28 février 2011
Grand ménage de printemps chez Google !
Les moteurs de recherche n'ont qu'un seul objectif : trouver la page qui propose la réponse la plus pertinente à la requête d'un internaute. Mais comment distinguer un texte de qualité d'un texte bas de gamme ? Google planchait depuis de longs mois sur le sujet. Voici enfin du progrès sur l'algorithme !
D’après l’article publié par Amit Singhal et Matt Cutts sur le blog officiel de Google, les cerveaux du moteur auraient implémenté un changement majeur dans l’algorithme de Google. Cette modification vise à améliorer la pertinence des résultats en pénalisant les contenus de faible qualité et les « usines à contenu ». 11,8%des requêtes seraient impactées. Ouf ! Plus de sites inutiles, farcis de liens commerciaux et de pubs en première page de Google.
Mais comment Google peut-il faire le ménage ? Comment peut-il séparer le bon grain de l'ivraie ? Le robot n’étant pas sensible à la base au concept de « ligne éditoriale » ni vraiment porté sur les bons mots, qu’est-ce qui lui permet de se faire une idée de la qualité du contenu qu’il lit ? Bonne question. Olivier Duffez est déjà sur le coup. Isabelle Canivet aussi sur le groupe de discussion Redaction web de Linked-in, si vous souhaitez en discuter.
Les résultats paraissent fiables puisqu'ils correspondent aux choix des utilisateurs. 84% des 50 sites les plus bloqués par les utilisateurs via la nouvelle "Personal BlockList" Google Chrome ont également été détectés par le nouveau filtre de l'algorithme. Un grand progrès, donc, pour les utilisateurs et une bonne nouvelle pour les rédacteurs web.
En attendant la balise "good content", je vous suggère de continuer à soigner votre style et la pertinence des informations que vous publiez sur votre site. Une petite Charte éditoriale web peut-être ?
A lire
L'étude complète de Sistrix, site allemand spécialisé dans le référencement : elle tend à prouver que certains blogs sérieux seraient également pénalisés par cette modification de l'algorithme de Google.
L'article d'Olivier Duffez, Le point de vue des rédacteurs web sur les fermes de contenus
07 février 2011
Olivier Andrieu : "Pour moi, référenceur et rédacteur ne vont pas l'un sans l'autre aujourd'hui"
Olivier Andrieu, auteur du best seller Réussir son référencement web a été le premier parrain de la formation rédaction référencement à Mulhouse. Pour nous, il revient sur la collaboration entre les métiers de la rédaction web et du référencement naturel.
Que pensez-vous de l’association “rédacteur référenceur” ?
Pour moi, l’un ne va pas sans l’autre aujourd’hui. Un référenceur doit avoir des notions de rédaction. Le rédacteur doit savoir où positionner les bons mots-clés dans la page. Le référencement aujourd’hui concerne 3 aspects prioritaires :
> le contenu : avec les bons mots-clés dans la page
> le code html
> la conception : les liens, la popularité et la confiance
Un bon référencement passe par cette règle des 3 C. C’est bien d’allier le rédactionnel et le référencement, de comprendre la globalité afin d’être efficace.
Comment se passe l’organisation et la répartition des rôles ?
Cela dépend du type de site. Le référenceur va gérer les aspects techniques et donner des conseils aux rédacteurs. Parfois il va lui-même réviser le contenu écrit. Les rédacteurs commencent à comprendre qu’ils doivent mettre des mots importants dans leurs textes. La collaboration se passe plutôt mieux qu’avant, je trouve. Il y a deux ou trois ans, les rédacteurs ne comprenaient pas forcément l’intérêt de rajouter des mots utilisés par les internautes dans leurs articles. Du coup, les tensions n'étaient pas rares.
Or les deux professions sont complémentaires. Le rédacteur connaîtra mieux le contexte que le référenceur. Le référenceur a l’expérience du référencement pur. Tout est une question de bonne volonté et de mise en commun des connaissances.
A quel moment rédacteurs et référenceurs doivent-ils intervenir sur un projet ?
En amont ! Souvent, on vient nous trouver une fois que le site est mis en ligne en nous disant : « maintenant vous allez le référencer ! » Il y a toujours cette idée que le travail du référenceur, c’est d’entrer les bons mots-clés dans les balises méta keywords et après c’est bon. Non !
Quand tout le monde aura bien compris que le référencement passe par le contenu, tout ira beaucoup mieux. En ce moment par exemple, nous travaillons sur un gros site Internet bien en amont. Nous travaillons ensemble sur le wording. On va travailler les noms de rubrique, écrire par exemple « vidéo » au singulier plutôt qu’au pluriel car c'est aisi que le demandent les internautes sur les moteurs. Il s'agit là d'un simple exemple parmi toutes les mesures à prendre....
Comment concilier créativité et référencement ?
Sur un site Internet de radio par exemple, la mention « A l’antenne » ne veut rien dire, ce n’est pas un mot-clé significatif. Mais si les journalistes pensent que c’est important pour leurs internautes, ce sont biensûr eux qui vont trancher. Mais ils le feront en toute connaissance de cause !
Le référencement, c’est une partie des décisions à prendre quand on travaille sur un site Internet. Chaque cas est différent. Si l’ergonomie est l’aspect le plus important du projet, ce sera l’ergonome qui va prendre la décision finale. Si c’est l’éditorial et la créativité qui priment, ce sera la personne en charge de l’éditorial qui aura le dernier mot. Et si c’est le référencement, ce sera le référenceur.
Quoi qu’il en soit, il est important au début du projet de bien mettre en commun les connaissances essentielles de chacun pour ne pas faire d’erreurs.
Merci d'avoir répondu à ces questions !
Lire aussi
Olivier Andrieu : « Il faut écrire pour les internautes en pensant aux moteurs et non le contraire. »
Olivier Andrieu : « 80% du trafic moteurs vient de requêtes issues du contenu éditorial des pages.»
03 février 2011
Lecture du journal sur iPad versus papier : deux foix plus d'articles parcourus
Les lecteurs parcourent deux fois plus d'articles sur un journal iPad que sur un journal papier (35% d'articles parcourus pour l'iPad contre 18% pour le support papier). Mais les lecteurs mémorisent moins bien l'information lue sur l'iPad. C'est la conclusion de l'étude Eyetrack menée par l'agence française d'ergonomie Miratech sur deux versions du journal 20 minutes.
Une première étude avait montré que la lecture sur iPad était plus superficielle que sur un journal papier. Cette deuxième anlyse confirme la première : les lecteurs scannent l'information plus rapidement sur l'iPad, tandis qu'ils lisent de manière plus approfondie et plus efficace sur un format papier. Suite à la lecture, seulement 70% des participants se rappellent d'un article sur iPad, contre 90% pour le support papier.
Comment interpréter cette différence ? Je me pose plusieurs questions :
> Est-ce la lecture hypertexte, plus décousue, moins construite que la lecture linéaire qui serait à l'origine de cette différence ? En ce cas, on pourrait faire la même observation sur un site Internet.
> Est-ce l'organisation de l'information, sa présentation sur l'iPad, légèrement différente par rapport à la version papier, qui pourrait expliquer ce décalage ?
> Ou est-ce dû au support lui-même, plus lumineux ?
La passionnante étude Eyetracking the news : "What are the differences in reading news in print and online ?" (désormais disponible sur Amazon) menée en 2007 par le Poynter institute avait montré que, plus l'information était découpée et présentée sous des formats denses comme un graphique, des questions/réponses ou des cartes, plus les internautes assimilaient cette information durablement.
Merci à l'agence d'ergonomie Miratech d'avoir mené et publié cette étude ! Dans le désert des études sur le sujet de la lecture sur Internet et sur l'iPad, voilà quelques bonnes pistes de réflexion. Si vous avez d'autres informations/études, n'hésitez-pas à venir en parler sur ce blog.
Lire le compte rendu de l'étude "On parcourt le journal sur l'iPad, on le lit sur le papier", sur Miratech.
A lire aussi :
L'étude Eyetrack07 : points clés
Jérémie Eskenazi :« L’internaute cherche un mot, une image, un lien qui lui montre qu’il est sur la bonne voie »


