Plume Interactive : écriture web et ergonomie éditoriale par Eve Demange

Ecriture web, ergonomie éditoriale, optimisation de contenu éditorial web, rédaction référencement, management de projet éditorial Internet

28 février 2010

Les textes augmentent la visibilité d'une pub web de 48% !

Comment les internautes perçoivent-ils le contenu d'une pub en ligne ? Quels critères retiennent leur attention ? Miratech se penche sur ces questions dans sa dernière newsletter : Les facteurs qui déterminent le succès d'une publicité, pour la première fois développée dans un livre blanc passionnant de 38 pages La visibilité des publicités sur Internet.

La première étude publiée par l'agence spécialisée en Eyetracking mettait en évidence le phénomène de banner blindness : les internautes cherchent à éviter la publicité sur les sites web. Lorsque les bannières sont trop colorées et trop visibles dans la page, les utilisateurs les repèrent instinctivement et les ignorent. Plus la publicité est simple, plus elle est regardée. Les publicités en simple texte (type annonce Google) sont deux fois plus regardées que les publicités en image.

Par ailleurs, la publicité sera d'autant plus regardée si elle se rapporte au contenu de la page. Un exemple : si le contenu d'une page web parle d'un film, il vaut mieux placer un encart proposant d'aller acheter le même film sur Amazon plutôt qu'une pub animée pour une voiture.

La nouvelle étude nous apprend que la présence d'un texte augmente la visibilité d'une publicité de 48%, presque le double ! Quel texte ? Ca, l'étude ne le dit pas. Dommage. Il serait intéressant de tester plusieurs types d'accroches pour déterminer laquelle obtient les meilleurs résultats.

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On apprend que la présence d'un visage joue également un rôle important dans la visibilité d'une publicité, que les photos d'hommes attirent plus le regard que les photos de femmes, toutes cibles confondues (!) et que les photos déshabillées font meilleures recettes (ça, la publicité traditionnelle l'avait déjà bien intégré...).

Conclusion : pour obtenir le jackpot sur le web, arrangez-vous pour mettre en valeur vos produits dans les bras d'un homme nu avec un visage sexy, avec quelques mots bien vendeurs en introduction. Ca pourrait donner : "Paul aime, vous l'aimerez aussi" ! (Si vous avez d'autres idées, n'hésitez-pas :-)

Pour tout savoir, le mieux est de lire la dernière newsletter Regards d'experts : Les facteurs qui déterminent le succès d'une publicité.

A lire aussi
Regards d'experts :"Les publicités en texte simple sont deux fois plus regardées que les publicités en image".
Les titres qui font cliquer



25 février 2010

Jacques Warren: "En France, le niveau de sophistication des web Analytics se situe en retard par rapport à l'Amérique du nord."

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Dans son livre, Web analytics : Mesurer le succès et maximiser les profits de votre site web, Jacques Warren insiste sur la nécessité de mettre en place une méthode web analytics. Alors, concrètement, que doivent faire les responsables éditoriaux de sites web pour mesurer le succès de leur stratégie éditoriale ? Réponse :

Il faut certainement commencer par une implantation rigoureuse d’un cadre d’analyse comportementale. Cela veut dire évidemment installer une solution de traitement des données, d’avoir au moins une personne avec assez de son temps consacré à produire les analyses (si possible temps plein) et surtout un consensus fort autour des métriques les plus importantes pour l’entreprise. Il faut aussi certainement planifier faire un petit sondage deux fois par an afin de vérifier l’intérêt et la satisfaction générale envers les contenus.

Avez-vous constaté des différences sur la pratique des web analytics entre les 2 côtés de l'Atlantique ?

Je connais encore peu le marché européen, mais pour avoir fait des projets en France et en Suisse, je dirais que le niveau de sophistication, pour le dire ainsi, du Web Analytics se situe en retard de ce qui se passe en Amérique du Nord, mais il faut aussi dire que de nombreuses sociétés ici ne le prennent pas encore pleinement au sérieux ! Il y a certes les marchés scandinaves et néerlandais que l’on dit bien avancé, mais je n’ai pu le vérifier encore (j’attends l’invitation de Webanalytics Congres d’Amsterdam !). De toute façon, avec autant d’exemples à suivre, je crois que le marché français comblera rapidement l’écart.

Merci d'avoir répondu à ces questions !

Lire aussi
Jacques Warren
"On sous-estime beaucoup trop l’importance de la qualité du contenu écrit sur les sites e-commerce"
"Où sont les limites de Google analytics ?" par Olivier Vit sur Wagablog

Posté par evedemange à 16:58 - Interview d'expert - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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18 février 2010

Jacques Warren "On sous-estime beaucoup trop l’importance de la qualité du contenu écrit sur les sites e-commerce"

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Sait-on aujourd'hui mesurer avec précision le succès d'une stratégie éditoriale web ? Jacques Warren, auteur canadien du livre Web analytics coécrit avec Nicolas Malot, et consultant en web analytics chez WAO marketing répond à cette question.

Les outils de web analytics peuvent-ils mesurer parfaitement l'impact d'affaires d'une stratégie éditoriale sur un site d'information ?

D’entrée de jeu, l’adverbe pose un problème : on ne mesure rien «parfaitement». La qualité du contenu éditorial ne peut se mesurer qu’indirectement avec l’analyse comportementale (Google Analytics, Omniture, Webtrends, etc.). Je m’explique. Une façon de déduire que les lecteurs attribuent une grande valeur aux contenus éditoriaux consiste à examiner la profondeur de leur lecture et la fidélité qu’ils manifestent envers le site. On serait d’emblée tenté de regarder le nombre de pages vues par visite du site, mais étant une moyenne, on constaterait vite qu’il varie relativement peu. Il sera beaucoup plus productif d’examiner la distribution des visites par pages vues, par exemple, en établissant le pourcentage des visites où les lecteurs consultent 3 pages et moins.

De plus, il peut y avoir des facteurs déterminants sur le nombre de pages d’une visite. Par exemple, j’ai souvent constaté que les moteurs de recherche, surtout Google, génèrent des visites avec moins de pages (donc moins de CA publicitaire !) ; les visiteurs trouvant tout de suite ce qu’ils cherchaient, ils ne restent pas à flâner ailleurs dans le site. On aura donc moins de pages, mais pas nécessairement une visite de moindre qualité *du point de vue utilisateur* ! Il s’agit d’un point de vue très important : doit-on nécessairement tout faire pour augmenter le nombre de pages vues, au risque d’interférer négativement avec l’expérience utilisateur ? Tout bon marketeur répondra non, mais cela implique qu’il faudra alors travailler à augmenter le trafic, jamais une chose facile à faire.

Justement, est-il possible de "mesurer" l'impact d'un contenu de qualité sur la fidélisation des lecteurs ?
Les solutions de web analytics dépendant principalement des cookies pour reconnaître un visiteur, les pourcentages obtenus présenteront des erreurs inévitables dues aux limites de la technologie (pour chaque ordinateur utilisé par la même personne, on comptera un visiteur différent) et aussi aux habitudes de nombreux usagers, à savoir effacer les cookies régulièrement.

J’aurais ici recours à l’analyse attitudinale, trop souvent négligée, pour valider via un sondage la perception de la qualité et de la pertinence des contenus. On pourrait ainsi avoir une meilleure idée du pourcentage des visiteurs se disant satisfaits de leur expérience, de leur intention de revenir (ou s’ils sont déjà de fidèles lecteurs) et pourquoi pas de leur intention de recommander le site à leur réseau. De faibles pourcentages ici seraient sûrement inquiétants ; un site serait alors condamné à toujours courir après les nouveaux visiteurs, ce qui risquerait à la longue d’éroder sérieusement la rentabilité de l’opération.

Et pour un site de e-commerce : peut-on mesurer l'impact d'affaires d'une stratégie éditoriale pertinente (publication d'infos produit de qualité) sur les ventes ?

J’aurais tendance à mettre en avant la maîtrise de la fluidité des processus, tel celui d’achat, comme garant du succès d’un site e-commerce. Et il s’agit là d’une négligence, si j’ose dire, que nous sommes tous enclins à commettre ! En effet, je pense que l’on sous-estime beaucoup trop l’importance de la qualité du contenu écrit dans ces sites. Nommément la force de persuasion qu’il faut déployer afin que les prospects achètent de nous et non de nos concurrents. On l’a dit et on peut le répéter avec force pour les sites e-commerce : le Web est un médium écrit et, plus que les images, se sont les mots qui provoquent l’émotion souhaitée, c'est-à-dire l’envie d’acheter maintenant, soutenue par une logique persuasive implacable. Là se trouve, à mon avis, le rôle essentiel joué par une rédaction de qualité.

Mesurer son efficacité passe par l’administration de tests, si on veut arriver à déterminer concrètement quelle version fonctionne le mieux. Il n’y a pas tellement d’autres façons de le faire ; j’imagine mal demander dans un sondage quelle phrase ou partie de texte vous a convaincu d’acheter !

Merci d'avoir répondu à ces questions !

Retrouvez Jacques Warren ailleurs sur le web :

Analytics Notes
On How Analytics Impact Marketing Culture

Web Analytique & Optimisation
Introduction au Web Analytique

The Big Integration
Putting Web Analytics Together with Enterprise Systems

A lire
Web analytics : de la méthode ! 

16 février 2010

Payer pour lire du contenu web, mais pourquoi ?

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi vous allez au restaurant alors que vous pourriez vous faire à manger pour 10 fois moins cher ?
1-parce que vous n'avez pas de temps le midi
2- parce que le cadre est plus sympa que votre cuisine/bureau
3- et aussi parce que le chef cuisine mieux que vous...

Et pourquoi paieriez-vous une information disponible gratuitement ?
Parce que cela vous permet d'obtenir une info de meilleure qualité, plus rapidement.

A l'heure où tous les contenus sont gratuits en ligne, la question du financement de la presse et de la valeur de l'information fait couler beaucoup d'encre -- électronique ou pas --. Télérama se demande d'ailleurs cette semaine "Etes-vous prêt à financer votre journaliste préféré ?" Un modèle déjà expérimenté avec succès par certains sites comme spot us.

Si comme moi, vous vous intéressez de près au sujet, je vous recommande la lecture de cet excellent article du journaliste américain Josh Quittner "The future of reading". Voici un extrait (traduit maison - désolée pour les imperfections) dans lequel le journaliste parle des contenus téléchargés depuis des supports électroniques comme l'Iphone :

"Qui serait prêt à payer pour télécharger un contenu sur un support électronique alors qu'il peut obtenir cette information gratuitement sur Internet ?

Ici, laissez-moi citer mon associé de longue date, Marc Adreessen, qui se trouve être le père du web moderne, son meilleur avocat. Pendant des années, il a prédit la fin des médias traditionnels à moins qu'ils ne trouvent un nouveau business model. « Le support électronique est une fausse solution, expliquait-il. Car le problème, c'est que ce support électronique va également posséder un très bon navigateur web. (...) Donc, vais-je payer 5$ pour un contenu sur l'Apple Store alors que je peux aller sur Internet avec le même appareil et obtenir ce même contenu gratuitement ? La réponse est non. »

C'est un argument dépassé. Nous avons entendu la même chose pour l'industrie de la musique, du temps où les sites de partage de musique comme Napster autorisaient les internautes à "échanger" des MP3 gratuitement. Moi-même, j'ai péché une ou deux fois.

Et maintenant ? Je paye 15$ par mois pour un abonnement qui me permet d'écouter n'importe quoi, aussi souvent que je le souhaite. Pourquoi est-ce que je paye alors que je pourrais récupérer de la musique gratuitement depuis une douzaine de sites pirates ? Je suis paresseux. Mon temps est précieux. Et le prix semble juste. Steve Jobs a prouvé avec ce premier iPod que les gens sont prêts à payer pour de la musique lorsque que vous leur permettez de l'acquérir plus simplement en payant qu'en volant - en particulier lorsque la boutique en ligne est reliée à leur appareil favori." Lire la suite

A méditer...

N'hésitez pas à partager vos lectures sur le sujet !   

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03 février 2010

Journalisme, twitt & web

Deux articles à découvrir, de bons conseils à lire et à retenir pour 2010 : suite à l'article de John Thompson, Ten things every journalist should know in 2010, Jean-Christophe Féraud, chef du service "High tech et médias" des Echos et auteur de l'excellent blog Sur mon écran Radar, livre ses propres impressions et conseils. Cela donne un billet savoureux To be or not to be a tweet journalist.

Voici quelques extraits pour vous mettre en appétit :

"> Apprenons à nous servir de Twitter et des autres réseaux sociaux pour surveiller la breaking news ou suivre des échanges sur un sujet qui nous intéresse", nous dit en substance Sir Thompson (il mérite sûrement d'être anobli).

Alors là je me dis j'ai tout bon ! Je ne dé-scotche plus de Twitter : le matin dans le métro en allant au boulot, la journée tout en écrivant ou réécrivant un papier, en conf de rédac sur mon iPhone, le soir en rentrant, et après devant la télé, jusque parfois dans le confort douillet de mon lit... Un vrai "NoLife" dirait ma fille aînée qui ne dit pas que des bêtises. Et de fait sur Twitter, je pêche de la hot news bien avant mes petits camarades qui - les ringards - scrutent le fil AFP comme on surveillait les boches en 40 sur la ligne Maginot."


(...)

> "Les compétences journalistiques de base restent essentielles.

"On peut acquérir autant de compétences en multimédia et en programmation qu'on veut, si l'on est incapable de raconter une histoire de façon exacte, personne ne voudra lire votre prose", rappelle Doc Thompson plein de bon sens. Ouf me voilà rassuré ! Mais pour raconter de belles histoires à ses lecteurs encore faut-il décrocher de Twitter... pour décrocher son téléphone, sonder ses sources, sortir de son bureau open-space pour aller tâter du terrain et - au folie en ces temps de restrictions bugdétaires - s'offrir, pourquoi pas, un petit reportage pour à Hazebrouck où cette usine de roulement à billes va fermer direction la Roumanie. "

(...)

> "La technologie est incontournable et il ne faut la craindre. " MERCI Jean-Christophe Féraud pour cette vérité profonde. En espérant qu'elle parvienne aux oreilles des journalistes français.

Le mieux est de lire l'ensemble du billet de Jean-Christophe Féraud, ainsi que celui de John Thomson en anglais.

A méditer :-)

Lire aussi
Eric Scherer : "Est-ce que les journalistes restent utiles aujourd’hui pour comprendre le monde ?"
Mais que font les journalistes ?
Contenu communautaire web = courrier des lecteurs ?


Posté par evedemange à 23:24 - Veille contenu éditorial - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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