Plume Interactive : écriture web et ergonomie éditoriale par Eve Demange

Ecriture web, ergonomie éditoriale, optimisation de contenu éditorial web, rédaction référencement, management de projet éditorial Internet

16 mai 2011

5 conseils rédaction pour un titre web efficace

Sur Internet, les internautes scannent les pages à la recherche d’une information utile pour eux. Dans ce contexte, le titre d’une page web constitue une accroche très puissante. Comment rédiger un titre web performant ? Voici 5 conseils de rédactrice web :


1- Posez votre crayon (ou levez les doigts) et réfléchissez. Quelle est l’information clé de votre article ? Pour vous aider, imaginez que vous êtes dans la jungle. Votre téléphone (satellite) n’a plus de batteries et vous devez faire passer un message en quelques secondes. Que dites-vous ?

2- Un titre web doit être explicite. Sur Internet, mieux vaut réserver les jeux de mots aux billets d’humeur. Prenons un exemple :

"DSK out" (Libération). Sur le journal papier, ce titre est épinglé sur une immense photo de Dominique Strauss-Kahn. Mais sur le web, les textes seront regardés avant les photos. Il faut donc concentrer l’information sur les mots. Par ailleurs, ce titre n’a aucune chance de ressortir sur les moteurs de recherche.

"DSK arrêté à New York" (Journal du Dimanche) aura plus de chance d’attirer l’attention des lecteurs (et des moteurs) sur Internet.

3- Votre titre ne doit pas dépasser une ligne. C’est une règle importante à laquelle vous devez essayer de vous tenir. Plus votre titre sera court, plus il sera fort.

4- Votre titre doit raconter une histoire. Vos internautes ne s’arrêteront de scanner que s’ils tombent sur un mot qui les intéresse ou sur un titre qui leur "vend" une histoire intéressante.

Par exemple :
"Attaque brutale d'une tribu en danger" (Survival International)
"M. le Président, j’ai travaillé plus pour gagner moins" (Libération)

"Témoignage vidéo de Untel" marchera moins bien qu’un extrait particulièrement croustillant du témoignage en question "« + 50% du chiffre d’affaires après la refonte web »"

5- Pensez référencement : essayez de faire tenir votre idée en 5 à 6 mots-clés que vous pourrez reprendre dans la balise title. Supprimez le maximum d’articles "le", "la", ou d’adverbes inutiles "énormément".

Le bon titre vient plus facilement si vous avez une idée précise du contenu de l’article. Ecrivez-le donc à la fin. Mais si vous avez besoin d'un titre pour écrire votre article, vous pouvez faire un premier jet. Ce sera l’angle sur lequel vous allez construire votre sujet. Ensuite, lorsque vous aurez terminé la rédaction, je vous conseille de reprendre le titre afin de l’optimiser.

Bonne rédaction web :-)

Lire aussi
Titres web : des idées pour vous inspirer
Les titres qui font cliquer
Comment choisir un angle éditorial ?


28 avril 2011

Pantouflard, l'internaute ? Mais oui, pantouflard, branché et pressé :-)

A mesure que le web vieillit, on constate que les internautes deviennent de plus en plus feignants. Et ces mêmes internautes n'aiment pas le changement. De plus en plus de refontes web radicales se heurtent au mécontentement des clients. Conséquence ? Une chute dramatique du trafic sans retour en arrière possible dans certains cas. Gerry Mc Govern analyse le phénomène dans son dernier billet (en anglais) "Redesign out, continuous improvement in".

Les ergonomes et les designers web connaissent bien le principe des standards du web qu'ils appliquent pour le bien des internautes : le panier en haut à droite de l'écran sur les sites de ecommerce, les liens soulignés bleu non visité, pourpre visité, le lien vers la page d'accueil sur le logo du site. Mais désormais, il faut compter avec les spécificités de navigation propres à chaque site.

Car les clients web ont leurs habitudes : la rubrique "beurre" à côté des "yaourts" sur leur supermarché en ligne favori, la commande rapide sur Amazon à droite de l'écran ou encore les "housses de couette" dans la catégorie "linge de lit". Et on les comprend. Avez-vous déjà passé une heure à chercher les bouteilles d'eau minérale dans votre supermarché suite à une réorganisation des rayons (pour le bien du client) ? Voilà, vous voyez ce que que je veux dire.

De plus en plus de pros du web font l'expérience de l'insatisfaction des internautes suite à une refonte complète. Et recommandent la prudence en matière de redesign. Muriel Vandermeulen recommandait il y a peu sur ce blog : "Je conseille une optimisation permanente et non le mode « on casse tout et on recommence »". Jean-Marc Hardy faisait remarquer récemment qu'Amazon et Google, ces deux sites chouchous des internautes ont conservé la même page d'accueil au fil des années et ce, malgré de profondes mutations.

Changer tout en restant pareil : voilà qui semble une sage résolution pour la stratégie éditoriale web des années à venir.

 

12 avril 2011

« Le référencement naturel ? Ca ne nous intéresse pas.»

J'entends régulièrement cette phrase avant un audit éditorial web: « Nous avons des clients qui nous connaissent déjà, pas besoin d'aller chercher d'autres clients sur Internet. » Ou alors :
«
nous sommes incontournables : le référencement naturel, ce n'est pas notre priorité. » Certes. Et si votre client trouvait d'autres informations plus intéressantes, ailleurs ?

Penchons-nous 5 minutes sur le cas du client de la banque pas-besoin-d'aller-chercher-d'autres-clients-sur-Internet. Le client s'appelle Thomas. Il a un projet immobilier et peu de temps à y consacrer. Il n'a pas eu le temps de voir son conseiller. C'est le soir, après le travail. Thomas tape "capacité d'emprunt" sur Google. Là, il clique sur le premier résultat qu'il obtient, chez une banque concurrente Z. C'est un simulateur de crédit très efficace, vraiment très efficace.

Thomas et sa femme passent la soirée à calculer leur budget d'achat pour la maison de leur rêve. De fil en aiguille, sur le site de la banque Z ils trouvent des tas d'informations claires, et des conditions particulièrement attractives. Et des taux bas. Vraiment intéressants. Et si Thomas et sa femme devenaient clients chez Z, le concurrent de la banque pas-besoin-d'aller-chercher-d'autres-clients-sur-Internet, tout ça pour une histoire de "capacité d'emprunt" sur Google ? Avouez que ce serait dommage, non ?

Dans la vraie vie, les clients passent leur temps sur Internet. Ils communiquent avec leurs amis et préparent leur changement de job sur les réseaux sociaux. Ils ouvrent une liste de mariage en ligne et trouvent les meilleurs prix pour leurs voyages de noce sur les sites de voyages. Ils repèrent leur nouvelle maison sur les sites immobiliers et commandent les vêtements de leurs enfants sur les sites ecommerce.

Vos clients préparent leur vie sur le web. Il ne s'agit pas d'être bien "référencé". Il s'agit de rester visible, de continuer à exister sur un média devenu stratégique.

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03 avril 2011

Montesquieu, pro de la rédaction web

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"Le lecteur se tue à abréger ce que l'auteur s'est tué à allonger" écrivait Montesquieu au 18ème siècle. Pensée à méditer entre deux rêves persans, avec un thé bien chaud et quelques gâteaux citron amande à tomber par terre.

 

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30 mars 2011

Muriel Vandermeulen : «L’inventaire des pages web permet de voir si le contenu éditorial est périmé ou redondant. »

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Avant de vous lancer dans une refonte complète des contenus de votre site Internet, rien de tel qu'un bon vieil inventaire pour faire le point sur ce que vous avez déjà en rayon. Histoire de ne pas réécrire entièrement ce dossier passionnant que vous aviez complètement oublié, ou de commander un article sur un sujet qui a déjà été traité par le département marketing...

A propos de l'inventaire des contenus, Muriel Vandermeulen écrit dans son livre Stratégie de contenu web qu'« il devrait faire partie des documents de bord de tout projet de publication numérique » (p32).

Muriel, à quoi sert « l’inventaire des contenus » ?
L’inventaire des contenus s’avère selon moi essentiel lorsque l’on aborde un site Internet. Cette étape fondamentale permet de savoir ce que l’on a. Elle permet d’évaluer ce que le contenu web peut devenir.

Comment faire un inventaire des contenus ?
Vous prenez un fichier Excel, vous faites un tableau et vous listez les contenus. Vous les qualifiez, vous indiquez quel type de contenu se trouve à quelle page : les actualités, les pages institutionnelles, les ressources humaines. Et vous indiquez quelle ligne éditoriale correspond. Vous inventoriez les formats et les outils, les matériaux à disposition. Cette étape permet d’avoir une bonne visibilité de la matière éditoriale.

Parfois, lorsque l’on travaille sur une refonte de site, les pages changent tellement que le prestataire ne sait plus où intégrer le nouveau contenu. Dans ce cas, l’inventaire peut servir de liant pour l’équipe de travail.

Comment faire pour appréhender un site avec des milliers de pages ?
Si on a 15 000 pages, on n’est pas obligé d’aller loin dans la granularité, le niveau de détail. Pas besoin d’y passer 6 mois. On peut y consacrer 1 à 2 jours. Vous pouvez faire un inventaire quantitatif, un inventaire qualitatif, un inventaire quantitatif et qualitatif.

Qu’est-ce que la « granularité » des contenus ?
C’est le niveau de détail de l’information, le niveau d’information par « couches » successives. On va enrichir la page avec des niveaux de lecture différents. Par exemple, si l’on prend une page produit, on a
1- la description du produit
2- les témoignages et commentaires
3- les détails techniques
4- la démo du produit

La granularité de l’information, c’est le taux de richesse de l’information qui va aller compléter une page.

Une fois que l’on a un inventaire précis des contenus, que faire ?
Cet inventaire va permettre de se rendre compte si le contenu est périmé ou redondant par rapport à d’autres pages. Cela va nous permettre d’alléger, trier, simplifier et de rééquilibrer les contenus par pages.

Si vous avez beaucoup de contenus ou de sites à gérer d’un seul coup, vous allez travailler par niveau de priorité. Il s’agit de circonscrire, de limiter les périmètres de travail. Vous identifiez les zones les plus critiques, celles qui s’avèrent essentielles pour la stratégie du site Internet ou de l’entreprise. Et vous travaillez par « package ».

Ce type d’approche doit absolument être soutenu en interne. Il ne s’agit pas de déléguer ce travail à une agence sans s’en occuper. Car les causes humaines sont à l’origine de cette surproduction de pages ou de sites Internet. Il faut donc réorganiser le workflow, la chaine de production éditoriale, mettre en place un calendrier éditorial avec un comité et nommer un responsable éditorial web et un responsable de ce calendrier.

Merci d'avoir répondu à ces questions :-)

A lire aussi
Muriel Vandermeulen : «Les entreprises sont de plus en plus confrontées à un besoin de rationalisation de la chaine éditoriale.»
Jean-Marc Hardy : « Il faut amener la culture de la sélectivité éditoriale »


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14 mars 2011

Duplicate content : les conseils d'Olivier Andrieu

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Olivier Andrieu, auteur du best seller Réussir son référencement web, donne quelques bons conseils aux rédacteurs web pour gérer les problèmes liés au "duplicate content":

Le “duplicate content“ : quels conseils donner aux rédacteurs web à ce propos ?
Tout d’abord il faut se demander ce que l’on désigne par le terme “duplicate content” ? On peut parler de “duplicate content“ à propos d'une pages accessible avec des URL différentes. Mais on peut avoir dans un même site, un article et sa version imprimable. C’est aussi un cas de “duplicate content“.

Justement, que faire si l’on a deux pages identiques sur son propre site ?
La solution peut être l’utilisation de la balise link rel="canonical" href="xxx". (On indique aux robots sur la page dupliquée, comme une version imprimable par exemple, l’adresse de la page source du contenu). Mais attention, cette balise n’est pas prise en compte par Google news.

Et si le “duplicate content“ se trouve sur un site Internet externe ?
Si le contenu est repris par un partenaire, en marque blanche par exemple : Google va prendre en compte la première page trouvée et celle qui a le plus fort page rank. Dans le contrat avec le partenaire, on pourra demander la non indexation du contenu du site en utilisant la balise robots "noindex". On pourra également convenir d’une balise avec un lien du partenaire vers la page canonique.

Si le contenu est repris par quelqu’un que l’on ne connait pas : 
> En France : dans ce cas, il faut trouver une solution amiable et voir avec son service juridique.
> Dans les îles Caïmans ou autres destinations "exotiques" : on peut s’asseoir et pleurer !  Mais on trouve une solution dans la plupart des cas. Sauf quand on vous vole votre contenu et que vous ne voyez pas qui cela peut être. Mais c’est rare.

A partir de quel degré de similitude peut-on parler de “duplicate content” ?
Un chiffre qui circule parle d’un seuil de 70% de similitude. Au dessus, on parle bien de  “duplicate content”. Vous pouvez consulter le site www.duplicatecontent.net, vous donnez 2 URL différentes et le site donne le taux de similarité. De manière générale, il s’agit de bon sens. Si vous citez quelqu’un : pas de problème. Mais il ne faut pas reprendre tout le contenu d’un article.

Et la traduction ?
Pour l’instant, c’est-à-dire au moins pour les 6 prochains mois, ce n’est pas considéré comme du “duplicate content“ par Google ! Après, il faudra tester :-)

Merci d'avoir répondu à ces questions :-)

28 février 2011

Grand ménage de printemps chez Google !

Les moteurs de recherche n'ont qu'un seul objectif : trouver la page qui propose la réponse la plus pertinente à la requête d'un internaute. Mais comment distinguer un texte de qualité d'un texte bas de gamme ? Google planchait depuis de longs mois sur le sujet. Voici enfin du progrès sur l'algorithme !

D’après l’article publié par Amit Singhal et Matt Cutts sur le blog officiel de Google, les cerveaux du moteur auraient implémenté un changement majeur dans l’algorithme de Google. Cette modification vise à améliorer la pertinence des résultats en pénalisant les contenus de faible qualité et les « usines à contenu ». 11,8%des requêtes seraient impactées. Ouf ! Plus de sites inutiles, farcis de liens commerciaux et de pubs en première page de Google.

Mais comment Google peut-il faire le ménage ? Comment peut-il séparer le bon grain de l'ivraie ? Le robot n’étant pas sensible à la base au concept de « ligne éditoriale » ni vraiment porté sur les bons mots, qu’est-ce qui lui permet de se faire une idée de la qualité du contenu qu’il lit ? Bonne question. Olivier Duffez est déjà sur le coupIsabelle Canivet aussi sur le groupe de discussion Redaction web de Linked-in, si vous souhaitez en discuter.

Les résultats paraissent fiables puisqu'ils correspondent aux choix des utilisateurs. 84% des 50 sites les plus bloqués par les utilisateurs via la nouvelle "Personal BlockList" Google Chrome ont également été détectés par le nouveau filtre de l'algorithme. Un grand progrès, donc, pour les utilisateurs et une bonne nouvelle pour les rédacteurs web.

En attendant la balise "good content", je vous suggère de continuer à soigner votre style et la pertinence des informations que vous publiez sur votre site. Une petite Charte éditoriale web peut-être ?

A lire
L'étude complète de Sistrix, site allemand spécialisé dans le référencement : elle tend à prouver que certains blogs sérieux seraient également pénalisés par cette modification de l'algorithme de Google.
L'article d'Olivier Duffez, Le point de vue des rédacteurs web sur les fermes de contenus

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07 février 2011

Olivier Andrieu : "Pour moi, référenceur et rédacteur ne vont pas l'un sans l'autre aujourd'hui"

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Olivier Andrieu, auteur du best seller Réussir son référencement web a été le premier parrain de la formation rédaction référencement à Mulhouse. Pour nous, il revient sur la collaboration entre les métiers de la rédaction web et du référencement naturel.

Que pensez-vous de l’association “rédacteur référenceur” ?
Pour moi, l’un ne va pas sans l’autre aujourd’hui. Un référenceur doit avoir des notions de rédaction. Le rédacteur doit savoir où positionner les bons mots-clés dans la page. Le référencement aujourd’hui concerne 3 aspects prioritaires :
> le contenu : avec les bons mots-clés dans la page
> le code html
> la conception : les liens, la popularité et la confiance
Un bon référencement passe par cette règle des 3 C. C’est bien d’allier le rédactionnel et le référencement, de comprendre la globalité afin d’être efficace.

Comment se passe l’organisation et la répartition des rôles ?
Cela dépend du type de site. Le référenceur va gérer les aspects techniques et donner des conseils aux rédacteurs. Parfois il va lui-même réviser le contenu écrit. Les rédacteurs commencent à comprendre qu’ils doivent mettre des mots importants dans leurs textes. La collaboration se passe plutôt mieux qu’avant, je trouve. Il y a deux ou trois ans, les rédacteurs ne comprenaient pas forcément l’intérêt de rajouter des mots utilisés par les internautes dans leurs articles. Du coup, les tensions n'étaient pas rares.

Or les deux professions sont complémentaires. Le rédacteur connaîtra mieux le contexte que le référenceur. Le référenceur a l’expérience du référencement pur. Tout est une question de bonne volonté et de mise en commun des connaissances.

A quel moment rédacteurs et référenceurs doivent-ils intervenir sur un projet ?
En amont ! Souvent, on vient nous trouver une fois que le site est mis en ligne en nous disant : « maintenant vous allez le référencer ! » Il y a toujours cette idée que le travail du référenceur, c’est d’entrer les bons mots-clés dans les balises méta keywords et après c’est bon. Non !

Quand tout le monde aura bien compris que le référencement passe par le contenu, tout ira beaucoup mieux. En ce moment par exemple, nous travaillons sur un gros site Internet bien en amont. Nous travaillons ensemble sur le wording. On va travailler les noms de rubrique, écrire par exemple « vidéo » au singulier plutôt qu’au pluriel car c'est aisi que le demandent les internautes sur les moteurs. Il s'agit là d'un simple exemple parmi toutes les mesures à prendre....

Comment concilier créativité et référencement ?
Sur un site Internet de radio par exemple, la mention « A l’antenne » ne veut rien dire, ce n’est pas un mot-clé significatif. Mais si les journalistes pensent que c’est important pour leurs internautes, ce sont biensûr eux qui vont trancher. Mais ils le feront en toute connaissance de cause !

Le référencement, c’est une partie des décisions à prendre quand on travaille sur un site Internet. Chaque cas est différent. Si l’ergonomie est l’aspect le plus important du projet, ce sera l’ergonome qui va prendre la décision finale. Si c’est l’éditorial et la créativité qui priment, ce sera la personne  en charge de l’éditorial qui aura le dernier mot. Et si c’est le référencement, ce sera le référenceur.

Quoi qu’il en soit, il est important au début du projet de bien mettre en commun les connaissances essentielles de chacun pour ne pas faire d’erreurs.

Merci d'avoir répondu à ces questions !

Lire aussi
Olivier Andrieu : « Il faut écrire pour les internautes en pensant aux moteurs et non le contraire. »
Olivier Andrieu : « 80% du trafic moteurs vient de requêtes issues du contenu éditorial des pages.»

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03 février 2011

Lecture du journal sur iPad versus papier : deux foix plus d'articles parcourus

Les lecteurs parcourent deux fois plus d'articles sur un journal iPad que sur un journal papier (35% d'articles parcourus pour l'iPad contre 18% pour le support papier). Mais les lecteurs mémorisent moins bien l'information lue sur l'iPad. C'est la conclusion de l'étude Eyetrack menée par l'agence française d'ergonomie Miratech sur deux versions du journal 20 minutes.

Une première étude avait montré que la lecture sur iPad était plus superficielle que sur un journal papier. Cette deuxième anlyse confirme la première : les lecteurs scannent l'information plus rapidement sur l'iPad, tandis qu'ils lisent de manière plus approfondie et plus efficace sur un format papier. Suite à la lecture, seulement 70% des participants se rappellent d'un article sur iPad, contre 90% pour le support papier.

Comment interpréter cette différence ? Je me pose plusieurs questions :
> Est-ce la lecture hypertexte, plus décousue, moins construite que la lecture linéaire qui serait à l'origine de cette différence ? En ce cas, on pourrait faire la même observation sur un site Internet.
> Est-ce l'organisation de l'information, sa présentation sur l'iPad, légèrement différente par rapport à la version papier, qui pourrait expliquer ce décalage ?
> Ou est-ce dû au support lui-même, plus lumineux ?

La passionnante étude Eyetracking the news : "What are the differences in reading news in print and online ?" (désormais disponible sur Amazon) menée en 2007 par le Poynter institute avait montré que, plus l'information était découpée et présentée sous des formats denses comme un graphique, des questions/réponses ou des cartes, plus les internautes assimilaient cette information durablement.

Merci à l'agence d'ergonomie Miratech d'avoir mené et publié cette étude ! Dans le désert des études sur le sujet de la lecture sur Internet et sur l'iPad, voilà quelques bonnes pistes de réflexion. Si vous avez d'autres informations/études, n'hésitez-pas à venir en parler sur ce blog.

Lire le compte rendu de l'étude "On parcourt le journal sur l'iPad, on le lit sur le papier", sur Miratech.

A lire aussi :
L'étude Eyetrack07 : points clés
Jérémie Eskenazi :« L’internaute cherche un mot, une image, un lien qui lui montre qu’il est sur la bonne voie »

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25 janvier 2011

Olivier Andrieu : « Il faut écrire pour les internautes en pensant aux moteurs et non le contraire. »

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Olivier Andrieu, le référenceur préféré des français vient de sortir une nouvelle édition de son best seller Réussir son référencement web. Nouveaux chapitres, nouvelles astuces, et toujours ses conseils pratiques utiles ! "Trafic de longue traine", "champ sémantique", il revient pour nous sur ces concepts clés de la rédaction référencement.


Il existe peu de livres pratiques et « poussés » sur le référencement à l’heure actuelle. Comme expliquer ce manque ?
Je vois 2 raisons à cela :
- La première, c’est que les personnes qui possèdent ce savoir, les référenceurs donc, n’ont pas toujours l’envie ni le temps d’écrire.

- D’autres n’ont pas envie de diffuser l’information. Je trouve que c’est dommage car le référencement est un métier qui s’enrichit de la connaissance de tous. Le référencement n’est pas une science exacte. Certaines personnes partagent beaucoup. Et finalement, j’ai l’impression que ce sont toujours les mêmes. Le milieu du référencement est un petit microcosme. Et c’est vrai qu’il n’y a pas énormément de livres sur le sujet.

Certains référenceurs ont peut-être peur d’être dépossédés de leur connaissance s’ils la partagent avec le plus grand nombre ?
Mais à l’heure d’Internet, c’est un peu dépassé. Nous ne sommes plus à une époque où l’on peut faire de la rétention d’information. C’est la diffusion au contraire qui donne la puissance. Aujourd’hui, je fais du consulting mais ça ne me viendrait pas à l’idée de garder mes données ! On apprend tous les jours en référencement.

Il y a la méthode. Après, à chacun de se l’approprier. Ensuite, tout le monde profite de l’expérience acquise. Je profite aussi de l’expérience de certaines personnes. J’aime voir les choses de cette manière.

Dans le programme de votre formation au référencement, au salon du e-marketing, vous parlez de « la longue traine ». Pourquoi ce concept "révolutionne le référencement" d'après vous à l’heure actuelle ?
La longue traine apporte 80% du trafic moteur. Or qu’est-ce qui fait la longue traine ? C’est le contenu éditorial d’un site Internet. Le référencement aujourd’hui, c’est le contenu. Bien sûr on peut optimiser un site sur les quelques mots-clés les plus générateurs de trafic, la marque. C’est important. Mais le gros du trafic, c’est le contenu, avec une qualité de trafic générée souvent excellente.

Il ne s’agit plus d’optimiser seulement la page d’accueil ou de cacher des mots-clés dans les balises méta keywords. Ca, c’est la préhistoire ! Mais ces idées perdurent. Le moteur est un internaute comme un autre. Il analyse le contenu des pages et voit s’il trouve des informations de qualité par rapport à sa requête.

Comment aborder le contenu éditorial pour développer le trafic de longue traine ?
Il faut imaginer un champ lexical énorme, le plus vaste possible. Prenons l’exemple d’un site immobilier. Il va vouloir se positionner sur la requête « appartement neuf 4 pièces dans MAVILLE ». Le responsable immobilier ne veut pas être 1er sur le mot-clé « immobilier » mais sur les requêtes liées à sa ville. Toutes ces requêtes de longue traine trouvent réponse dans le cœur du contenu du site.

Peut-on imaginer optimiser un site sur ces groupes de mots-clés très ciblés par exemple ?
Cette stratégie peut être possible sur un petit site d’une dizaine de pages par exemple mais pas sur un grand site. On arrive tout de suite à des centaines de requêtes possibles. On ne peut pas imaginer toutes les requêtes de longue traine, c’est trop compliqué. Il faut donc soigner le contenu éditorial qui va nourrir la longue traine.

Dans le cas de l’agence immobilière par exemple, on choisit 4-5 requêtes stratégiques, génératrices de mots-clés sur une ville. Et puis ensuite, on va développer un champ sémantique de 50 à 200 mots et expressions. Ensuite, il s’agit d’écrire pour les internautes en pensant aux moteurs et non l’inverse.

Les rédacteurs vont piocher dans ce champ lexical et parsemer les textes de ces mots. Ils sauront par exemple qu’il vaut mieux utiliser le chiffre 4 plutôt que de l’écrire en toutes lettres. Ce qui est important, c’est de multiplier le nombre de pages. Mais il faut se limiter, que cela reste lisible. Le point essentiel : ne pas écrire pour les moteurs. Ca se voit et l’utilisateur s’en va.

Est-il plus facile d’optimiser une fiche produit ciblée sur un site e-commerce qu’un site institutionnel par exemple ?
Lorsqu’il y a beaucoup de produits, c’est difficile de se renouveler d’une page à l’autre. Je ne sais pas si l’on peut dire qu’un type de site est plus facile à référencer que d’autres. C’est ce qui fait tout l’attrait du référencement. Chaque site est un cas à part. Il n’y a pas de solution miracle en référencement. On imagine quelque chose, ça marche, tant mieux. On apprend en faisant des tests. On a essayé, ça n’a pas trop marché. On a essayé autre chose, ça a mieux marché.

Il est important d’avoir une approche standard mais il faut savoir s’adapter. Il y a la méthodo, les idées de base et ensuite l’important est de mesurer. La remise en question est essentielle dans notre métier.

A lire aussi :
Olivier Andrieu : « 80% du trafic moteurs vient de requêtes issues du contenu éditorial des pages.»
Sébastien Langlois : « Rédiger de gros volumes de contenu uniquement pour améliorer le référencement, cela n'a aucun sens »
Sébastien Billard : "Définir un petit nombre d'expressions qui vont guider la rédaction"



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