des articles fouillés et des analyses sur les grands défis de notre époque, avec ou sans mots-clés d'ailleurs (Lire à ce sujet "Journalistes engagés, mais Quelle mouche les pique ?).

Bref, qu'ils continuent à faire du bon journalisme mais du "journalisme moins chiant" comme le préconise Eric Scherer sur son cultissime blog Meta-Media (et je ne parle pas des nouveaux formats à tester !) Cela nécessite une réelle prise de conscience, une r"évolution". La secousse terrible produira t-elle un électrochoc salutaire à Libération ? Je croise les doigts...

Et vous, qu'en pensez-vous ?

A lire en plus

Pour ceux qui n'auraient pas suivi la crise, petite revue de réactions, ici et là : Libération : les actionnaires veulent un réseau social, les confrères de l'Express font un point sur la question"Les ventes du quotidien de gauche, qui fête ses 40 ans, ont chuté de plus de 15% sur les 11 premiers mois de 2013 et sont tombées en novembre sous les 100.000 exemplaires, à 97.299, le pire score depuis au moins 15 ans. "

Arrière les corbeaux de la mise en marque, par Michel Crépu "Ce n’est pas la même chose d’incarner son époque ou de lui courir après, fût-ce en parlant fort dans le micro, comme M. Demorand, piètre plume par ailleurs. Un éclectisme branchouillé, frotté d’un antifascisme de cour d’école, cela ne fait pas un rendez-vous. A vrai dire, cela ne fait rien. Alors quoi ?" >>

Libération en danger de mort, la fameuse couv' de Stefan de Vries en réponse à la Une concoctée par les journalistes de Libé "il y a quelque chose de pourri dans l'état de Libération". Si la direction a manifestement des méthodes de management arriérées (processus descendants obscurs et ultra-hiérarchiques), les journalistes ont aussi entre leurs mains une part de responsabilité et des éléments de réponse."


"Crise à Libération : pour l'electrochoc, c'est réussi."

Le passionnant témoignage de l'agence Nealite sur la refonte du site de Libé "Renouveau de l'expérience utilisateur" .

04 février 2014

Journées du contenu web, 20 et 21 mars 2014... C'est reparti :-)

Deux jours de conférences et de tables rondes à Lille autour de l'écrit web, du référencement naturel et des webanalytics. A vous le bouillonnement d'idées, la richesse d'échanges, la dégustation du Welsh et autres surprenantes spécialités du nord :-) Alors, viendrez-vous cette année aux Journées du contenu web ? 

Cette nouvelle édition 2014 des Journées du contenu web aura lieu dans les magnifiques locaux d'Euratechnologies. Le référenceur préféré des rédacteurs web Olivier Andrieu sera fidèle au rendez-vous, ainsi que l'équipe belge vitaminée de l'agence We are the words, Romain Hourtiguet et les ondes positives de Muriel Vandermeulen en pleine forme, la formatrice et spécialiste des réseaux sociaux Marina Aubert, les référenceurs Yann Lemort et Aurélien Bardon, le spécialiste du numérique Cédric Naux, le storyteller Stéphane Dangel, le chef de file des webanalystes du nord Nicolas Malo et bien d'autres encore.
Plume Interactive sera là aussi, pour mettre son grain de sel dans cette vivante et belle salade ;-)

Les grandes thématiques du programme, concocté comme chaque année par Eric Delcroix, tisseur de liens en chef !

Photo Journées du contenu web

> Storytelling
> Creating content or curating it ? (ou les deux)
> Ecrire pour le web et les mobiles
> Métamorphoses dans les médias
> Pour quelle génération écrire ? (et comment)
> Sex'écriture (non, on veut dire l'autre sex'écriture)
> Etat du référencement en 2014
> Veille et référencement
> Disparition du SEO simple au profit de l'inbound marketing (traduction : faire venir les clients à soi grâce à une stratégie marketing web complète : produire du contenu de qualité, utile, avec une identité forte, dans le but de générer du partage sur les réseaux sociaux et un bon positionnement sur les moteurs de recherche)
> Etat des webanalytics en 2014
Et bien d'autres sujets échangés dans les salles de conférences, les couloirs, la cafétéria, au soleil sur la terrasse...

Nouveau : cette année vous pouvez sponsoriser l'évènement ! L'enjeu est grand : la pérénnité des Journées du contenu web, un rendez-vous francophone international pour les spécialistes du contenu web. Les Journées rassemblent des participants de France, de Belgique, du Canada et de Tunisie. Vous pouvez également devenir ange gardien, entreprise sponsor, et associer votre marque à un évènement professionnel de référence.

Si vous souhaitez en savoir plus, tout est expliqué sur le blog en nord d'Eric Delcroix.

A très bientôt aux Journées du contenu web :-) S'inscrire

Pour tout savoir
Rejoindre le groupe facebook des Journées du contenu web
Lire une présentationd de la table ronde du jeudi matin Creating content or curating it ?
Sinon pour le welsh, c'est là !

 

28 janvier 2014

2014, rime avec... ?

J'ai longtemps cherché une rime en "orze" avant d'écrire ce billet. Avec quoi donc faire (algo)rimer 2014 ? Google n'en finit plus de bousculer le marché avec son panda cobra et ses copains pingouins. Mes amis référenceurs s'arrachent les cheveux sous leurs chapeaux blancs, les yeux rivés à leurs mots-clés "not provided", en se demandant quelle diablerie le géant tyran va t-il encore sortir de sa ménagerie. Alors, finie la poésie ? Pas si sûr...

Résultat ? Tout le monde se rue sur la stratégie de contenu web, y compris ceux qui n'ont jamais rédigé un article de leur vie. Restons calme.

Je profite d'ailleurs de ce billet pour faire une petite mise au point. La stratégie de contenu ne se limite pas à penser l'information sur son site web pour booster son référencement. La stratégie de contenu (qui existe depuis les débuts du web) consiste avant tout à imaginer des contenus transverses adaptés aux besoins des internautes, puis de bien organiser les moyens de production pour y parvenir. L'objectif ultime ? Produire une information de qualité, visible (certes) et efficace grâce à une équipe de rédacteurs bien formés, inspirés et motivés.

Que faire dans cette époque épique ? Personnellement, je ne vois pas de formules magiques mais quand même une bonne recette anti-panique : la CREATIVITE. Créatif, créatif, qu'est-ce que ça signifie me direz-vous ? Eric Scherer, directeur de la prospective à France Télévision, véritable penseur des nouveaux medias web, prône pour un "journalisme moins chiant". Aurélien Viers, directeur adjoint numérique au Nouvel Obs, donne ses meilleurs conseils pour exceller dans l'art du titre web.

Partout, on s'interroge : comment se distinguer ? Sortir d'une écriture formatée pour aller vers l'originalité, l'identité. Comment se démarquer ? Le rédacteur web n'est certes pas un écrivain (> "le rédacteur web serait-il un écrivain ou un journaliste ?"). Il ne manie pas sa plume pour exprimer sa vision du monde, pour construire une œuvre créative originale qu’il cherche à partager avec un lecteur. Il rédige pour le compte d’un tiers qui le paye (souvent mal - A ce propos, lire "De quoi vivent les journalistes ?") pour exprimer ses idées, communiquer. Mais rien ne l'empêche d'utiliser des techniques littéraires éprouvées pour sortir sa prose du flot des pages web.

Alors, chers rédacteurs et rédactrices web, blogueurs, blogueuses, journalistes, auteur(e)s, vous qui passez votre temps dans le cambouis des mots, par passion et par coeur, vous qui savez qu'originalité rime avec ténacité, je vous souhaite donc une très belle nouvelle année sous le signe de la créativité :-)

Et si vous avez d'autres idées, venez donc les échanger...

A lire, pour la pratique : 
L'article SnowFall du NewYork Times, une pépite créative
La version frenchie "A main nue" sur L'Equipe, pas mal non plus...
Et la énième version du livre culte d'Olivier Andrieu "Réussir son référencement web", cru 2014 :-)



20 décembre 2013

A J-5, quelques cadeaux à mettre sous le sapin...

Pour tous les rédacteurs et rédactrices web qui se seraient aperçus lundi que Noël c'est la semaine prochaine, pour tous ceux et celles qui courent, qui touillent la dernière gelée de coings à la vanille en réfléchissant à la meilleure manière de structurer une fiche produit, voici quelques petites idées de cadeaux de dernière minute...

Question de style, manuel d'écriture par Dane Cuypers aux Editions du CFPJ 

CFPJOu comment avoir du style en écriture ? Un petit bonheur à lire, un classique du CFPJ

Un petit extrait pour vous mettre l'eau à la bouche, un peu avant la dinde et les chocolats : "On est d'accord, il y a tout le reste qu'il faut d'abord maîtriser : structure d'un papier, rigueur, clarté. Mais l'un n'empêche pas l'autre. Pourquoi ne pas s'autoriser à oublier un peu le rédacteur en chef, surtout celui que l'on a intériorisé, ce surmoi jamais satisfait qui juge votre écriture médiocre, au mieux correcte. S'accorder cette potentialité d'une patte, d'une plume. S'offrir le plaisir des mots qui roulent, des phrases qui balancent."

Un jour, je vous raconterai comment les rédacteurs du Guide du routard nous font rire et rêver sur les hôtels et les gîtes en 3 phrases. Je vous montrerai la différence entre une description basique et une description sensorielle d'un endroit. Et vous verrez comment quelques mots bien choisis font toute la différence...

 

Un atelier d'écriture chez Aleph

Aleph

Allez donc y faire un tour ! Pour l'écriture web on repassera (leur site Internet aurait bien besoin des talents d'un rédacteur web) mais il paraît que leurs ateliers d'écriture créative sont formidables. Les écrivains se forment là-bas. Et franchement, sur les réseaux sociaux, une belle plume avec une histoire, ça fait ses preuves. Lire à ce propos "Comment fédérer sur facebook avec une bonne histoire"

 

L'édition 2014 de "Réussir son référencement web" d'Olivier Andrieu, qui vient de sortir !

O andrieu

Parce que, tout de même, il ne faut pas oublier ses classiques ! Et parce qu'on ne se lasse pas du style pédagogique, accessible, de la star du référencement en France.
Attention, cette année Olivier Andrieu a rajouté un sous-titre : "Stratégies et techniques SEO". Une petite phrase en plus, un grand pas pour le SEO :-)

A lire aussi : De la stratégie de contenu web à la stratégie d'information web
J'aimerais bien avoir votre avis sur la question...

 

 

 
Un stage "Ecrire pour les réseaux sociaux" au Benchmark Group

Facebook

Facebook, Twitter, LinkedIn, c'est déjà l'avenir. Oui mais où être présent ? Que dire ? Comment aller à la rencontre de ses clients, de ses lecteurs par l'écriture ? Comment maîtriser l'art du titre, de l'accroche ? Comment modérer ? Gérer une communication de crise ? Offrez-vous une journée pour travailler votre style sur les réseaux sociaux. En plus ce sera l'occasion de se rencontrer et d'échanger dans la vraie vie. Et les croissants du Benchmark group croustillent sous la dent :-)

 

 

Je vous souhaite de joyeuses fêtes de fin d'année ! Rendez-vous l'année prochaine pour de nouvelles aventures en écriture web :-)

Et sinon
"Nos livres subversifs pour s'engueuler sous le sapin", Rue89
Menu de Noël forestier d'Antigone XXI

Posté par evedemange à 10:58 - Conseils écriture web - Commentaires [3] - Permalien [#] - Partager - Tweeter
Tags : , , ,

04 décembre 2013

Le Monde peut mieux faire

Ce matin comme tous les matins, Le Monde m'envoie une lettre d'information. Et vous savez quoi ? Ce matin, comme tous les matins, la lettre va peser non ouverte dans ma boîte mail. Chers lecteurs aux yeux web bioniques, qu'en pensez-vous ? A votre avis avisé, comment pourrait-on retravailler ces textes pour améliorer la lisibilité de l'information ? (Une idée par personne...)

Je suis une fidèle lectrice du journal Le Monde pour le sérieux des articles depuis des années. J'ai longtemps cherché à m'abonner uniquement à leur magazine M, version papier (et oui c'est comme ça, j'aime l'odeur et l'ergonomie du vieux papier...). Mais devant la difficulté que représente l'abonnement au magazine SANS le reste de l'offre éditoriale (= des kilos de journaux dans ma pauvre boîte aux lettres), j'ai finalement opté pour la version numérique. Je reçois donc chaque jour une lettre d'information. Je suis pour la presse indépendante, que je soutiens à coup d'abonnement de tous les côtés.

Mais franchement là, j'hésite à me désabonner. Devinez pourquoi...

Le Monde peut mieux faire

 

A lire aussi
Police, couleur : quel code typo choisir pour vos textes web ?

Posté par evedemange à 09:48 - Cas pratiques rédaction - Commentaires [9] - Permalien [#] - Partager - Tweeter
Tags : , ,

22 novembre 2013

Le cycle de vie du contenu web

Dans quel ordre penser l'information sur le web ? Ou comment imaginer un contenu web pertinent pour les internautes, et visible sur les moteurs. Pour appuyer votre réflexion (et la mienne), j'ai imaginé cette fleur du contenu web : six pétales et un coeur pour un contenu vivant, intéressant, inspirant, essaimant...

Il manque quand même un peu de soleil et de pluie pour faire pousser tout ça, et surtout une bonne terre. Mais là je vous fais confiance :-)

Le cycle de vie du contenu web -ok

Note : cette fleur reste volontairement ciblée sur "l'écrit", la réflexion éditoriale. Mais la démarche reste identique pour la production de vidéos, ou d'iconographies. Ces formats de récits riches proposent d'autres formes narratives et nécessitent une écriture spécifique avant la production.

A lire aussi
La rédaction web, une étape dans la vie du contenu web
Le cycle de vie du contenu web

Posté par evedemange à 10:28 - Charte éditoriale - Commentaires [2] - Permalien [#] - Partager - Tweeter
Tags :

17 novembre 2013

Booster son audience sur les réseaux sociaux : la formation !

Comment développer son audience sur les réseaux sociaux grâce à des contenus performants ? Comment bien écrire pour être lu, partagé, commenté ? Comment modérer efficacement les discussions et comment gérer les crises grâce aux réseaux sociaux ? Autant de sujets que nous aborderons mardi 10 décembre 2013 lors de la formation "Ecrire sur les réseaux sociaux" au Benchmark Group. Il reste encore des places, dépêchez-vous !

Cette formation s'adresse aux rédacteurs et responsables de la communication digitale, qu'ils soient community managers ou chargés de communication.

réseaux sociaux-Benchmark Group

A lire aussi
Comment mesurer le ROI des médias sociaux ?
Comment fédérer sur facebook avec une bonne histoire ?

13 novembre 2013

Audrey Etner, femininbio.com : ʺQuand j’écris, je me demande toujours « qu’est-ce que j’aimerais lire ? » ʺ

Comment faire pour construire une ligne éditoriale solide lorsque l’on arrive à la rédaction d’un site Internet ? C’est l’expérience d’Audrey Etner, rédactrice en chef de femininbio.com. Depuis son arrivée en 2012, elle gère la ligne éditoriale du magazine d’une plume engagée et enthousiaste. Elle nous parle de son expérience.

Photo Audrey Etner

Bonjour Audrey, peux-tu nous présenter femininbio.com ?
Femininbio.com, c’est le premier magazine français consacré à l’écologie au féminin. C’est une communauté de femmes engagées, fondée par Anne Ghesquière en 2007. Leur objectif, leur envie commune, c’est de donner un sens à leur vie, de rendre leur famille, leur planète, leur vie plus durable, plus désirable. Le site web offre un lieu d’échange, de partage d’astuces, de trucs pour changer ses habitudes en douceur.

En mai 2012, après 5 ans d’existence (une éternité sur le web – NDPI ;-), le magazine s’associe au groupe Palpix, spécialisé en stratégie numérique, co-fondé par Michaël Amand. A cette occasion, FemininBio se refait une beauté avec un nouveau site en novembre 2012 et un magazine gratuit sur iPad, avec plusieurs hors séries payants. C’est à ce moment que je suis arrivée avec pour mission d'affirmer la ligne éditoriale magazine.

Quelle était ton expérience, ta vision lorsque tu es arrivée ?
En réalité, j’ai un parcours plutôt atypique. Avant de me lancer dans le journalisme féminin écolo, j’ai travaillé pendant 8 ans en finance ! Je n’avais pas choisi ce métier en toute conscience. J’avais écouté les conseils des uns et des autres. Et j’étais arrivée là un peu par hasard. J’étais donc perdue dans un domaine que je n’avais pas spécialement choisi, à faire des tâches qui ne m’intéressaient pas. Mais à l’époque ce poste me laissait du temps libre. Il m’a permis de lancer le blog « Paris by light », dans lequel je racontais mes pérégrinations parisiennes dans les magasins bio. Là, je me sentais vraiment dans mon élément.

Il faut dire qu’à 22 ans, j’ai découvert que j’avais une intolérance au gluten, aussi appelée maladie cœliaque. C’est comme ça que j’ai poussé la porte d’un magasin bio la première fois. J’ai découvert un univers nouveau, avec des odeurs et des saveurs incroyables ! J’ai commencé à chercher des recettes sur les blogs de cuisine comme celui de Valérie Cupillard, Anne Lataillade Papilles & Pupilles, ou encore Clea Cuisine.  Au début, ces sites m’ont aidé à me nourrir.

Mon blog « Paris by light », a participé toujours par hasard aux Golden Blog Awards et j'ai commencé à travailler régulièrement avec un journaliste de l’Express, Eric Lecluyse, auteur du blog Bienbeau.fr. C'est lui qui m'a mis sur le chemin d'Anne Ghesquière au moment où sa responsable éditoriale d'alors, Stéphanie Jarroux, partait en congé maternité. Grâce à la confiance d'Anne Ghesquière et de Michaël Amand, j'ai atterri à la rédaction de femininbio.com !

Comment imprimer sa marque lorsque l’on arrive aux commandes éditoriales d’un site web ?
Quand je suis arrivée, j’ai passé pas mal de temps à m’imprégner de l’âme du site, de son histoire. J’ai beaucoup discuté avec Anne, ce qui m’a permis de comprendre l’angle que nous allions donner aux articles. J’ai lu aussi la charte éditoriale. Mais la transmission s’est effectuée surtout par l’échange. Comme c’était une période de transition pour le magazine, j’avais une carte à jouer. Je devais insuffler une nouvelle jeunesse, une nouvelle énergie au site. Je me suis basée sur mon expérience de blogueuse et j’ai eu besoin d’écrire en plus une sorte de fiche éditoriale pour avoir les idées bien claires.

Ensuite, je me suis lancée en faisant confiance à mon instinct. Quand j’écris, je me demande toujours « qu’est-ce que j’aimerais lire ? » Quand je lis quelque chose, j’étudie mon comportement. Pourquoi est-ce que je me suis attardée sur cet article ? Qu’est-ce qui m’a intéressé ici, plus qu’ailleurs ?

Mon expérience de blogueuse m’a également beaucoup servie. C’est là que j’ai fait mes armes. Sur un blog, et de manière générale sur le web, on a l’échange et la réaction des lecteurs en direct. On a tout de suite les retours positifs et négatifs. Je savais ce qui plaisait à mes lectrices et ce qui les laissait indifférentes.

D’une manière générale, j’écoute toujours beaucoup les commentaires. Sur le web, on est toujours bousculé par ses lecteurs. Dès que l’on a l’impression de rentrer dans une zone de confort, ils nous réveillent.

Et puis, je suis bien entourée avec l’équipe de Femininbio. Chacun apporte sa pierre à l’édifice. C’est vraiment un travail d’équipe. 

Concrètement, comment allez-vous traiter un sujet sur FemininBio ?
Le site FemininBio s’engage mais nous ne souhaitons pas aller vers le militantisme. Tout l’enjeu consiste donc à traiter un sujet en veillant à toujours proposer des solutions. Ne pas laisser les lectrices dans le flou ou dans l'inquiétude, leur fournir des réponses. Par exemple, quand UFC Que Choisir publie un dossier sur les produits toxiques dans les lingettes, nous en profitons pour relayer l’information et publier en même temps un autre article sur les façons bio de nettoyer les fesses des bébés.

Pour le choix des couvertures de magazine, nous réfléchissons beaucoup avec Anne. Nous alternons les visages plus ou moins connus. Nous prenons soin de toujours choisir des  personnalités qui vont porter la parole de FemininBio. Si nous choisissons des actrices, nous voulons qu’elles soient réellement engagées comme Vahina Giocante. Nous avons publié les interviews de Christophe André sur la méditation ou d’Emily Loizeau, artiste engagée. Le dernier numéro de FemininBio met la blogueuse Antigone XXI à l’honneur avec sa démarche anticonformiste.  Nous cherchons toujours à amener les personnes interviewées sur un terrain moins codifié, plus personnel et plus profond.

Quelle place ont les réseaux sociaux dans la stratégie éditoriale de FemininBio ?
Lorsque je suis arrivée, la page Facebook de FemininBio comptait 2500 fans. Aujourd’hui, nous avons dépassé les 10 000 fans. Les réseaux sociaux sont un excellent indicateur de tendance. Dès que l’on poste un sujet, on voit tout de suite si ça va marcher ou pas. J’étudie beaucoup les réactions des membres de la communauté, mais aussi les pages des autres sur Facebook ! Cela me permet de sentir de quoi on va parler. Aujourd’hui, les lecteurs sont aussi acteurs de l’information. Ils influencent l’information sur les réseaux sociaux en choisissant ce qu’ils vont partager ou pas, et en interprétant l’info.

Ils peuvent s’enflammer dans un sens ou dans l’autre. Il faut faire attention à ce que l’on dit, aux positions que l’on prend sur les réseaux sociaux, tout en gardant à l'esprit qu'une position affirmée ne plaît pas forcément à tout le monde.

Est-ce tu penses avoir finalement trouvé ta voie ?
Je me sens sur un nuage. Je n’ai jamais l’impression de travailler. Pour moi, ce poste chez FemininBio, ce n’est pas un job, c’est un chemin de vie !

Merci Audrey pour cette belle interview, tu m'as offert l'occasion de parler de FemininBio, un magazine cher à mon coeur puisque j'ai participé à la grande aventure du lancement ;-)

A lire aussi sur Plume Interactive les interviews de :
Beatrice Toulon, ex-rédactrice en chef de Phosphore 
David Straus, rédacteur en chef de TF1 News
Eric Scherer, directeur de la prospective à France Télévisions



Fin »