Plume Interactive : écriture web et ergonomie éditoriale par Eve Demange

Ecriture web, ergonomie éditoriale, optimisation de contenu éditorial web, rédaction référencement, management de projet éditorial Internet

08 juillet 2011

Panda : comment renforcer la fiabilité de votre contenu web ?

A l'heure où j'écris ces lignes, le plus célèbre des pandas virtuels s'apprête à sauter sur la toile française après avoir sérieusement sévi outre-Atlantique. La question éditoriale n°1 à laquelle vous devez répondre pour bien vous préparer au nouvel algorithme Google Panda, c'est : mon contenu Internet est-il fiable ?

Les internautes aiment les informations fiables. Le job de google, c'est de servir les internautes. Donc google aime les sites qui offrent des informations fiables aux internautes. Mais là où ça se complique, c'est que les internautes peuvent aussi passer par leurs amis via facebook et twitter pour récupérer de l'information. Heureusement, la publication d'une information fiable sera payante dans les deux cas.
Voici donc quelques conseils :

- Publiez du contenu original : c'est-à-dire du contenu qui n'existe pas ailleurs, qui est originaire de votre site Internet. Panda n'aime pas le duplicate content, contenu dupliqué, recopié, piqué... Olivier Andrieu, a donné d'excellents conseils pour gérer le duplicate content sur Plume Interactive. Si vous avez un site ecommerce avec 300 000 références et des fiches techniques récupérées chez les fabricants, la tâche peut s'avérer très difficile, voire impossible. Mais, rassurez-vous, votre fiche produit est constituée de nombreuses informations. Au final, il y a peu de chances pour que votre contenu ressemble à 100% à celui du voisin.

- Publiez du contenu de qualité : c'est-à-dire des informations vérifiées, crédibles, correctement rédigées, à jour et bien présentées. J'ajouterais même, publiez des informations à forte valeur ajoutée. Des informations denses, qui vont être utiles à vos lecteurs web. Vous pouvez également publier des informations exclusives comme des articles ou des témoignages d'experts reconnus et connus par vos internautes dans votre domaine.

- Optimisez vos balises prioritaires :
> Les balises title : vous savez, le texte qui ne se voit qu'en haut de votre navigateur ? A ce propos, lisez l'excellent post de Sylvain Richard d'Axe-net Balise title, comment la rédiger ?
> Le nom de domaine
> Tous les liens de la page
> Les balises h1 : le titre éditorial visible de la page, il doit en résumer le contenu (sur une ligne : plus un titre est court, plus il sera puissant)
> Les 50-100 premiers mots html de la page
> Les attributs images alt, surtout si vous avez un contenu éditorial limité
> Les autres balises h2, h3 qui vont structurer l'information contenue dans la page
A ce stade, il ne serait pas inutile de faire une petite charte de balisage afin d'optimiser le travail de toutes les personnes qui vont s'occuper de votre contenu web.

- Travaillez efficacement le vocabulaire dans votre corps de texte: là, une petite analyse sémantique peut vous aider à développer les bonnes informations...

- Donnez la possibilité à vos internautes de commenter et noter vos contenus : les commentaires constituent une source précieuse d'information et de réflexion. Sur un site d'information, ils vont ouvrir le débat et offrir des témoignages inédits. Sur un site ecommerce, les commentaires vont permettre aux internautes de connaître les points forts et les points faibles d'un produit avant de l'acheter. De plus en plus de sites n'hésitent pas à organiser ces commentaires et à les mettre en valeur.

- Nettoyez votre site : supprimez tout ce qui est vieux, périmé, inutile.

- Imprimez une ligne éditoriale claire, ou du moins une identité forte à vos contenus : l'approche de l'information n'est pas la même selon la nature de votre site Internet. La ligne éditoriale vaut surtout pour les sites dont la vocation première est l'information (et non la vente). Cette ligne éditoriale permet de se différencier clairement de la concurrence. Elle est absolument clé dans ce cas. Car les lecteurs de ces sites recherchent une "grille de lecture", un point de vue sur le monde avec lequel ils vont se sentir en affinité.

- Exploitez l'interactivité du web pour aider vos internautes à trouver la meilleure info possible par rapport à LEURS besoins.
Exemple pour les sites ecommerce, chez Pixmania (élu meilleur site de produit technique en 2010), un vendeur vous pose des questions pour mieux vous conseiller :
Pixmania 

Autre version chez Amazon :

Amazon

- Donnez la possibilité aux internautes de faire savoir que vos contenus sont fiables et qu'ils les aiment.

- Innovez
: réfléchissez, faites mieux que les autres et vous gagnerez la palme de la confiance des internautes. Sur Google, comme sur les réseaux, l'information fiable sort toujours gagnante. Panda passera son chemin paisiblement et vous pourrez dormir sur vos deux oreilles...

D'autres idées pour dompter panda ? N'hésitez pas à partager vos solutions, informations... fiables, cela va de soi :-)

A lire, bien entendu, les recommandations des référenceurs :
SEO : Comment Pixmania et Priceminister se sont préparés à Google Panda ? JDNet
Olivier Andrieu : "Google Panda introduit une nouvelle façon d'optimiser son référencement"
Dossier spécial Google Panda sur WebRankInfo


28 juin 2011

Plume Interactive, après le blog, le site...

Vous connaissiez Plume Interactive, le blog, consacré à la veille Internet sur l'éditorial en ligne, voici Plume Interactive, le site ! Vous saurez enfin ce que fait votre blogueuse quand elle ne publie pas d'articles, et vous pourrez même faire votre test éditorial web gratuit !

PlumeInteractivederniereversionMerci à Maryline Vignal et Patricia Gless, l'équipe de choc !

Cette semaine, à vous mettre sous la dent : la dernière étude eyetrack de Miratech On explore sur l'iPad, mais on achète sur un ordinateur. Les tests montrent que les internautes prennent plaisir à lire du contenu sur un iPad à condition d'utiliser une application spécialement dédiée. Par contre, les tâches plus précises comme l'achat en ligne restent encore largement effectuées sur un écran d'ordinateur.

Je vous souhaite un bel été :-)


30 mai 2011

Cherche "cookies" sur Google désespérément

« Cookies » écrivit l’internaute pressé sur son clavier d’ordinateur rouge. « ...suite d'informations envoyée par un serveur HTTP à un client HTTP » répondit Wikipédia depuis Google.

« Hum, cela manque de chocolat » pensa l’internaute en tournant sa cuillère dans un thé bien fort à la bergamote. Il cliqua sur la flèche du retour en arrière et demanda « cookies au chocolat ».

« Recettes des cookies au chocolat noir, recettes des cookies au chocolat au lait, 1001 cookies…» annonça le moteur. « Voilà qui est déjà mieux ! » s’exclama l’internaute impatient en scrutant les résultats sur Google. Mais à la fin de la deuxième page, il fronça le nez au dessus de sa tasse à la bergamote. « tsss tsss. Trop d’informations. Décidément, on ne trouve rien ici ! » Il cliqua sur la flèche du retour en arrière et pianota : « Je voudrais la recette des cookies au chocolat de mon amie Carrie Grandy habitant au 124 Green street à Boston »

« J'ai un nouvel habitant dans mon bac : il s'agit de Simone la grenouille » répondit Google. « Je n’aime pas les grenouilles dans mes cookies » se plaignit l’internaute à la bergamote en secouant la tête d’un air navré « ça donne mauvais goût ». Au dessus de sa tête, la pendule sonna midi : « ciel ! » Il cliqua sur la flèche du retour, réfléchit en plissant les yeux et indiqua « cookies chocolat original ».

« Original American Cookies de Mike sur Marmiton » lâcha Google. «Voilà qui est intéressant» s’écria l’internaute au dessus de son clavier rouge. Il attrapa son téléphone portable : «Je vais tweeter Carrie pour savoir si elle connait ce Mike.»

A lire aussi
Taux de rebond : soignez votre meta-description

Google, la dame du point info

16 mai 2011

5 conseils rédaction pour un titre web efficace

Sur Internet, les internautes scannent les pages à la recherche d’une information utile pour eux. Dans ce contexte, le titre d’une page web constitue une accroche très puissante. Comment rédiger un titre web performant ? Voici 5 conseils de rédactrice web :


1- Posez votre crayon (ou levez les doigts) et réfléchissez. Quelle est l’information clé de votre article ? Pour vous aider, imaginez que vous êtes dans la jungle. Votre téléphone (satellite) n’a plus de batteries et vous devez faire passer un message en quelques secondes. Que dites-vous ?

2- Un titre web doit être explicite. Sur Internet, mieux vaut réserver les jeux de mots aux billets d’humeur. Prenons un exemple :

"DSK out" (Libération). Sur le journal papier, ce titre est épinglé sur une immense photo de Dominique Strauss-Kahn. Mais sur le web, les textes seront regardés avant les photos. Il faut donc concentrer l’information sur les mots. Par ailleurs, ce titre n’a aucune chance de ressortir sur les moteurs de recherche.

"DSK arrêté à New York" (Journal du Dimanche) aura plus de chance d’attirer l’attention des lecteurs (et des moteurs) sur Internet.

3- Votre titre ne doit pas dépasser une ligne. C’est une règle importante à laquelle vous devez essayer de vous tenir. Plus votre titre sera court, plus il sera fort.

4- Votre titre doit raconter une histoire. Vos internautes ne s’arrêteront de scanner que s’ils tombent sur un mot qui les intéresse ou sur un titre qui leur "vend" une histoire intéressante.

Par exemple :
"Attaque brutale d'une tribu en danger" (Survival International)
"M. le Président, j’ai travaillé plus pour gagner moins" (Libération)

"Témoignage vidéo de Untel" marchera moins bien qu’un extrait particulièrement croustillant du témoignage en question "« + 50% du chiffre d’affaires après la refonte web »"

5- Pensez référencement : essayez de faire tenir votre idée en 5 à 6 mots-clés que vous pourrez reprendre dans la balise title. Supprimez le maximum d’articles "le", "la", ou d’adverbes inutiles "énormément".

Le bon titre vient plus facilement si vous avez une idée précise du contenu de l’article. Ecrivez-le donc à la fin. Mais si vous avez besoin d'un titre pour écrire votre article, vous pouvez faire un premier jet. Ce sera l’angle sur lequel vous allez construire votre sujet. Ensuite, lorsque vous aurez terminé la rédaction, je vous conseille de reprendre le titre afin de l’optimiser.

Bonne rédaction web :-)

Lire aussi
Titres web : des idées pour vous inspirer
Les titres qui font cliquer
Comment choisir un angle éditorial ?

28 avril 2011

Pantouflard, l'internaute ? Mais oui, pantouflard, branché et pressé :-)

A mesure que le web vieillit, on constate que les internautes deviennent de plus en plus feignants. Et ces mêmes internautes n'aiment pas le changement. De plus en plus de refontes web radicales se heurtent au mécontentement des clients. Conséquence ? Une chute dramatique du trafic sans retour en arrière possible dans certains cas. Gerry Mc Govern analyse le phénomène dans son dernier billet (en anglais) "Redesign out, continuous improvement in".

Les ergonomes et les designers web connaissent bien le principe des standards du web qu'ils appliquent pour le bien des internautes : le panier en haut à droite de l'écran sur les sites de ecommerce, les liens soulignés bleu non visité, pourpre visité, le lien vers la page d'accueil sur le logo du site. Mais désormais, il faut compter avec les spécificités de navigation propres à chaque site.

Car les clients web ont leurs habitudes : la rubrique "beurre" à côté des "yaourts" sur leur supermarché en ligne favori, la commande rapide sur Amazon à droite de l'écran ou encore les "housses de couette" dans la catégorie "linge de lit". Et on les comprend. Avez-vous déjà passé une heure à chercher les bouteilles d'eau minérale dans votre supermarché suite à une réorganisation des rayons (pour le bien du client) ? Voilà, vous voyez ce que que je veux dire.

De plus en plus de pros du web font l'expérience de l'insatisfaction des internautes suite à une refonte complète. Et recommandent la prudence en matière de redesign. Muriel Vandermeulen recommandait il y a peu sur ce blog : "Je conseille une optimisation permanente et non le mode « on casse tout et on recommence »". Jean-Marc Hardy faisait remarquer récemment qu'Amazon et Google, ces deux sites chouchous des internautes ont conservé la même page d'accueil au fil des années et ce, malgré de profondes mutations.

Changer tout en restant pareil : voilà qui semble une sage résolution pour la stratégie éditoriale web des années à venir.

 



12 avril 2011

« Le référencement naturel ? Ca ne nous intéresse pas.»

J'entends régulièrement cette phrase avant un audit éditorial web: « Nous avons des clients qui nous connaissent déjà, pas besoin d'aller chercher d'autres clients sur Internet. » Ou alors :
«
nous sommes incontournables : le référencement naturel, ce n'est pas notre priorité. » Certes. Et si votre client trouvait d'autres informations plus intéressantes, ailleurs ?

Penchons-nous 5 minutes sur le cas du client de la banque pas-besoin-d'aller-chercher-d'autres-clients-sur-Internet. Le client s'appelle Thomas. Il a un projet immobilier et peu de temps à y consacrer. Il n'a pas eu le temps de voir son conseiller. C'est le soir, après le travail. Thomas tape "capacité d'emprunt" sur Google. Là, il clique sur le premier résultat qu'il obtient, chez une banque concurrente Z. C'est un simulateur de crédit très efficace, vraiment très efficace.

Thomas et sa femme passent la soirée à calculer leur budget d'achat pour la maison de leur rêve. De fil en aiguille, sur le site de la banque Z ils trouvent des tas d'informations claires, et des conditions particulièrement attractives. Et des taux bas. Vraiment intéressants. Et si Thomas et sa femme devenaient clients chez Z, le concurrent de la banque pas-besoin-d'aller-chercher-d'autres-clients-sur-Internet, tout ça pour une histoire de "capacité d'emprunt" sur Google ? Avouez que ce serait dommage, non ?

Dans la vraie vie, les clients passent leur temps sur Internet. Ils communiquent avec leurs amis et préparent leur changement de job sur les réseaux sociaux. Ils ouvrent une liste de mariage en ligne et trouvent les meilleurs prix pour leurs voyages de noce sur les sites de voyages. Ils repèrent leur nouvelle maison sur les sites immobiliers et commandent les vêtements de leurs enfants sur les sites ecommerce.

Vos clients préparent leur vie sur le web. Il ne s'agit pas d'être bien "référencé". Il s'agit de rester visible, de continuer à exister sur un média devenu stratégique.

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03 avril 2011

Montesquieu, pro de la rédaction web

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"Le lecteur se tue à abréger ce que l'auteur s'est tué à allonger" écrivait Montesquieu au 18ème siècle. Pensée à méditer entre deux rêves persans, avec un thé bien chaud et quelques gâteaux citron amande à tomber par terre.

 

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30 mars 2011

Muriel Vandermeulen : «L’inventaire des pages web permet de voir si le contenu éditorial est périmé ou redondant. »

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Avant de vous lancer dans une refonte complète des contenus de votre site Internet, rien de tel qu'un bon vieil inventaire pour faire le point sur ce que vous avez déjà en rayon. Histoire de ne pas réécrire entièrement ce dossier passionnant que vous aviez complètement oublié, ou de commander un article sur un sujet qui a déjà été traité par le département marketing...

A propos de l'inventaire des contenus, Muriel Vandermeulen écrit dans son livre Stratégie de contenu web qu'« il devrait faire partie des documents de bord de tout projet de publication numérique » (p32).

Muriel, à quoi sert « l’inventaire des contenus » ?
L’inventaire des contenus s’avère selon moi essentiel lorsque l’on aborde un site Internet. Cette étape fondamentale permet de savoir ce que l’on a. Elle permet d’évaluer ce que le contenu web peut devenir.

Comment faire un inventaire des contenus ?
Vous prenez un fichier Excel, vous faites un tableau et vous listez les contenus. Vous les qualifiez, vous indiquez quel type de contenu se trouve à quelle page : les actualités, les pages institutionnelles, les ressources humaines. Et vous indiquez quelle ligne éditoriale correspond. Vous inventoriez les formats et les outils, les matériaux à disposition. Cette étape permet d’avoir une bonne visibilité de la matière éditoriale.

Parfois, lorsque l’on travaille sur une refonte de site, les pages changent tellement que le prestataire ne sait plus où intégrer le nouveau contenu. Dans ce cas, l’inventaire peut servir de liant pour l’équipe de travail.

Comment faire pour appréhender un site avec des milliers de pages ?
Si on a 15 000 pages, on n’est pas obligé d’aller loin dans la granularité, le niveau de détail. Pas besoin d’y passer 6 mois. On peut y consacrer 1 à 2 jours. Vous pouvez faire un inventaire quantitatif, un inventaire qualitatif, un inventaire quantitatif et qualitatif.

Qu’est-ce que la « granularité » des contenus ?
C’est le niveau de détail de l’information, le niveau d’information par « couches » successives. On va enrichir la page avec des niveaux de lecture différents. Par exemple, si l’on prend une page produit, on a
1- la description du produit
2- les témoignages et commentaires
3- les détails techniques
4- la démo du produit

La granularité de l’information, c’est le taux de richesse de l’information qui va aller compléter une page.

Une fois que l’on a un inventaire précis des contenus, que faire ?
Cet inventaire va permettre de se rendre compte si le contenu est périmé ou redondant par rapport à d’autres pages. Cela va nous permettre d’alléger, trier, simplifier et de rééquilibrer les contenus par pages.

Si vous avez beaucoup de contenus ou de sites à gérer d’un seul coup, vous allez travailler par niveau de priorité. Il s’agit de circonscrire, de limiter les périmètres de travail. Vous identifiez les zones les plus critiques, celles qui s’avèrent essentielles pour la stratégie du site Internet ou de l’entreprise. Et vous travaillez par « package ».

Ce type d’approche doit absolument être soutenu en interne. Il ne s’agit pas de déléguer ce travail à une agence sans s’en occuper. Car les causes humaines sont à l’origine de cette surproduction de pages ou de sites Internet. Il faut donc réorganiser le workflow, la chaine de production éditoriale, mettre en place un calendrier éditorial avec un comité et nommer un responsable éditorial web et un responsable de ce calendrier.

Merci d'avoir répondu à ces questions :-)

A lire aussi
Muriel Vandermeulen : «Les entreprises sont de plus en plus confrontées à un besoin de rationalisation de la chaine éditoriale.»
Jean-Marc Hardy : « Il faut amener la culture de la sélectivité éditoriale »


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14 mars 2011

Duplicate content : les conseils d'Olivier Andrieu

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Olivier Andrieu, auteur du best seller Réussir son référencement web, donne quelques bons conseils aux rédacteurs web pour gérer les problèmes liés au "duplicate content":

Le “duplicate content“ : quels conseils donner aux rédacteurs web à ce propos ?
Tout d’abord il faut se demander ce que l’on désigne par le terme “duplicate content” ? On peut parler de “duplicate content“ à propos d'une pages accessible avec des URL différentes. Mais on peut avoir dans un même site, un article et sa version imprimable. C’est aussi un cas de “duplicate content“.

Justement, que faire si l’on a deux pages identiques sur son propre site ?
La solution peut être l’utilisation de la balise link rel="canonical" href="xxx". (On indique aux robots sur la page dupliquée, comme une version imprimable par exemple, l’adresse de la page source du contenu). Mais attention, cette balise n’est pas prise en compte par Google news.

Et si le “duplicate content“ se trouve sur un site Internet externe ?
Si le contenu est repris par un partenaire, en marque blanche par exemple : Google va prendre en compte la première page trouvée et celle qui a le plus fort page rank. Dans le contrat avec le partenaire, on pourra demander la non indexation du contenu du site en utilisant la balise robots "noindex". On pourra également convenir d’une balise avec un lien du partenaire vers la page canonique.

Si le contenu est repris par quelqu’un que l’on ne connait pas : 
> En France : dans ce cas, il faut trouver une solution amiable et voir avec son service juridique.
> Dans les îles Caïmans ou autres destinations "exotiques" : on peut s’asseoir et pleurer !  Mais on trouve une solution dans la plupart des cas. Sauf quand on vous vole votre contenu et que vous ne voyez pas qui cela peut être. Mais c’est rare.

A partir de quel degré de similitude peut-on parler de “duplicate content” ?
Un chiffre qui circule parle d’un seuil de 70% de similitude. Au dessus, on parle bien de  “duplicate content”. Vous pouvez consulter le site www.duplicatecontent.net, vous donnez 2 URL différentes et le site donne le taux de similarité. De manière générale, il s’agit de bon sens. Si vous citez quelqu’un : pas de problème. Mais il ne faut pas reprendre tout le contenu d’un article.

Et la traduction ?
Pour l’instant, c’est-à-dire au moins pour les 6 prochains mois, ce n’est pas considéré comme du “duplicate content“ par Google ! Après, il faudra tester :-)

Merci d'avoir répondu à ces questions :-)

28 février 2011

Grand ménage de printemps chez Google !

Les moteurs de recherche n'ont qu'un seul objectif : trouver la page qui propose la réponse la plus pertinente à la requête d'un internaute. Mais comment distinguer un texte de qualité d'un texte bas de gamme ? Google planchait depuis de longs mois sur le sujet. Voici enfin du progrès sur l'algorithme !

D’après l’article publié par Amit Singhal et Matt Cutts sur le blog officiel de Google, les cerveaux du moteur auraient implémenté un changement majeur dans l’algorithme de Google. Cette modification vise à améliorer la pertinence des résultats en pénalisant les contenus de faible qualité et les « usines à contenu ». 11,8%des requêtes seraient impactées. Ouf ! Plus de sites inutiles, farcis de liens commerciaux et de pubs en première page de Google.

Mais comment Google peut-il faire le ménage ? Comment peut-il séparer le bon grain de l'ivraie ? Le robot n’étant pas sensible à la base au concept de « ligne éditoriale » ni vraiment porté sur les bons mots, qu’est-ce qui lui permet de se faire une idée de la qualité du contenu qu’il lit ? Bonne question. Olivier Duffez est déjà sur le coupIsabelle Canivet aussi sur le groupe de discussion Redaction web de Linked-in, si vous souhaitez en discuter.

Les résultats paraissent fiables puisqu'ils correspondent aux choix des utilisateurs. 84% des 50 sites les plus bloqués par les utilisateurs via la nouvelle "Personal BlockList" Google Chrome ont également été détectés par le nouveau filtre de l'algorithme. Un grand progrès, donc, pour les utilisateurs et une bonne nouvelle pour les rédacteurs web.

En attendant la balise "good content", je vous suggère de continuer à soigner votre style et la pertinence des informations que vous publiez sur votre site. Une petite Charte éditoriale web peut-être ?

A lire
L'étude complète de Sistrix, site allemand spécialisé dans le référencement : elle tend à prouver que certains blogs sérieux seraient également pénalisés par cette modification de l'algorithme de Google.
L'article d'Olivier Duffez, Le point de vue des rédacteurs web sur les fermes de contenus

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