12 mars 2012
Ecrire pour l'Internet mobile : élaguer, élaguer, élaguer !
Avez-vous déjà désinstallé une application mobile parce qu'elle était difficile à utiliser ? Moi aussi. L'agence d'ergonomie digitale Miratech consacre sa dernière newsletter aux règles d'ergonomie pour les tablettes et les smartphones : "Comment faire une appli ou un site mobile qui marche ?". Après avoir réalisé plus de 400 tests utilisateurs, voici leurs premières conclusions :
"Pour faire une appli ou un site mobile qui marche, suivez deux règles basiques :
■ Règle n°1 : soignez l'intuitivité
■ Règle n°2 : les règles du web s'appliquent encore (presque) toutes au mobile
Si vous introduisez une nouvelle ergonomie ou de nouveaux services, pensez surtout à vos utilisateurs. Recueillez leur opinion et observez leur comportement. "
Côté éditorial, il s'agit d'être encore plus exigeant que pour un site Internet classique : faire ressortir l'essentiel de l'information en premier. Car plus que jamais sur une tablette ou un smartphone, l'espace disponible pour l'info est précieux. Il ne s'agit pas d'envahir votre utilisateur avec des mots inutiles mais bien d'élaguer votre texte pour ne garder que l'essentiel.
L'interface d'un smartphone, comme celle d'une tablette, est constituée principalement de mots. Au final, une application qui fonctionne donne à voir les bonnes informations au bon moment. N'hésitez pas à faire appel à un professionnel de la rédaction web pour vous aider à choisir et à rédiger ces textes. Car rien n'est pire qu'une mauvaise application mal pensée.
Bonne semaine à tous :-)
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Comparaison entre la navigation sur un iPad et sur un ordinateur
07 mars 2012
Journées du contenu web : rendez-vous le 20 mars 2012 à Lille !

Chaque année au mois de mars, les professionnels de l'écrit web, du référencement et des webanalytics effectuent leur transhumance de printemps jusqu'à Lille pour les journées du contenu web ! Cette année l'évènement aura lieu les 20 et 21 mars. Je vous invite à y aller car c'est tout à la fois passionnant, bouillonnant, dynamisant, chaleureux et franchement sympathique !
L'évènement à l'initiative d'Eric Delcroix, blogueur, prof, spécialiste des réseaux sociaux, se tiendra dans les locaux d'Euratechnologies. Cette année, les intervenants viendront de France mais aussi de Belgique, du Luxembourg et de Grande Bretagne. Ce sera international, yes !
Le mardi 20 mars sera consacré aux contenus : écriture, rédaction, image pour les sites de e-commerce, réseaux sociaux, médias sociaux, relations presse en ligne, appareils mobiles. Eric m'a gentiment invitée à venir échanger autour d'une table ronde consacrée à l'avenir du métier de rédacteur web de 15h30 à 17h00. Vous y croiserez également tout un tas de professionnels passionnés, parmi lesquels Jean-Marc Hardy, Muriel Vandermeulen, Isabelle Canivet, Marina Aubert,...
Le mercredi 21 mars se focalisera sur le référencement et les web analytics. La matinée sera animée par le SEO Camp, avec un cycle découverte et un cycle avancé sur le référencement. On y parlera stratégie SEO, nouveaux indicateurs de performance et réseaux sociaux. On questionnera l'efficacité du référencement naturel en 2012. L’après-midi, Nicolas Malo et le WALille proposera un WACamp autour de 12 experts du web analytics.
Et pour finir, tout le monde se retrouvera autour du traditionnel apéro Blog en Nord !
> S'inscrire aux journées du contenu web à Lille.
> Consulter le programme SEO Camp des journées du contenu web.
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Printemps international du contenu web
10 février 2012
Comment raconter une histoire "transmedia" ?
Créer une histoire et la décliner à travers facebook, twitter, les blogs, des sites Internet, la télévision, un livre et l'affichage publicitaire, voilà l'ultime aventure de tout storyteller web qui se respecte ! Si ce thème vous intéresse, découvrez ou redécouvrez l'expérience menée par Audi en 2005 pour le lancement de son Audi A3 "The Art of the Heist"
McKinnney Audi A3 Art of the Heist par legrandmatin
Au lieu de tourner un spot publicitaire traditionnel, l'équipe chargée de la campagne imagina un gigantesque jeu qui mobilisa plus de 500 000 participants à travers les Etats Unis. Tout commença dans la vraie vie avec un vol reporté d'une Audi A3 filmé par des caméras de surveillance.
Le jour suivant, lors du New York International Auto Show, en lieu et place de l'Audi A3, les visiteurs purent voir des affiches annonçant le vol de la voiture et invitant les personnes à contacter un numéro de téléphone pour aider à retrouver la voiture : "ATTENTION, if you have any information regarding the location of a 2006 Audi A3 with VIN WAUZZZ8P65A045963, please contact Audi of America at audiusa.com/A3 or call 1-866-OK-RECOVER."
Quelques semaines plus tard, l'annonce du vol de la voiture parut dans les journaux et les magazines, sur d'immenses panneaux d'affichages, dans un spot publicitaire à la télévision (qui précisait les options de la voiture), afin de demander aux américains d'aider Audi à retrouver la voiture volée. L'histoire fit le tour du monde, des Etats Unis à l'Europe en passant pas le Japon. Les blogs parlèrent du vol de l'Audi A3, se demandant si l'histoire était réelle ou fictive ! Toute une communauté se mit en marche pour résoudre l'énigme et retrouver la voiture volée.
Une véritable intrigue fut peu à peu dévoilée avec différents personnages dont les principaux étaient Nisha Roberts, experte spécialisée dans la récupération des oeuvres d'art, et son petit ami Ian Yarbrough, hacker ainsi que Virgil, un designer de jeu vidéo très connu, parfois soupçonné d'être le méchant. Ian (un acteur en fait) révéla que la nouvelle Audi A3 avait été dérobée par un célèbre voleur d'art.
Le site de leur (fausse) société Last Resort Retrieval sema les indices et informations destinés aux participants. Un blogueur nommé Todd suivi l'histoire du début à la fin, racontant les différents rebonds de l'histoire et se filmant lui-même à la manière d'un réel film d'action à suspense.
A la fin de cette campagne publicitaire novatrice, les américains purent enfin savoir savoir pourquoi la voiture avait été volée. Cette expérience fut largement commentée. Elle attira des fans passionnés mais ne fut pas du goût de tous les américains. Ceci dit, Audi dépassa ses objectifs de vente de 19% !
Ce thème passionnant vient d'être évoqué par Mélanie BOURDAA, Maître de Conférences à l'Université Bordeaux 3 lors de la 6e édition du Forum « Néo-Médias, Nouveaux Métiers » organisé par l'IUT Michel de Montaigne.
Lire également
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Le transmedia planning, nourriture pour fans
Allez visiter le forum "Néo-Médias, Nouveaux Métiers" à l'IUT Michel de Montaigne de Bordeaux
24 janvier 2012
Lise Mussot, rédactrice web : "Le coworking, c'est l'anti-routine !"
Freelance ! C'est une réalité pour un nombre croissant de professionnels du web qui choisissent l'indépendance et la liberté plutôt que le salariat. Mais ce choix présente quelques inconvénients, et notamment un risque d'isolement à long terme. C'est la raison pour laquelle Lise Mussot, rédactrice web freelance et référenceur à Lyon a lancé avec plusieurs freelances l'Atelier des médias, un réseau de coworking. Elle nous raconte cette belle aventure.
Lise, d'abord comment définirais-tu le coworking ?
Le coworking pour moi, c’est la mutualisation d’un espace de travail par des professionnels indépendants qui partagent des valeurs communes. On met en commun le lieu de travail, les fournitures, mais aussi un réseau professionnel et des projets, ce qui crée une réelle émulation. L’ambiance, les relations sont très détendues. Il n’y a pas de rapport hiérarchique mais des relations horizontales. On peut réellement parler d’un nouveau mode de travail qui s’affranchit des modèles connus et dans lequel chacun se sent responsabilisé.
Ce mode de fonctionnement correspond bien aux besoins des travailleurs indépendants. C’est parfois pesant de travailler tout seul chez soi. On peut finir par tourner en rond. Avoir un espace de coworking, cela permet de sortir, de rencontrer d’autres professionnels, de confronter d’autres points de vue. La créativité se nourrit d’échanges avec les autres. Le coworking pour moi, c’est le lieu « anti-routine » !
Comment l’aventure a-t-elle démarré pour toi ?
Au début nous étions cinq travailleurs freelances avec une réelle envie de monter un projet de coworking sur Lyon. La MACIF nous a mis le pied à l’étrier en nous prêtant des locaux pendant cinq mois. Nous nous sommes fait une trésorerie et nous avons pu commencer à tester notre idée. Puis, lorsque nous avons voulu passer à la vitesse supérieure et louer de grands locaux, la MACIF a continué à nous supporter en se portant caution pour nous auprès du propriétaire. Car un groupe de coworking, ce n’est pas forcément un bon dossier pour une location d'appartement. Ce soutien nous a beaucoup aidé bien entendu. Nous avons également reçu du matériel informatique, et notamment un vidéo projecteur de la société informatique LDLC.
Concrètement, comment fonctionne l’Atelier des médias ?
Nous avons opté pour le statut d’association loi 1901, nous ne sommes donc pas une activité commerciale comme c’est le cas pour d’autres réseaux de coworking. Nous avons un conseil d’administration traditionnel, un président, un trésorier et une secrétaire. Ensuite, nous avons constitué différents groupes de travail avec des missions spécifiques :
- Le pôle accueil/départ
- Le pôle communication
- Le pôle finance
- Le pôle projet
- Le pôle communication Internet, logistique vie quotidienne
- Le pôle technique
Chacun s’y investit selon ses disponibilités sur la base du volontariat. Chaque fois que nous accueillons un nouveau membre, il s’inscrit dans le pôle qui l’intéresse. Il ne s’agit pas simplement de consommer mais de créer une réelle communauté. Pour l’instant, cela fonctionne très bien ! Tout le monde s’investit et prend ses missions très à cœur.
Combien ça coûte de venir travailler dans les locaux de l’Atelier des médias ?
Nous avons plusieurs tarifs :
- La formule bureau fixe à 140€/mois, là tu as un bureau fixe, tu peux poser ta photo !
- La formule nomade à 80€/mois, tu peux venir tous les jours et tu t’installes où il y a de la place.
- La formule passager : 50€ le carnet de 5 tickets, tu peux venir quand tu veux de 9h00 à 19h00.
Tous les coworkers adhèrent à l’association pour 15€/an. Le réseau La Cordée est parti sur des tarifs plus élevés. Ils ont mis en place un système de badge. Chaque coworker paye en fonction du nombre d’heures « consommées ». Ils se rémunèrent sur les abonnements et peuvent accueillir une cinquantaine de coworkers.
Combien pouvez-vous accueillir de coworkers à l’Atelier des médias ?
Nous ne cherchons pas à gagner d’argent mais simplement à atteindre l’équilibre. Pour cela, nous devons accueillir 38 coworkers. Nous avons estimé qu’au-delà de 45 coworkers ce serait l’usine. Nous avons donc un pôle qui gère l’arrivée et le départ des coworkers avec une liste d’attente et un système de rencontre via le co-lunch. Là, on apprend à connaître les nouveaux, on voit s’ils adhèrent au projet, s’ils ont les mêmes valeurs que nous et si cela peut fonctionner. On accueille ces nouveaux coworkers en fonction des places disponibles.
Quel est le profil des coworkers de l’Atelier des médias ?
Nous accueillons à 70% des personnes qui travaillent dans les métiers du web et des médias : journalistes, développeurs, community managers, traducteurs, photographes, designers, responsable e-commerce, ergonomes, référenceurs…
Merci Lise :-)
Pour en savoir plus
Fini le télétravail, vive le coworking
L'explosion du phénomène coworking
Quelques réseaux de coworking :
- L'atelier des médias à Lyon : http://atelier-medias.org/
- La cantine à Paris : http://lacantine.org/
- La mutinerie à Paris : http://www.mutinerie.org/
- Le comptoir numérique à Saint Etienne : http://www.comptoir-numerique.fr/
- La cordée à Lyon : http://www.la-cordee.net/
06 janvier 2012
2012, année sémantique, linguistique, fantastique !
Je le dis tous les ans, mais cette fois-ci, c'est sûr : 2012 sera une année formidable pour les professionnels du contenu en ligne ! Pourquoi ? Voici toutes les bonnes raisons d'aborder la nouvelle année avec optimisme :-)
L'écrit web est devenu une valeur sûre.
En 2002, le Salon du e-contenu fermait ses portes pour cause de désertion. L'Internet en général, et l'écrit web en particulier souffraient de l'éclatement de la bulle. La Mine venait de sortir sa merveille de Livre blanc "De la conception des contenus en ligne" mais il n'y avait presque plus personne pour s'enthousiasmer. Les rédacteurs pelaient des oranges dans les agences web en attendant qu'on les appelle enfin pour jeter deux ou trois mots dans les trous laissés sur les maquettes. Le contenu web, tout le monde s'en moquait. Ca rapportait pas un copeck.
En 2012, c'est toujours la crise mais nous n'avons jamais autant parlé de contenu en ligne. Le référencement naturel a ramené le contenu sur le devant de la scène. Merci Google. Et voilà l'ère de la "stratégie de contenu", de la "rédaction référencement", du ROI du contenu, du brand content, des contenus communautaires, etc. Bref, c'est le bonheur pour les rédacteurs web et les consultants en stratégie de contenu.
Un contenu éditorial bien ciblé ça rapporte des visiteurs qualifiés, c'est vrai.
Des textes bien écrits, bien structurés, positionnés sur un champ lexical finement travaillé, ça rapporte des visites qualifiées c'est prouvé. Et les visiteurs qualifiés, ça achète mieux que les visiteurs arrivés par hasard, ça c'est sûr. Pour s'en convaincre, regardez cette belle courbe de conversion réalisée sans trucages et obtenue après refonte et réécriture d'un site e-commerce (en jaune, année 2011 nouvelle version du site lancée en juillet - en rouge, année 2010).
Comme l'a bien expliqué Aurélie Moulin, responsable de l'acquisition de trafic chez Aufeminin : "il s'agit de générer une audience qui va convertir". Aufeminin se positionne n°1 sur la requête "femme". C'est formidable ? Non, car les internautes (masculins) qui tapent massivement "femme" ne sont pas intéressés par le genre d'articles publiés sur aufeminin...
Analyser son trafic, le champ sémantique des requêtes les plus performantes, voilà la recette du succès en référencement naturel pour 2012. Et là, la finesse de l'approche éditoriale, linguistique offre un potentiel énorme qu'il reste à exploiter. On attend la nouvelle version (payante, chère) de Google analytics en croisant les doigts pour qu'elle soit plus ergonomique, plus "grand public" que la précédente et plus pratique à utiliser.
Trois mots bien placés peuvent rapporter +32% de ventes.
Le logiciel Smart de Devatics a montré que les mots doux comme "promotion -25€", "livraison gratuite" peuvent faire des miracles chez les acheteurs encore indécis. "Satisfait ou remboursé, 7 jours pour changer" et hop, voilà les chiffres qui s'envolent ! Avouez que ça serait dommage de s'en priver, non ? Avant d'acheter des mots-clés à tour de bras, commencer par bien peaufiner ses mots à soi. C'est vrai partout, toujours.
Les internautes aiment les belles histoires
Est-ce une réminiscence du temps où nous écoutions notre grand-mère nous raconter "Boucle d'or" ? Les internautes aiment les bonnes histoires. Ce n'est pas moi qui le dit, toutes les études le prouvent. La première d'entre elle étant celle réalisée par le Poynter Institute l'Eyetrack07 : les lecteurs accrochés par une bonne histoire sur un site d'information ne la lâchent pas. Ils la lisent EN ENTIER. Ils lisent même PLUS que sur un journal papier. Il y a de l'espoir. Le cerveau bionique des internautes n'est pas complètement perdu. Les rédacteurs n'ont plus qu'à être bons.
Médiapart est rentable.
Alléluia !!! Fini les boulots de serveuses pour arrondir ses fins de mois : l'avenir se dégage pour les journalistes web. Merci Edwy Plenel. Il a prouvé qu'une ligne éditoriale bien trempée, des scoops et de l'actu bien secouée, ça paye toujours même sur Internet. Et il en a profité pour donner une bonne leçon de journalisme à tous les jeunes geeks de la net generation, non mais.
Ca fait 10 ans que les entreprises postent des articles en ligne. C'est le bazar !
Mais oui, imaginez : dix ans à poster des contenus dans tous les sens et à créer des minisites, qu'est-ce que ça donne ? Un embrouillamini géant avec des vieux articles datés oubliés dans les coins, des doublons partout (avec du duplicate content à la pelle), un beau mélange de langue, de genre, de design, de style, une foirfouille géante de la phrase, une galaxy intersidérale de mots inutiles.
Voilà, c'est le moment de faire le point, de ranger tout ça, d'organiser, de structurer, de penser, de rationaliser. Ca s'appelle la stratégie de contenu et franchement, ouf, qu'est-ce que ça fait du bien :-)
Alors avec tout ça, je vous souhaite une excellente et heureuse année 2012 ! Et si vous voyez des raisons supplémentaires de nous réjouir, allez-y n'hésitez pas, partagez :-)
06 octobre 2011
"Think different"
"Have the courage to follow your heart and intuition."
Ayez le courage de suivre votre cœur et votre intuition.
A lire
Ecoutez Steve Jobs à Stanford, USA
Bon voyage sur ton iCloud...
28 février 2011
Grand ménage de printemps chez Google !
Les moteurs de recherche n'ont qu'un seul objectif : trouver la page qui propose la réponse la plus pertinente à la requête d'un internaute. Mais comment distinguer un texte de qualité d'un texte bas de gamme ? Google planchait depuis de longs mois sur le sujet. Voici enfin du progrès sur l'algorithme !
D’après l’article publié par Amit Singhal et Matt Cutts sur le blog officiel de Google, les cerveaux du moteur auraient implémenté un changement majeur dans l’algorithme de Google. Cette modification vise à améliorer la pertinence des résultats en pénalisant les contenus de faible qualité et les « usines à contenu ». 11,8%des requêtes seraient impactées. Ouf ! Plus de sites inutiles, farcis de liens commerciaux et de pubs en première page de Google.
Mais comment Google peut-il faire le ménage ? Comment peut-il séparer le bon grain de l'ivraie ? Le robot n’étant pas sensible à la base au concept de « ligne éditoriale » ni vraiment porté sur les bons mots, qu’est-ce qui lui permet de se faire une idée de la qualité du contenu qu’il lit ? Bonne question. Olivier Duffez est déjà sur le coup. Isabelle Canivet aussi sur le groupe de discussion Redaction web de Linked-in, si vous souhaitez en discuter.
Les résultats paraissent fiables puisqu'ils correspondent aux choix des utilisateurs. 84% des 50 sites les plus bloqués par les utilisateurs via la nouvelle "Personal BlockList" Google Chrome ont également été détectés par le nouveau filtre de l'algorithme. Un grand progrès, donc, pour les utilisateurs et une bonne nouvelle pour les rédacteurs web.
En attendant la balise "good content", je vous suggère de continuer à soigner votre style et la pertinence des informations que vous publiez sur votre site. Une petite Charte éditoriale web peut-être ?
A lire
L'étude complète de Sistrix, site allemand spécialisé dans le référencement : elle tend à prouver que certains blogs sérieux seraient également pénalisés par cette modification de l'algorithme de Google.
L'article d'Olivier Duffez, Le point de vue des rédacteurs web sur les fermes de contenus
03 février 2011
Lecture du journal sur iPad versus papier : deux foix plus d'articles parcourus
Les lecteurs parcourent deux fois plus d'articles sur un journal iPad que sur un journal papier (35% d'articles parcourus pour l'iPad contre 18% pour le support papier). Mais les lecteurs mémorisent moins bien l'information lue sur l'iPad. C'est la conclusion de l'étude Eyetrack menée par l'agence française d'ergonomie Miratech sur deux versions du journal 20 minutes.
Une première étude avait montré que la lecture sur iPad était plus superficielle que sur un journal papier. Cette deuxième anlyse confirme la première : les lecteurs scannent l'information plus rapidement sur l'iPad, tandis qu'ils lisent de manière plus approfondie et plus efficace sur un format papier. Suite à la lecture, seulement 70% des participants se rappellent d'un article sur iPad, contre 90% pour le support papier.
Comment interpréter cette différence ? Je me pose plusieurs questions :
> Est-ce la lecture hypertexte, plus décousue, moins construite que la lecture linéaire qui serait à l'origine de cette différence ? En ce cas, on pourrait faire la même observation sur un site Internet.
> Est-ce l'organisation de l'information, sa présentation sur l'iPad, légèrement différente par rapport à la version papier, qui pourrait expliquer ce décalage ?
> Ou est-ce dû au support lui-même, plus lumineux ?
La passionnante étude Eyetracking the news : "What are the differences in reading news in print and online ?" (désormais disponible sur Amazon) menée en 2007 par le Poynter institute avait montré que, plus l'information était découpée et présentée sous des formats denses comme un graphique, des questions/réponses ou des cartes, plus les internautes assimilaient cette information durablement.
Merci à l'agence d'ergonomie Miratech d'avoir mené et publié cette étude ! Dans le désert des études sur le sujet de la lecture sur Internet et sur l'iPad, voilà quelques bonnes pistes de réflexion. Si vous avez d'autres informations/études, n'hésitez-pas à venir en parler sur ce blog.
Lire le compte rendu de l'étude "On parcourt le journal sur l'iPad, on le lit sur le papier", sur Miratech.
A lire aussi :
L'étude Eyetrack07 : points clés
Jérémie Eskenazi :« L’internaute cherche un mot, une image, un lien qui lui montre qu’il est sur la bonne voie »
17 décembre 2010
Cher père Noël, cette année j'aimerais...
...des projets bien ficelés, des truffes au chocolat, des clients sympas, des trains à l'heure, des marrons glacés, des étudiants dynamiques et surtout le dernier livre de Muriel Vandermeulen, joli comme un berlingot : "Stratégie de contenu web"
Comme l'écrit Muriel elle-même sur son blog Ecrire pour le web l’ouvrage couvre toutes les étapes de la gestion du cycle de vie des contenus en ligne : l’audit, la stratégie, la création, la publication et l’entretien :
- Audit - Canaux et conversations – Inventaire des contenus – Benchmark éditorial – Typologie des utilisateurs – Audit de positionnement
- Stratégie – Workflow éditorial – Ligne éditoriale – Formats éditoriaux – Contenu créé par l’utilisateur – Indicateurs de performance – Organisation de l’information – Référencement éditorial
- Création et publication - Écriture en ligne – Hypertexte & Formulaires - Indexation & Trouvabilité – Systèmes de gestion de contenu – Lisibilité – Rédiger pour le mobile
- Entretien - Calendrier de publication – Charte éditoriale & ergonomique – Résultats & reporting – Formation
Je ne sais pas vous, mais moi ce programme me met le cœur en fête !
Muriel, qui habite la belle ville de Bruxelles, viendra parler de son livre à Paris le 19 janvier 2011 lors d'une réunion du groupe Content Strategy Paris. La rencontre se fera autour d'un repas entre 12h30 et 14h30.
Passez de bonnes fêtes :-)
Et merci, cher père Noël !
28 octobre 2010
Bâtir sa crédibilité éditoriale sur les réseaux sociaux
Par quel bout prendre les réseaux sociaux ? Si vous vous posez toujours la question, et même si vous avez déjà votre idée sur la question, vous devez absolument lire ce dossier (découvert grâce au groupe Frenchweb sur Linked-in !) : Réseaux sociaux en affaires.
L'initiative de ces "cahiers thématiques mensuels" est lancée par Vallier Lapierre et Geoffroi Garon. Vallier Lapierre édite le portail Rezopointzero.com qui regroupe plus d'une vingtaine de blogueurs francophones du Québec, de France et de Suisse, sur le sujet des nouvelles technologies.
Ce premier cahier rassemble plusieurs articles, écrits par des spécialistes des réseaux sociaux, sur la meilleure manière d'utiliser facebook, linked-in et twitter dans ses affaires. Je vous conseille en particulier la lecture de "Bâtir sa crédibilité sur les réseaux sociaux" et "Meubles South Shore rajeunit sa clientèle sur facebook" avec le cas concret du concours du meuble le plus laid.
A suivre en 2011 : les blogs corporatifs, le rayonnement par référencement, le commerce électronique et le marketing mobile. Un programme bien alléchant :-)






