18 mai 2009
Isabelle Canivet : « J’ai voulu donner des outils aux rédacteurs pour qu’ils comprennent les bases du référencement naturel».

Vous attendez l'ouvrage d'Isabelle Canivet "Bien rédiger pour le web, les clés du référencement naturel", patience ! Il paraîtra dans le courant du mois de juin. Entre deux relectures, et en avant-première, Isabelle lève le voile pour vous sur le contenu de ce livre tant attendu.
Pourquoi un livre sur la rédaction et le référencement ?
Quand j’ai commencé à chercher autour de moi des informations sur la rédaction optimisée, je n’ai rien trouvé. Il existait des livres sur le référencement, d’autres sur l’écriture web, mais rien qui reprenait les 2. Il a fallu traîner sur les forums, glaner des infos à gauche et à droite. D’où l’idée du livre ! J’ai envoyé un email aux Éditions Eyrolles pour leur proposer le projet. Ils ont été intéressés. Voilà comment l’histoire a commencé.
Quel était ton objectif avec ce livre ?
Je voulais enrichir la profession grâce à la formalisation de toutes les règles de la rédaction web qui intègre les grands principes de l’écriture, mais aussi celles du référencement naturel. J’ai également ajouté la vision globale que j’ai pu développer en tant que chef de projet. Le contenu est l’essence du site. Le rédacteur a un rôle central. Il est important qu’il acquière des notions d’architecture de l’information, d’ergonomie, d’accessibilité, de HTML et qu’il comprenne les grands mécanismes qui sont à la base du référencement.
Peux-tu nous dévoiler un peu le contenu du livre, sa structure ?
Le livre est conçu autour de 3 axes principaux :
1- Centrer le site autour de l’utilisateur
Dans un premier temps, le livre se penche sur la manière de mettre l’internaute au cœur du site :
- Quels sont les objectifs du site ?
- Quelle est l’architecture d’information dont l’utilisateur a besoin ?
- Comment présenter un contenu qui va de pair avec l’ergonomie ?
- Comment s’assurer que les contenus sont accessibles ?
Car c’est seulement une fois que l’on a répondu à ces questions, que l’on peut commencer à écrire.
2- Retenir l’internaute grâce à un contenu performant
La deuxième partie se consacre à l’écriture avec 7 « leçons de séduction, leçons de rédaction », et notamment comment :
- retenir le lecteur, être efficace
- structurer son texte
- faciliter la lecture en ligne
- enrichir l’expérience utilisateur
- vendre et mesurer ses contenus, etc.
3- Intégrer les bases du référencement naturel et optimiser son écriture afin de positionner un site
Là, j’ai voulu donner des outils aux rédacteurs pour qu’ils comprennent les bases du référencement et mesurent tous les enjeux de son écriture.
- Quels sont les critères de référencement
- Comment choisir ses mots-clés
- Comment rédiger des liens efficaces
- Pourquoi faire un titre H1
- Pourquoi renseigner l’attribut alt ? etc.
Rédacteurs et référenceurs doivent travailler ensemble et comprendre leurs métiers respectifs. Un texte performant pour un utilisateur deviendra automatiquement performant pour les moteurs.
Enfin, je donne des pistes pour promouvoir le site, en analyser les statistiques et en tirer les conclusions qui permettront d’améliorer l’accès à l’information (et donc, indirectement, son positionnement).
Y a-t-il des exemples pratiques ?
Oui ! Plus de 500 images. La théorie est illustrée ou les lecteurs s’ennuieraient. Je donne des pistes d’écriture et j’essaye de les expliquer par l’exemple. Mais rien n’est gravé dans le marbre bien sûr !
Sébastien Billard signe la préface ?
Oui. Sébastien est une référence. J'ai toujours apprécié sa plume originale et sa vision intelligente du Web. Il représente pour moi le maillon entre l'écriture et le référencement et se distingue à merveille dans les deux. Son intervention en tant que préfacier est une réelle valeur ajoutée pour le livre.
Merci d’avoir répondu à ces questions :-)
Lire aussi
Sébastien Billard : « L'idée d'un référencement éditorial fait petit à petit son chemin »
Commentaires
Et en comportement du consommateur ?
Salut,
Je rebondis sur cette future publication pour savoir si l'un/l'une d'entre vous aurait connaissance d'un livre sur le comportement du consommateur face à internet ? En français ou en anglais, d'ailleurs.
Merci à vous (et pressé également de commander le livre d'Isabelle).
Yom'Impatience et nécessité
Oui !
De l'impatience c'est sûr.
Nosu aviosn besoin, ça va venir combler un vide. Comme le dit Isabelle Canivet, on ne trouvait à cette heure que des livres aux thématiques proches mais rien (il me semble) de bien spécifique à ce que nous faisons.
Alors évidemment je l'attends, fiévreusement.
Rapport entre écriture pour le web et pour le papier
Petite suite à mon commentaire précédent. Je me fais la réflexion suivante, "on" parle très souvent de l'évolution de l'écrit du "papier" vers le web. Très classique.
Mais à l'inverse peut-on réfléchir à l'inverse : comment l'écriture pour le web peut-elle influencer l'écriture "papier" ?
Quelles sont les techniques et pratiques de l'écriture web qui peuvent être intéressantes pour le "papier" ?
C'est une réflexion que je me fais très souvent.
Qu'en pensez-vous ?L'écrit papier peut-il gagner en efficacité en s'inspirant de l'écrit web ?
@Krystoff,
Remarque intéressante ! Pour ma part, j'aurais tendance à dire que les spécialistes de l'écrit papier n'ont pas encore livré tous leurs secrets au web. Je pense notamment aux merveilleux secrétaires de rédaction qui savent écrire des titres vendeurs... ou aux concepteurs rédacteurs pub qui marient les mots et les tendances avec brio.
Depuis Gutenberg, les hommes ont eu le temps de tester, peaufiner, travailler l'écrit pour obtenir les meilleurs résultats possibles en terme de lecture. Ce qui n'est pas du tout le cas du web. Nous avons encore tellement de choses à apprendre ! Regardez, nous n'en sommes encore qu'à la définition des règles communes de l'écrit web. Comment écrire pour être bien lu en ligne ? Que faire, ne pas faire, quels mots employer, etc. ?
Alors l'écrit web peut-il malgré tout influencer l'écrit papier ? Le fait-il déjà, bonne question ? Je n'ai pas de réponses. Avez-vous des exemples précis en tête ?Ecriture web -> papier
Avant propos : Christophe et krysttof sont la même personne (krysttof étant le nom de mon adresse gmail)
Le domaine de l'écriture qui me concerne est l'écriture technique dans le cadre d'ouvrages informatiques à destination des graphistes principalement. Mon blog est dédié à ce sujet. J'y donne des conseils d'écriture selon mon expérience.
Là où je vois une influence positive de l'écriture web sur l'écriture "papier", c'est dans un premier temps au niveau des titres. Sur le web les titres doivent interpeller le lecteur, ils doivent lui donner envie de continuer.
Je donne un conseil similaire pour la rédaction technique : les titres doivent annoncer clairement ce qui va suivre. A la simple lecture du titre, le lecteur doit savoir ce qu'il va lire, ce qu'il va devoir faire.
Je propose aussi d'essayer le placer des verbes d'action dans les titres, pour les dynamiser, pour rendre le lecteur acteur de ce qui va suivre.
C'est une question très intéressante... je vous laisse lire quelques articles de mon "jeune" blog pour étendre et continuer la réflexion.Ecrire pour le web et e-réputation
En effet, j'attends également la sortie de ce livre avec impatience, en espérant juste qu'il ne soit pas trop technique.
J'en profite pour faire un peu de pub pour un atelier organisé par l'Echangeur de Bordeaux Aquitaine, le 5 juin prochain : "Maîtrisez le poids des mots sur internet : écrire pour le web, conseils, e-réputation."
Et également pour vous féliciter, Eve, pour votre blog, auquel je suis une fidèle abonnée.Les formations rédaction web
Tout plein d'infos ici :
http://plumeinteractive.canalblog.com/archives/2009/05/27/13876291.html
Bonne recherche


J'attends avec impatience ce livre. J'ai découvert le site d'Isabelle la semaine dernière, et y ai trouvé de nombreuses informations.
D'ailleurs le nom de domaine m'a fait sourire, un de mes sites est basé sur la même idée.
J'imagine que c'est adaptable à un Cv Blog.