28 octobre 2010
Bâtir sa crédibilité éditoriale sur les réseaux sociaux
Par quel bout prendre les réseaux sociaux ? Si vous vous posez toujours la question, et même si vous avez déjà votre idée sur la question, vous devez absolument lire ce dossier (découvert grâce au groupe Frenchweb sur Linked-in !) : Réseaux sociaux en affaires.
L'initiative de ces "cahiers thématiques mensuels" est lancée par Vallier Lapierre et Geoffroi Garon. Vallier Lapierre édite le portail Rezopointzero.com qui regroupe plus d'une vingtaine de blogueurs francophones du Québec, de France et de Suisse, sur le sujet des nouvelles technologies.
Ce premier cahier rassemble plusieurs articles, écrits par des spécialistes des réseaux sociaux, sur la meilleure manière d'utiliser facebook, linked-in et twitter dans ses affaires. Je vous conseille en particulier la lecture de "Bâtir sa crédibilité sur les réseaux sociaux" et "Meubles South Shore rajeunit sa clientèle sur facebook" avec le cas concret du concours du meuble le plus laid.
A suivre en 2011 : les blogs corporatifs, le rayonnement par référencement, le commerce électronique et le marketing mobile. Un programme bien alléchant :-)
21 octobre 2010
SOS contenu web par Colleen Jones
Vous arrivez dans une nouvelle entreprise. Vous avez la charge du contenu web. Vous avez trouvé sur le site des textes vieux de dix ans (au moins). La page d'accueil clignote. Le trafic vivote. Aucune stratégie éditoriale web n'a jamais été pensée. Que faire ?
Réponse de Colleen Jones, l'auteur de The Art and Science of Influential Web Content :
1- Commencez par faire un inventaire des contenus
2- Demandez-vous si ces contenus supportent toujours les objectifs de votre site Internet.
3- Mettez en place des processus de publication efficaces.
4- Voilà, maintenant vous pouvez attaquer le travail.
Je vous laisse découvrir ses conseils en VO.
Et pour compléter le kit secours, un petit diaporama "Content analysis" :
Content Analysis: Know Thy Content
Bon courage :-)
A lire aussi
Pour un contenu web efficace par Colleen Jones
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14 octobre 2010
David Straus, LCI.fr : "nous travaillons les titres différemment selon le type d’information."
Sur Internet, rédiger un titre accrocheur pour l'internaute s'avère particulièrement essentiel. Peut-on concilier créativité et contraintes du référencement ? David Straus, rédacteur en chef de TF1 news avec les sites LCI.fr et TF1.fr, nous parle de son expérience au quotidien.
Qu’est-ce qu’un bon titre d’article web, d’après vous ?
Sur le web, on jongle toujours entre intérêt d’être bien référencé et nécessité de séduire les visiteurs. Et ces deux exigences ne sont pas toujours compatibles. En école de journalisme, on apprend qu’il existe deux formes de titres : les titres informatifs et les titres incitatifs. Google aime les titres informatifs et déteste les titres incitatifs. Mais parfois les titres informatifs ne suffisent pas pour accrocher les lecteurs.
Pour cette raison, nous travaillons les titres différemment selon le type d’information. Lorsque nous avons un scoop à faire passer, nous choisissons un titre informatif. Notre objectif prioritaire, c’est d’être bien référencé et de séduire les internautes qui parcourent les moteurs de recherche. Lorsque nous avons une info plus légère ou sérieuse mais destinée à nos lecteurs habituels, nous allons faire des titres incitatifs, plus recherchés.
Comment travaillez-vous ces titres d’article ?
Nous sommes conseillés par des spécialistes du référencement. Une fois par semaine, on se rencontre pour voir ce qui a fonctionné, ce qu’il faut améliorer. Les référenceurs voudraient nous voir normaliser et réécrire tous nos titres. Mais nous résistons ! Ceci dit, nous n’avons pas le temps de travailler l’originalité de tous nos titres. Nous sommes un site d’info en continu. Nous publions un nouvel article toutes les 5-10 minutes, le tout avec une rédaction réduite en termes d'effectifs. Nous avons une exigence forte de rapidité. Donc pour 80% des informations, on ne peut pas dire que nous rédigeons des titres d’une grande originalité.
Mais pour 10 à 20% des articles ou des vidéos, nous organisons un brainstorming sur le titre. Quand un journaliste a passé du temps sur un bon reportage, ou qu’il a fait une bonne interview, il réunit deux ou trois journalistes. Ensemble, ils réfléchissent pour trouver le titre adéquat.
Avez-vous des contraintes techniques ?
Oui, nos titres sont restreints à 80 caractères ! Les journalistes savent qu’ils sont limités en nombre de caractères. Et parfois cela les frustre. En général, ils vont au maximum. Vous savez, c’est comme lorsque vous avez un buffet à volonté, vous prenez le maximum ! Ecrire un titre d’un seul mot, c’est difficile, risqué pour la compréhension. Et c’est plutôt mauvais pour le référencement, non ?
Est-ce qu’il vous est arrivé de changer un titre qui ne fonctionnait pas ?
Un titre sur un site web est un « work-in-progress ». Nous le modifions s’il ne traduit pas réellement le fond de l’article. Il peut arriver aussi que certains journalistes de la rédaction nous disent qu’ils n’ont pas compris le sens du titre. Les commentaires des lecteurs, également, peuvent nous montrer qu’un titre a été mal compris, ou bien que ce titre a donné une « couleur » non souhaitée à l’article.
Est-ce que vous vous appuyez sur les résultats des web analytics ?
On devrait. Mais nous n’avons pas les données en temps réel. Nous les avons seulement le lendemain avec Médiamétrie. Je n’ai jamais changé un titre sur la base de ces renseignements. Un article a son prime time. Cela ne sert à rien de réécrire le titre d’un texte qui a déjà été lu. La durée de vie d’un article de news est assez courte.
Quels titres fonctionnent ?
Il est difficile de juger pourquoi un article a fait une bonne audience. Parfois nous publions des articles avec un titre fait pour plaire à Google et les résultats sont décevants. Parfois nous rédigeons des titres qui feraient hurler un référenceur et les articles ressortent très bien dans les moteurs. Ils bénéficient d’un coup de pouce de l’extérieur avec des annuaires comme wikio par exemple.
Nous voulons améliorer notre référencement, mais pas à n’importe quel prix. Nous voulons conserver une certaine liberté, une créativité. Les titres de Libération, par exemple, sont connus pour être très créatifs. Les journalistes font confiance aux lecteurs pour décrypter la titraille. Les titres de cet acabit sont oubliés des moteurs de recherche ! Mais ils peuvent faire mouche chez les lecteurs.
Comment se passe la rédaction des Unes ?
Chaque journaliste propose un titre pour son article. Ensuite ce titre passe par un parcours de validation. Pour chaque home, une personne dédiée vérifie l’ensemble, uniformise. Parfois, plusieurs titres peuvent ne pas fonctionner côte à côte. L’ensemble perd de sa force. Un sujet insolite proche d’une actualité dramatique, par exemple, cela ne fonctionne pas. La personne responsable de la home doit s’assurer de tout cela.
Merci d'avoir répondu à ces questions !
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Testez vos intitulés en live
04 octobre 2010
Oui, j'ai payé pour lire un article en ligne.
En 2010, le public est-il enfin prêt à payer pour l'info en ligne ? «Oui » répond sans hésiter Edwy Plenel fondateur du journal en ligne Mediapart. « Non seulement je le pense. Mais en 2 ans, Mediapart a prouvé que le public était prêt à acheter de l'information de qualité, de référence, documentée, crédible. »
Voir la vidéo CFPJ Lab - Interview Edwy Plenel du Groupe CFPJ sur Vimeo.
En 2009, Mediapart annonçait un chiffre d'affaires de 1,4 millions d'€ sans aucune page de publicité. En 2010, le site enregistre 600 000 visiteurs uniques par mois et surtout, 20 000 abonnés individuels payants, chiffres en progression constante. Des résultats économiques très prometteurs. Une belle raison d'espérer pour les journalistes.
Les raisons de ce succès ? Sa ligne éditoriale engagée qui tranche avec le ton feutré des articles de la presse écrite. Mais aussi la qualité des articles : 25 journalistes professionnels travaillent à la rédaction. Enfin, l'indépendance éditoriale, financée par les abonnés au journal. « L'achat est au coeur d'une relation de confiance entre un journal, quel que soit son support, et son public » estime Edwy Plenel. Les abonnés peuvent critiquer librement les articles de leur journal et s'exprimer à tout moment sur le site (et ils ne s'en privent pas !)
La mayonnaise prend, malgré un format d'article non adapté à la lecture en ligne, un référencement naturel calamiteux et des capacités techniques plutôt limitées. Mais on paye son abonnement chaque mois avec le sentiment jubilatoire d'appartenir à un "club" privilégié.
A faire passer si vous avez un ami journaliste déprimé...
A lire
"Médiapart": une marque, la consécration du journalisme d'investigation numérique de Capucine Cousin sur l'excellent blog Miscellanees
Edwy Plenel : «Combattre la dictature de l'argent».
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Payer pour lire du contenu web, mais pourquoi ?



