Plume Interactive : écriture web et ergonomie éditoriale par Eve Demange

Ecriture web, ergonomie éditoriale, optimisation de contenu éditorial web, rédaction référencement, management de projet éditorial Internet

14 mars 2011

Duplicate content : les conseils d'Olivier Andrieu

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Olivier Andrieu, auteur du best seller Réussir son référencement web, donne quelques bons conseils aux rédacteurs web pour gérer les problèmes liés au "duplicate content":

Le “duplicate content“ : quels conseils donner aux rédacteurs web à ce propos ?
Tout d’abord il faut se demander ce que l’on désigne par le terme “duplicate content” ? On peut parler de “duplicate content“ à propos d'une pages accessible avec des URL différentes. Mais on peut avoir dans un même site, un article et sa version imprimable. C’est aussi un cas de “duplicate content“.

Justement, que faire si l’on a deux pages identiques sur son propre site ?
La solution peut être l’utilisation de la balise link rel="canonical" href="xxx". (On indique aux robots sur la page dupliquée, comme une version imprimable par exemple, l’adresse de la page source du contenu). Mais attention, cette balise n’est pas prise en compte par Google news.

Et si le “duplicate content“ se trouve sur un site Internet externe ?
Si le contenu est repris par un partenaire, en marque blanche par exemple : Google va prendre en compte la première page trouvée et celle qui a le plus fort page rank. Dans le contrat avec le partenaire, on pourra demander la non indexation du contenu du site en utilisant la balise robots "noindex". On pourra également convenir d’une balise avec un lien du partenaire vers la page canonique.

Si le contenu est repris par quelqu’un que l’on ne connait pas : 
> En France : dans ce cas, il faut trouver une solution amiable et voir avec son service juridique.
> Dans les îles Caïmans ou autres destinations "exotiques" : on peut s’asseoir et pleurer !  Mais on trouve une solution dans la plupart des cas. Sauf quand on vous vole votre contenu et que vous ne voyez pas qui cela peut être. Mais c’est rare.

A partir de quel degré de similitude peut-on parler de “duplicate content” ?
Un chiffre qui circule parle d’un seuil de 70% de similitude. Au dessus, on parle bien de  “duplicate content”. Vous pouvez consulter le site www.duplicatecontent.net, vous donnez 2 URL différentes et le site donne le taux de similarité. De manière générale, il s’agit de bon sens. Si vous citez quelqu’un : pas de problème. Mais il ne faut pas reprendre tout le contenu d’un article.

Et la traduction ?
Pour l’instant, c’est-à-dire au moins pour les 6 prochains mois, ce n’est pas considéré comme du “duplicate content“ par Google ! Après, il faudra tester :-)

Merci d'avoir répondu à ces questions :-)


28 février 2011

Grand ménage de printemps chez Google !

Les moteurs de recherche n'ont qu'un seul objectif : trouver la page qui propose la réponse la plus pertinente à la requête d'un internaute. Mais comment distinguer un texte de qualité d'un texte bas de gamme ? Google planchait depuis de longs mois sur le sujet. Voici enfin du progrès sur l'algorithme !

D’après l’article publié par Amit Singhal et Matt Cutts sur le blog officiel de Google, les cerveaux du moteur auraient implémenté un changement majeur dans l’algorithme de Google. Cette modification vise à améliorer la pertinence des résultats en pénalisant les contenus de faible qualité et les « usines à contenu ». 11,8%des requêtes seraient impactées. Ouf ! Plus de sites inutiles, farcis de liens commerciaux et de pubs en première page de Google.

Mais comment Google peut-il faire le ménage ? Comment peut-il séparer le bon grain de l'ivraie ? Le robot n’étant pas sensible à la base au concept de « ligne éditoriale » ni vraiment porté sur les bons mots, qu’est-ce qui lui permet de se faire une idée de la qualité du contenu qu’il lit ? Bonne question. Olivier Duffez est déjà sur le coupIsabelle Canivet aussi sur le groupe de discussion Redaction web de Linked-in, si vous souhaitez en discuter.

Les résultats paraissent fiables puisqu'ils correspondent aux choix des utilisateurs. 84% des 50 sites les plus bloqués par les utilisateurs via la nouvelle "Personal BlockList" Google Chrome ont également été détectés par le nouveau filtre de l'algorithme. Un grand progrès, donc, pour les utilisateurs et une bonne nouvelle pour les rédacteurs web.

En attendant la balise "good content", je vous suggère de continuer à soigner votre style et la pertinence des informations que vous publiez sur votre site. Une petite Charte éditoriale web peut-être ?

A lire
L'étude complète de Sistrix, site allemand spécialisé dans le référencement : elle tend à prouver que certains blogs sérieux seraient également pénalisés par cette modification de l'algorithme de Google.
L'article d'Olivier Duffez, Le point de vue des rédacteurs web sur les fermes de contenus

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07 février 2011

Olivier Andrieu : "Pour moi, référenceur et rédacteur ne vont pas l'un sans l'autre aujourd'hui"

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Olivier Andrieu, auteur du best seller Réussir son référencement web a été le premier parrain de la formation rédaction référencement à Mulhouse. Pour nous, il revient sur la collaboration entre les métiers de la rédaction web et du référencement naturel.

Que pensez-vous de l’association “rédacteur référenceur” ?
Pour moi, l’un ne va pas sans l’autre aujourd’hui. Un référenceur doit avoir des notions de rédaction. Le rédacteur doit savoir où positionner les bons mots-clés dans la page. Le référencement aujourd’hui concerne 3 aspects prioritaires :
> le contenu : avec les bons mots-clés dans la page
> le code html
> la conception : les liens, la popularité et la confiance
Un bon référencement passe par cette règle des 3 C. C’est bien d’allier le rédactionnel et le référencement, de comprendre la globalité afin d’être efficace.

Comment se passe l’organisation et la répartition des rôles ?
Cela dépend du type de site. Le référenceur va gérer les aspects techniques et donner des conseils aux rédacteurs. Parfois il va lui-même réviser le contenu écrit. Les rédacteurs commencent à comprendre qu’ils doivent mettre des mots importants dans leurs textes. La collaboration se passe plutôt mieux qu’avant, je trouve. Il y a deux ou trois ans, les rédacteurs ne comprenaient pas forcément l’intérêt de rajouter des mots utilisés par les internautes dans leurs articles. Du coup, les tensions n'étaient pas rares.

Or les deux professions sont complémentaires. Le rédacteur connaîtra mieux le contexte que le référenceur. Le référenceur a l’expérience du référencement pur. Tout est une question de bonne volonté et de mise en commun des connaissances.

A quel moment rédacteurs et référenceurs doivent-ils intervenir sur un projet ?
En amont ! Souvent, on vient nous trouver une fois que le site est mis en ligne en nous disant : « maintenant vous allez le référencer ! » Il y a toujours cette idée que le travail du référenceur, c’est d’entrer les bons mots-clés dans les balises méta keywords et après c’est bon. Non !

Quand tout le monde aura bien compris que le référencement passe par le contenu, tout ira beaucoup mieux. En ce moment par exemple, nous travaillons sur un gros site Internet bien en amont. Nous travaillons ensemble sur le wording. On va travailler les noms de rubrique, écrire par exemple « vidéo » au singulier plutôt qu’au pluriel car c'est aisi que le demandent les internautes sur les moteurs. Il s'agit là d'un simple exemple parmi toutes les mesures à prendre....

Comment concilier créativité et référencement ?
Sur un site Internet de radio par exemple, la mention « A l’antenne » ne veut rien dire, ce n’est pas un mot-clé significatif. Mais si les journalistes pensent que c’est important pour leurs internautes, ce sont biensûr eux qui vont trancher. Mais ils le feront en toute connaissance de cause !

Le référencement, c’est une partie des décisions à prendre quand on travaille sur un site Internet. Chaque cas est différent. Si l’ergonomie est l’aspect le plus important du projet, ce sera l’ergonome qui va prendre la décision finale. Si c’est l’éditorial et la créativité qui priment, ce sera la personne  en charge de l’éditorial qui aura le dernier mot. Et si c’est le référencement, ce sera le référenceur.

Quoi qu’il en soit, il est important au début du projet de bien mettre en commun les connaissances essentielles de chacun pour ne pas faire d’erreurs.

Merci d'avoir répondu à ces questions !

Lire aussi
Olivier Andrieu : « Il faut écrire pour les internautes en pensant aux moteurs et non le contraire. »
Olivier Andrieu : « 80% du trafic moteurs vient de requêtes issues du contenu éditorial des pages.»

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03 février 2011

Lecture du journal sur iPad versus papier : deux foix plus d'articles parcourus

Les lecteurs parcourent deux fois plus d'articles sur un journal iPad que sur un journal papier (35% d'articles parcourus pour l'iPad contre 18% pour le support papier). Mais les lecteurs mémorisent moins bien l'information lue sur l'iPad. C'est la conclusion de l'étude Eyetrack menée par l'agence française d'ergonomie Miratech sur deux versions du journal 20 minutes.

Une première étude avait montré que la lecture sur iPad était plus superficielle que sur un journal papier. Cette deuxième anlyse confirme la première : les lecteurs scannent l'information plus rapidement sur l'iPad, tandis qu'ils lisent de manière plus approfondie et plus efficace sur un format papier. Suite à la lecture, seulement 70% des participants se rappellent d'un article sur iPad, contre 90% pour le support papier.

Comment interpréter cette différence ? Je me pose plusieurs questions :
> Est-ce la lecture hypertexte, plus décousue, moins construite que la lecture linéaire qui serait à l'origine de cette différence ? En ce cas, on pourrait faire la même observation sur un site Internet.
> Est-ce l'organisation de l'information, sa présentation sur l'iPad, légèrement différente par rapport à la version papier, qui pourrait expliquer ce décalage ?
> Ou est-ce dû au support lui-même, plus lumineux ?

La passionnante étude Eyetracking the news : "What are the differences in reading news in print and online ?" (désormais disponible sur Amazon) menée en 2007 par le Poynter institute avait montré que, plus l'information était découpée et présentée sous des formats denses comme un graphique, des questions/réponses ou des cartes, plus les internautes assimilaient cette information durablement.

Merci à l'agence d'ergonomie Miratech d'avoir mené et publié cette étude ! Dans le désert des études sur le sujet de la lecture sur Internet et sur l'iPad, voilà quelques bonnes pistes de réflexion. Si vous avez d'autres informations/études, n'hésitez-pas à venir en parler sur ce blog.

Lire le compte rendu de l'étude "On parcourt le journal sur l'iPad, on le lit sur le papier", sur Miratech.

A lire aussi :
L'étude Eyetrack07 : points clés
Jérémie Eskenazi :« L’internaute cherche un mot, une image, un lien qui lui montre qu’il est sur la bonne voie »

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25 janvier 2011

Olivier Andrieu : « Il faut écrire pour les internautes en pensant aux moteurs et non le contraire. »

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Olivier Andrieu, le référenceur préféré des français vient de sortir une nouvelle édition de son best seller Réussir son référencement web. Nouveaux chapitres, nouvelles astuces, et toujours ses conseils pratiques utiles ! "Trafic de longue traine", "champ sémantique", il revient pour nous sur ces concepts clés de la rédaction référencement.


Il existe peu de livres pratiques et « poussés » sur le référencement à l’heure actuelle. Comme expliquer ce manque ?
Je vois 2 raisons à cela :
- La première, c’est que les personnes qui possèdent ce savoir, les référenceurs donc, n’ont pas toujours l’envie ni le temps d’écrire.

- D’autres n’ont pas envie de diffuser l’information. Je trouve que c’est dommage car le référencement est un métier qui s’enrichit de la connaissance de tous. Le référencement n’est pas une science exacte. Certaines personnes partagent beaucoup. Et finalement, j’ai l’impression que ce sont toujours les mêmes. Le milieu du référencement est un petit microcosme. Et c’est vrai qu’il n’y a pas énormément de livres sur le sujet.

Certains référenceurs ont peut-être peur d’être dépossédés de leur connaissance s’ils la partagent avec le plus grand nombre ?
Mais à l’heure d’Internet, c’est un peu dépassé. Nous ne sommes plus à une époque où l’on peut faire de la rétention d’information. C’est la diffusion au contraire qui donne la puissance. Aujourd’hui, je fais du consulting mais ça ne me viendrait pas à l’idée de garder mes données ! On apprend tous les jours en référencement.

Il y a la méthode. Après, à chacun de se l’approprier. Ensuite, tout le monde profite de l’expérience acquise. Je profite aussi de l’expérience de certaines personnes. J’aime voir les choses de cette manière.

Dans le programme de votre formation au référencement, au salon du e-marketing, vous parlez de « la longue traine ». Pourquoi ce concept "révolutionne le référencement" d'après vous à l’heure actuelle ?
La longue traine apporte 80% du trafic moteur. Or qu’est-ce qui fait la longue traine ? C’est le contenu éditorial d’un site Internet. Le référencement aujourd’hui, c’est le contenu. Bien sûr on peut optimiser un site sur les quelques mots-clés les plus générateurs de trafic, la marque. C’est important. Mais le gros du trafic, c’est le contenu, avec une qualité de trafic générée souvent excellente.

Il ne s’agit plus d’optimiser seulement la page d’accueil ou de cacher des mots-clés dans les balises méta keywords. Ca, c’est la préhistoire ! Mais ces idées perdurent. Le moteur est un internaute comme un autre. Il analyse le contenu des pages et voit s’il trouve des informations de qualité par rapport à sa requête.

Comment aborder le contenu éditorial pour développer le trafic de longue traine ?
Il faut imaginer un champ lexical énorme, le plus vaste possible. Prenons l’exemple d’un site immobilier. Il va vouloir se positionner sur la requête « appartement neuf 4 pièces dans MAVILLE ». Le responsable immobilier ne veut pas être 1er sur le mot-clé « immobilier » mais sur les requêtes liées à sa ville. Toutes ces requêtes de longue traine trouvent réponse dans le cœur du contenu du site.

Peut-on imaginer optimiser un site sur ces groupes de mots-clés très ciblés par exemple ?
Cette stratégie peut être possible sur un petit site d’une dizaine de pages par exemple mais pas sur un grand site. On arrive tout de suite à des centaines de requêtes possibles. On ne peut pas imaginer toutes les requêtes de longue traine, c’est trop compliqué. Il faut donc soigner le contenu éditorial qui va nourrir la longue traine.

Dans le cas de l’agence immobilière par exemple, on choisit 4-5 requêtes stratégiques, génératrices de mots-clés sur une ville. Et puis ensuite, on va développer un champ sémantique de 50 à 200 mots et expressions. Ensuite, il s’agit d’écrire pour les internautes en pensant aux moteurs et non l’inverse.

Les rédacteurs vont piocher dans ce champ lexical et parsemer les textes de ces mots. Ils sauront par exemple qu’il vaut mieux utiliser le chiffre 4 plutôt que de l’écrire en toutes lettres. Ce qui est important, c’est de multiplier le nombre de pages. Mais il faut se limiter, que cela reste lisible. Le point essentiel : ne pas écrire pour les moteurs. Ca se voit et l’utilisateur s’en va.

Est-il plus facile d’optimiser une fiche produit ciblée sur un site e-commerce qu’un site institutionnel par exemple ?
Lorsqu’il y a beaucoup de produits, c’est difficile de se renouveler d’une page à l’autre. Je ne sais pas si l’on peut dire qu’un type de site est plus facile à référencer que d’autres. C’est ce qui fait tout l’attrait du référencement. Chaque site est un cas à part. Il n’y a pas de solution miracle en référencement. On imagine quelque chose, ça marche, tant mieux. On apprend en faisant des tests. On a essayé, ça n’a pas trop marché. On a essayé autre chose, ça a mieux marché.

Il est important d’avoir une approche standard mais il faut savoir s’adapter. Il y a la méthodo, les idées de base et ensuite l’important est de mesurer. La remise en question est essentielle dans notre métier.

A lire aussi :
Olivier Andrieu : « 80% du trafic moteurs vient de requêtes issues du contenu éditorial des pages.»
Sébastien Langlois : « Rédiger de gros volumes de contenu uniquement pour améliorer le référencement, cela n'a aucun sens »
Sébastien Billard : "Définir un petit nombre d'expressions qui vont guider la rédaction"



21 janvier 2011

8 heures de formation au référencement naturel en DVD !

"Comment référencer son site Internet" en DVD : deux spécialistes du référencement, Olivier Andrieu du blog Abondance, et David Degrelle de l'agence 1ère position s'associent pour 8 heures de formation ! Le bonheur :-)

Le DVD, conçu et diffusé par Elephorm, société d'édition spécialisée dans la formation par tutoriel vidéo, sortira en février-mars 2011. Il sera également disponible sur fnac.com et sur amazon.

Comme l'explique Olivier Andrieu : "Le DVD est un complément du livre Réussir son référencement web. Nous proposons une méthode, à chacun de se l'approprier, de tester. Le référencement n'est pas une science exacte. On apprend tous les jours !"

A suivre...

18 janvier 2011

Muriel Vandermeulen : «Les entreprises sont de plus en plus confrontées à un besoin de rationalisation de la chaine éditoriale.»

Mu_Work3_smallMuriel Vandermeulen, auteur du blog ecrire pour le web, vient de publier un livre sur la stratégie de contenu web. Elle nous présente son ouvrage et nous parle de la durée de vie des contenus sur Internet.

Muriel, pourquoi un livre sur la « stratégie de contenu web » ?
L’éditeur m’a demandé un ouvrage sur l’écriture web. Comme il y avait déjà d’excellents livres sur le sujet, celui d’Isabelle (Canivet), celui de Joël Ronez, j’ai souhaité proposer une approche plus globale sur la stratégie de contenu.

Dans le contexte actuel d’«infobésité», le contenu est de plus en plus immédiat, volumineux avec une augmentation exponentielle de l’information. La nécessité de production devient permanente. Comment gérer tous ces flux ? Les entreprises sont de plus en plus confrontées à un besoin de rationalisation de la chaine éditoriale et des coûts éditoriaux sur Internet.

Je donne un exemple, une interview d’expert réalisée pour un support papier : comment rationaliser l’utilisation de cette information sur Internet ? Il ne s’agit pas juste de produire mais réellement d’organiser, de mesurer, en amont comme en aval.  On réalise enfin que la communication web n’est ni une affaire de technicien, ni une affaire d’ergonome mais bien une affaire de communication, avec une stratégie de communication spécifique au media.

Pourquoi calquer un livre sur la vie du contenu ?
Je me suis demandée : « comment donner un ouvrage utile aux professionnels du web ? » Les réponses étaient :
- Il faut d’abord se poser les bonnes questions
- Ensuite, passer à la tactique
- Produire
- Mesurer que ça marche
Dès lors, suivre le fil de vie du contenu m’est apparu comme une approche pratique.

Justement, y a-t-il une durée de vie définie pour un contenu en ligne ? Au bout de combien de temps faut-il renouveler son contenu ?
C’est une bonne question ! Je conseille une optimisation permanente et non le mode : « on casse tout et on recommence ». Aujourd’hui, nous avons les outils et les compétences pour travailler par étapes et par phases. Selon moi, c’est une approche plus intéressante et moins coûteuse que de bâtir un site et de tout recommencer 3 ans après.

Si on a construit un indicateur de performance et que cela fonctionne : pourquoi tout détruire ? Il existe maintenant des CMS (outils de publication) qui permettent d’optimiser le site selon ses besoins.
Parfois, on ne peut pas faire autrement, il est vrai. Par exemple, j’ai travaillé pour un site de soutien scolaire pour les élèves de lycées. Peu à peu la cible a changé. Le site s’adresse maintenant plus à des universitaires. L’utilité du site est différente. Dans ce cas, on est obligé de passer par une refonte. Quand l’entreprise et les objectifs évoluent, alors  là, oui, le site Internet doit changer !

Merci d'avoir répondu à ces questions :-)

A lire aussi
Jean-Marc Hardy :« Il faut amener la culture de la sélectivité éditoriale »
Isabelle Canivet : « J’ai voulu donner des outils aux rédacteurs pour qu’ils comprennent les bases du référencement naturel».

Posté par evedemange à 22:29 - Interview d'expert - Commentaires [0] - Permalien [#]
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14 janvier 2011

Rédaction référencement : optimiser un texte sur une faute d'orthographe

Les internautes font preuve d'une créativité débordante en ce qui concerne l'orthographe des mots recherchés sur les moteurs. On trouve plus souvent "corp humain" que "corps humain", bien plus "patisserie" que "pâtisserie". Que faire pour se positionner habilement sur ces mots-clés, sans publier un texte truffé de fautes ni farcir vos balises méta keywords ?

Suivez les bons conseils d'Olivier Andrieu : "Une stratégie de choix de mots-clés qu'on oublie souvent, et qui rapporte pourtant un trafic loin d'être négligeable, consiste à identifier les fautes de frappe ou d'orthographe."

Ensuite, l'idée est de les glisser dans le contenu visible de la page. Voici donc les astuces d'Olivier :

> Ma préférée : glissez le mot-clé sans accents dans la balise l'attribut alt et dans l'url.

> Proposez une page "Comment les internautes ont trouvé le site ce mois-ci".

> Proposez une page "Ce qu'il ne faut pas faire" dans laquelle vous pourrez lister les mots-clés avec des fautes. Le problème de cette tactique, c'est que l'on peut difficilement la glisser sur une page produit par exemple.

> Intégrez ces mots-clés mal orthographiés dans quelques faux commentaires. Une faute de frappe est si vite arrivée depuis un clavier d'IPhone. Ce sera plus facilement accepté que dans le texte "officiel".

> "Parfois, dans certains des textes de votre site, vous pourrez éventuellement insérer une faute d'orthographe de façon volontaire et bien sûr à l'insu de votre plein gré". Là Olivier, avec tout le respect que j'ai pour vous, je dis non ! Pas de fautes dans le texte !!

Comme l'explique Olivier Andrieu : "A vous d'être original et de trouver une façon amusante, sérieuse mais surtout visible d'indiquer aux moteurs des "mauvaises formes" de mots-clés. Un point très important à rappeler : n'essayez jamais de cacher ces mots dans vos codes HTML ! "

A ce propos, je me demandais : est-ce que ce serait néfaste de camoufler un mot mal orthographié à la fin de la balise <title>, vous savez, là où ça ne se voit plus à l'écran.   

Un dernier conseil, courrez acheter l'édition 2011 du livre d'Olivier Andrieu "Réussir son référencement web" car c'est une véritable mine ! Surtout dans le désert actuel sur ce sujet : il existe très peu de livres PRATIQUES sur le référencement avec des exemples CONCRETS. Avis aux référenceurs inspirés :-)

Et vous, qu'en pensez-vous, avez-vous des astuces à partager ?

09 janvier 2011

Dossier rédaction référencement web

Je vous souhaite à tous une heureuse année 2011 ! Que la vie vous gâte professionnellement et personnellement :-) Et pour bien commencer sur Plume Interactive, voici un petit florilège d'articles rédaction référencement !

Rédaction référencement - les bases
Savez-vous quels sont les deux aspects prioritaires à travailler en rédaction référencement ?

1- Un contenu éditorial web original et pertinent
En référencement naturel, le contenu est roi. Ce billet revient sur la manière de créer un contenu éditorial pertinent et sur les endroits de la page web que vous devez optimiser en priorité. Un bon rédacteur web commence toujours par penser à son lecteur et à ses besoins avant de penser aux moteurs. Un bon référenceur aussi, en fait. « Rédiger de gros volumes de contenu uniquement pour améliorer le référencement, cela n'a aucun sens », Sébastien Langlois, directeur d'Aposition.

2- Des liens référents en pagaille !
Vous aimeriez augmenter naturellement le nombre de liens référents vers votre site Internet. Comment faire ? Voici quelques idées.


> Pour travailler le champ sémantique et lexical web

Comment développer votre champ lexical web ?
Sébastien Billard, Relevant Traffic, vous donne quelques conseils : "Définir un petit nombre d'expressions qui vont guider la rédaction"

> Deux articles à lire en ce début d'année 2011 :
- "Réussir son référencement web 2011" d'Olivier Andrieu : les bonnes feuilles du Journal du Net, avec une partie du chapitre sur les liens entre réseaux sociaux et référencement naturel. Ce livre est un des meilleurs sur le sujet du référencement naturel. On termine la lecture avec les idées claires. Olivier Andrieu maîtrise l'art de simplifier ce qui est complexe. Un talent rare et précieux.

- "Search Engine Optimization (SEO) pitfalls" (Le piège du SEO) de Gerry McGovern. Le spécialiste du contenu web y livre une critique acerbe des textes écrits pour les moteurs. D'ailleurs, je serais curieuse de savoir ce que vous en pensez ?

Comme un site web utile mais introuvable sur le web, ça ne sert pas à grand chose non plus, je vous mets quand même une liste de beaux sites chics sans textes pour un exemple de ce qu'il ne faut pas faire ;-)

Et encore une bonne année 2011 !!

Posté par evedemange à 23:25 - Rédaction & référencement - Commentaires [7] - Permalien [#]
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17 décembre 2010

Cher père Noël, cette année j'aimerais...

...des projets bien ficelés, des truffes au chocolat, des clients sympas, des trains à l'heure, des marrons glacés, des étudiants dynamiques et surtout le dernier livre de Muriel Vandermeulen, joli comme un berlingot : "Stratégie de contenu web"

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Comme l'écrit Muriel elle-même sur son blog Ecrire pour le web l’ouvrage couvre toutes les étapes de la gestion du cycle de vie des contenus en ligne : l’audit, la stratégie, la création, la publication et l’entretien :

  • Audit - Canaux et conversations – Inventaire des contenus – Benchmark éditorial – Typologie des utilisateurs – Audit de positionnement
  • Stratégie – Workflow éditorial – Ligne éditoriale – Formats éditoriaux – Contenu créé par l’utilisateur – Indicateurs de performance –  Organisation de l’information – Référencement éditorial
  • Création et publication - Écriture en ligne – Hypertexte & Formulaires  - Indexation & Trouvabilité – Systèmes de gestion de contenu – Lisibilité – Rédiger pour le mobile
  • Entretien - Calendrier de publication – Charte éditoriale & ergonomique – Résultats & reporting – Formation

Je ne sais pas vous, mais moi ce programme me met le cœur en fête !

Muriel, qui habite la belle ville de Bruxelles, viendra parler de son livre à Paris le 19 janvier 2011 lors d'une réunion du groupe Content Strategy Paris. La rencontre se fera autour d'un repas entre 12h30 et 14h30.

Passez de bonnes fêtes :-)

Et merci, cher père Noël !



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