Plume Interactive : écriture web et ergonomie éditoriale par Eve Demange

Ecriture web, ergonomie éditoriale, optimisation de contenu éditorial web, rédaction référencement, management de projet éditorial Internet

12 novembre 2010

Alice Barbry : "les Relations Publiques Interactives améliorent le référencement naturel."

Photo_Alice

Les liens référents (les liens de sites externes qui pointent vers vos pages) sont la clé d'un bon positionnement sur les moteurs. Comment les obtenir de manière 100% naturelle, sans échanges de liens ou partenariats ? Réponse : com-mu-ni-quez en ligne ! Justement, Alice Barbry de l’agence e-RP Vianova Spheeris nous offre une vision expérimentée du sujet.

Quelles retombées espérer avec une démarche de Relation Publique Interactive ?

Avant toute chose, je dirais que lorsque l’on entame une campagne de RPI, il est difficile d’avoir une approche ROIste de la chose, c’est un métier qui s’apparente beaucoup plus à celui des RP, que celui de l’achat publicitaire. On reste dans l’aspect relationnel.

Certains clients m’ont déjà dit « pourquoi on ne prend pas le top du classement Wikio (NDPI : top des blogs classés par rapport à leur influence) et on envoie telle info ? ». Mais l’audience d’un blog ne fait pas tout lors de la phase d’identification : la sélection des influenceurs pour une opération dépend du thème rédactionnel du blog, de l’interaction créée avec la communauté de lecteurs, du rythme de publication, de la fidélité des lecteurs, du nombre de commentaires …

Comment les grandes marques perçoivent-elles les blogs ?

Il arrive que l'on me dise : « cela ne sert à rien de travailler avec les blogueurs, leur audience n’est pas assez importante ». Et dans ces cas-là, je réponds que :
- Certains blogs ont des audiences bien supérieures à certains médias traditionnels en ligne
- Travailler avec des blogueurs permet d’obtenir du rédactionnel complètement différent de ce que l’on peut voir en presse traditionnelle : alors que les journalistes peuvent parfois être « bridés » quant  aux produits et services dont ils parlent (du fait de la relation des groupes de presse avec leurs annonceurs), les blogueurs sont indépendants et n’ont de compte à rendre à personne. Les articles sont souvent plus longs, au ton plus personnel, le format web permet bien sûr d’insérer plus facilement des visuels, des vidéos, du rich media …

J'aime aussi leur répondre la célèbre citation de Chris Anderson (rédacteur en chef de Wired) « l’important ce n’est pas ce que vous dites de votre marque, c’est ce que Google en dit ». Les premiers résultats de recherche sur les moteurs sont donc cruciaux pour un internaute en quête d’informations lorsqu’il souhaite acheter un nouvel ordinateur, une voiture, un aspirateur … Il est donc important de bien identifier qui sont les principaux influenceurs dans tel ou tel domaine et de repérer où se passent les conversations.

Quels résultats peut-on obtenir suite à une campagne de RPI ?

Les résultats souhaités d’une campagne de RPI sont donc :
- d’obtenir du rédactionnel de qualité sur une marque, un produit, un service à une cible d’influenceurs soigneusement identifiés,
- d’initier une relation entre la marque et les influenceurs,
- d’augmenter la visibilité de la marque,
- d’améliorer le référencement naturel d’une marque. En effet, Google aime et met en avant le contenu generé par les internautes (blogs, forums, réseaux sociaux) puisque ce sont des supports qui permettent une mise à jour très fréquente, l’échange de liens, les interactions …
- De pouvoir consulter ad vitam eternam les articles : les posts publiés restent consultables à vie, à la différence des retombées presse.

Comment intégrez-vous les réseaux sociaux dans votre travail ?

Je pense que l’année 2008 a été une année charnière avec l’explosion des médias sociaux : les internautes ont un éventail on ne peut plus vaste pour s’exprimer sur le web et aujourd’hui, Internet est social, on voit de plus en plus de sites qui intègrent des fonctionnalités de type Facebook Connect ou des widgets pour partager le contenu directement sur Twitter par exemple.

En tant qu’agence, notre travail est d’accompagner nos clients dans ce contexte. Bien souvent, ils entendent donc parler de Facebook bien sûr, de Twitter, de Flickr … Mais ne savent pas trop où aller et surtout quoi y raconter !

J’ai tendance à dire qu’il ne faut pas aller sur Facebook ou Twitter parce c’est à la mode. Une marque n’a pas toujours le contenu adéquat, une équipe dédiée pour répondre à des commentaires, ou doit passer par des process juridiques complexes, qui rendent compliquée leur présence sur des médias qui privilégient les interactions, les échanges rapides.

Par exemple, une marque qui lance un nouveau produit High Tech très innovant aura toute sa légitimité à être présente sur Twitter, où se trouvent de nombreux passionnés d’IT qui aiment partager leurs découvertes, des nouveautés. A l’inverse, je suis toujours étonnée de voir des marques qui ne parlent que de leur promotions, ne créent aucun dialogue avec les gens qui les suivent, qui ne répondent pas lorsqu’elles sont prises à parti …

Bref, tout dépend du client et de sa problématique !

Peux-tu donner des exemples de réussites en terme de visibilité web avec une campagne de RPI ?

Récemment, nous avons mis en place une campagne de relations publiques interactives pour le Petit Marseillais et sa nouvelle gamme de gels douche « cueillettes fruitées ».  Pour cela, nous avons identifiés une trentaine de blogueuses des communautés beauté, santé, famille et les avons conviées à une rencontre avec la marque et leur avons fait tester les produits.

Plus de 6 mois après la campagne, les résultats sont encore présents sur le web. La recherche « cueillettes fruitées » sur Google Search donne 6 résultats de la 1ère page de résultats de recherche proviennent de liens vers des blogs que nous avons intégrés à cette campagne.

Merci d'avoir répondu à ces questions !

Lire aussi
Alice Barbry : "Une campagne de RPI identifie les influenceurs sur le web social."
Rédaction référencement : les bases

Posté par evedemange à 15:20 - Interview d'expert - Commentaires [5] - Partager - Permalien [#]
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Commentaires

    J'ai trouvé cette remarque très pertinente« l’important ce n’est pas ce que vous dites de votre marque, c’est ce que Google en dit », mais je rajouterais et comment les internautes les interprètent.

    Petit exemple: un jour un parisien hyper stressé et pressé (sont peut être tous comment cela dans le CH'Nord?) me contacte parce qu'il cherche un "formateur illustror pour dispenser une formation en anglais", et en attendant ma réponse (je ne suis pas...), il hausse le ton en me disant que je lui fait perdre son temps (alors qu'il est midi passé, que je suis tranquillement installé à une terrasse d'un restaurant en Provence, et que je m'apprête à déguster un bon repas).
    Nulle part il est écrit que ...mais dans Google associait ces mots, principalement issus d'un article, et du menu.
    J'ai depuis modifier le graphisme de mon site, mais ne suis pas à l'abri de demandes farfelues : je cherche un hélico pour transporter des oliviers de 5 tonnes (un appel reçu récemment un dimanche AM)

    Posté par Philippe, 13 novembre 2010 à 10:54
  • Ah j'oubliais mon article http://www.philippe-donnart.com/blogs/general/rappel-de-machine-a-cafe-philips-senseo-pour-reparation-106
    ou parfois les internautes me confondent avec le service après-vente de Philips, il m'arrive encore d'être contacté directement par téléphone!!!

    Posté par Philippe, 13 novembre 2010 à 11:10
  • Machine à café & chignon banane

    En effet, vous apparaissez sur la première page de résultat Google pour la requête "rappel de machine a cafe philips senseo"

    Par ailleurs, le texte de votre balise meta description est clair : "MACHINE À CAFÉ PHILIPS SENSEO® Philips a identifié un problème pouvant toucher certaines machines à café Philips Senseo® produites entre..."

    Du coup, on voit bien dans les commentaires que les internautes viennent carrément se plaindre sur votre article ! Ce qui a eu pour effet de renforcer le positionnement C'est drôle en effet.

    Il m'est arrivé une expérience tout à fait intéressante (je l'ai peut-être déjà racontée sur ce blog). Alors que je cherchais des informations sur "chignon banane" sur Google, je suis tombée sur une vidéo Youtube. Une créatrice de bijoux de cheveux, Elemiah Delecto, faisait une démonstration de chignon avec une barrette originale de sa fabrication.

    J'ai adoré la barrette ! Je suis allée sur son site et je l'ai achetée pour 50€, tout de même. Je ne l'aurais jamais trouvée si elle s'était positionnée sur "accessoires cheveux". Mais là, elle a choisi des mots-clés et un format de communication gagnants.

    Moralité : pour vendre des barrettes à cheveux, faites des démos de chignon

    Posté par Eve, 13 novembre 2010 à 16:30
  • Henry Kaufman en parle régulièrement, il soit publier un livre sur le sujet, la serendipité :
    "La serendipité est «l’art de trouver ce que l’on ne cherche pas en cherchant ce que l’on ne trouve pas»"

    http://henrikaufman.typepad.com/et_si_lon_parlait_marketi/2010/10/ce-%C3%A0-quoi-sert-serendip.html

    Posté par Philippe, 15 novembre 2010 à 09:46
  • le seo c'est....

    le seo c'est comme la course à pied....il faut partir à point;

    Posté par muondo, 27 janvier 2011 à 09:45

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