Plume Interactive : écriture web et ergonomie éditoriale par Eve Demange

Ecriture web, ergonomie éditoriale, optimisation de contenu éditorial web, rédaction référencement, management de projet éditorial Internet

12 avril 2011

« Le référencement naturel ? Ca ne nous intéresse pas.»

J'entends régulièrement cette phrase avant un audit éditorial web: « Nous avons des clients qui nous connaissent déjà, pas besoin d'aller chercher d'autres clients sur Internet. » Ou alors :
«
nous sommes incontournables : le référencement naturel, ce n'est pas notre priorité. » Certes. Et si votre client trouvait d'autres informations plus intéressantes, ailleurs ?

Penchons-nous 5 minutes sur le cas du client de la banque pas-besoin-d'aller-chercher-d'autres-clients-sur-Internet. Le client s'appelle Thomas. Il a un projet immobilier et peu de temps à y consacrer. Il n'a pas eu le temps de voir son conseiller. C'est le soir, après le travail. Thomas tape "capacité d'emprunt" sur Google. Là, il clique sur le premier résultat qu'il obtient, chez une banque concurrente Z. C'est un simulateur de crédit très efficace, vraiment très efficace.

Thomas et sa femme passent la soirée à calculer leur budget d'achat pour la maison de leur rêve. De fil en aiguille, sur le site de la banque Z ils trouvent des tas d'informations claires, et des conditions particulièrement attractives. Et des taux bas. Vraiment intéressants. Et si Thomas et sa femme devenaient clients chez Z, le concurrent de la banque pas-besoin-d'aller-chercher-d'autres-clients-sur-Internet, tout ça pour une histoire de "capacité d'emprunt" sur Google ? Avouez que ce serait dommage, non ?

Dans la vraie vie, les clients passent leur temps sur Internet. Ils communiquent avec leurs amis et préparent leur changement de job sur les réseaux sociaux. Ils ouvrent une liste de mariage en ligne et trouvent les meilleurs prix pour leurs voyages de noce sur les sites de voyages. Ils repèrent leur nouvelle maison sur les sites immobiliers et commandent les vêtements de leurs enfants sur les sites ecommerce.

Vos clients préparent leur vie sur le web. Il ne s'agit pas d'être bien "référencé". Il s'agit de rester visible, de continuer à exister sur un média devenu stratégique.


Commentaires

    J'ai déjà entendu ça également :-)

    Salut Eve

    (ça faisait longtemps !)

    J'ai effectivement déjà entendu ça il y a quelques années (en 2008 très précisément) alors que je participais à un débat sur les banques d'images en ligne.

    Là, un responsable d'agence photo "traditionnelle" m'a soutenu qu'ils n'avaient pas la nécessité de travailler le SEO, car "leur nom était connu de tous les professionnels".

    Sauf qu'on connait le résultat aujourd'hui : les microstocks ont effectué un véritable dumping sur le web de l'image, et les agences traditionnelles (sauf rares exceptions comme Getty, qui a de toute façon mis un pied dans le joyeux monde de l'image discount et qui ne concerne pas la France au niveau des recherches web) demeurent désormais "quasi" invisibles, malgré leurs millions d'images en stock !!!

    C'est un exemple parmi tant d'autres bien entendu...

    Posté par Cédric G., 13 avril 2011 à 12:06
  • De moins en moins vrai ?

    Bonjour et merci pour cet article.

    Vu nos contacts clients j'ai l'impression d'entendre de moins en moins ce discours toutefois.

    Le sujet qui coince est davantage lié aux coûts de mise en place du SEO et de la difficulté à voir le ROI associé.

    Appréhender un SEM est plus facile par exemple.

    (Et maintenant 5 minutes pour lire votre article sur Montesquieu...)

    Posté par OutilDistri, 13 avril 2011 à 13:22
  • C'est vrai quand...

    La théorie du "ça ne m'intéresse pas" s'avérait globalement vrai pour les géants du type Coca Cola ou Nike par exemple...

    Mais on commence à les voir pointer désormais dans les résultats et commence à comprendre qu'ils ont loupé un CA potentiel. Je pense notamment pour la grande distrib.

    L'autre cas de figure, ce sont les tout petits. Pour eux, il est difficile d'appréhender la sphère internet. Comment rentrer sur ce nouveau média, pour dire quoi, pour faire quoi ? En ces temps difficiles, pas évident pour eux de devoir s'éparpiller sur plusieurs fronts.

    Pour le secteur de la banque en ligne, des crédits, autant dire qu'il va être complexe et couteux de s'y mettre maintenant, le train est parti depuis longtemps !

    Posté par SEOscar, 13 avril 2011 à 16:09
  • Rien ne sert a être connu, le tout est d'être visible. Pourquoi Coca paye des emplacement de pub à tout va. C'est pour occuper le terrain, les esprits des gens

    Posté par killerwolf, 13 avril 2011 à 17:22
  • Mieux vaut tard que jamais

    @Cédric G. Salut Cédric, ça fait plaisir de te lire Comment va "Aube nature", le plus beau blog sur la photo nature ?

    L'impermanence caractérise toute vie sur cette terre, et le web n'échappe pas à cette règle ! Des marques au top peuvent se retrouver vite oubliées par excès de confiance.

    @SEOscar : mieux vaut tard que jamais On a vu des lièvres endormis se réveiller à temps (mais pas chez La Fontaine...)

    Posté par Eve, 14 avril 2011 à 12:05
  • Court, bref, mais très bon.

    merci

    Posté par Aurélien, 25 avril 2011 à 18:09
  • Simple et efficace

    Bonjour Eve,

    C'est vrai que cette remarque revient souvent.

    J'aime beaucoup l'exemple que tu as utilisé. C'est simple et très imagé. Il me semble que ça peut vraiment aider un client/prospect à se représenter l'important du SEO en 2011.

    Cdt,
    Simon

    Posté par simwyck, 28 avril 2011 à 18:32
  • well played

    s'ils en restaient à convaincre j'espère que c'est fait...

    Il existe encore une frontière entre les pure players et ceux étaient présent avant le web, mais qui ne sont pas forcement présent (par le biais du seo) sur celui ci..

    Posté par Loïc, 02 juin 2011 à 21:13

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