30 septembre 2009
«Si les liens constituent la monnaie du web, le contenu est la banque.»
If links are the currency of the web, content is the bank.
La phrase du jour de Lisa Ditlefsen.
Elle ajoute: « si vous générez du contenu pertinent à haute valeur ajoutée, les bons liens viendront à vous. Je sais, je sais, c'est cliché. Mais malheureusement c'est vrai.»
Lisa Ditlefsen dirige l'agence de référencement Verve Search, à Londres. Elle a fondé le blog SEO-chicks en 2007 et fait partie des 70 experts consultés pour l'étude Seomoz "Search Engine Ranking Factors".
22 septembre 2009
Christophe Perruchas : « Une signature de marque se met au service de la stratégie. »

Christophe Perruchas, concept manager depuis 6 mois pour Duke/Razorfish, a travaillé comme concepteur rédacteur pub pour des marques comme la SNCF, Playstation ou le Ministère du travail (vous savez, cette bouche sur l’épaule d’une caissière qui grogne de douleur...) Voir ses meilleures campagnes de pub sur CBNews. Il revient sur le travail de conception d’une signature de marque.
Avez-vous déjà conçu une signature web exclusivement ?
Je ne crois pas qu’il soit intéressant de concevoir une signature pour le web exclusivement (sauf si la marque n’existe pas ailleurs que sur Internet). Une signature parle de la marque en général. Elle ne doit pas se limiter au support média.
Comment se passe la conception rédaction publicitaire d’une signature de marque ?
C‘est un processus long et complexe. Il s’agit de faire passer un maximum d’informations et d’émotions dans un minimum de mots. Et chaque mot compte. Dans le « Just do it » de Nike par exemple, le «just» a toute son importance. Il véhicule un état d’esprit : « tais-toi et marche », « vas-y, fais-le. »
Une signature dépend d’une problématique à résoudre. Elle se met au service de la stratégie. Prenez par exemple la signature « Total, vous ne viendrez plus chez nous par hasard. » Pourquoi avoir choisi cette signature ? Total était plus cher que ses concurrents. L’idée était d’aller plus loin dans le service, de proposer une offre plus sympathique. L’entreprise voulait injecter de la valeur ajoutée dans un secteur qui n’était pas forcément sensibilisé à la qualité de l’offre.
La signature vient positionner la marque de manière stratégique dans un contexte donné. Et parfois, cela peut faire la différence.
Combien de temps prend la création d’une signature de marque ?
Cela peut prendre plusieurs mois. Une signature de marque, c’est comme une peau : la première chose que l’on perçoit d’une entreprise. Il faut que cette signature colle à la marque. Parfois, même si l’on répond bien au brief, cela ne convient pas. Souvent, le premier jet n’est pas le choix retenu. Entre les retours client, il peut se passer une maturation, une évolution du processus de réflexion.
Combien se vend une signature de marque ?
Cela dépend des enjeux. Mais s’il s’agit d’une marque internationale, cela peut se vendre très cher : parfois une centaine de milliers d'euros, plusieurs centaines même, avec le logo et la charte. Souvent, les agences mettent plusieurs concepteurs rédacteurs sur la création d’une signature. Car si elles perdent le projet, elles perdent de gros budgets. Dans les agences web, on rencontre moins ce genre de problématique. Internet est encore considéré comme un média qui décline une campagne offline lead. Mais cela est en train de changer.
Merci d'avoir répondu à ces questions :-)
Pour suivre Christophe Perruchas sur twitter
17 septembre 2009
Internautes versus moteurs web
2 études intéressantes à découvrir : l'une publiée dans la newsletter de Miratech décrypte le parcours des internautes sur la page web. L'autre sur Seomoz publie un classement des critères pris en compte par les moteurs de recherche, évalué par 72 experts du référencement.
Etude sur Seomoz : les experts en référencement estiment par exemple qu'un mot-clé inséré n'importe où dans la balise <title/> pèsera significativement plus (66%) qu'un mot-clé inséré dans le texte visible, même en premier, même signalé par un H1 (45%). Un mot-clé utilisé dans un lien interne aura comparativement plus de poids (47%). Dans le cas des robots, le comportement est toujours identique. C'est le site qui va changer avec un contenu et une structure différente selon l'offre proposée.
Conclusions de Miratech : aucun internaute ne regarde une page Internet de la même manière. Le chemin dépend de 3 facteurs essentiels, le contenu de la page, le design et l'objectif de l'internaute, totalement subjectif. L'utilisateur ne se comportera pas de la même manière s'il vient acheter un produit précis ou s'il cherche des idées. La difficulté, en particulier pour les sites de e-commerce : proposer un parcours qui réponde à toutes les problématiques.
Au niveau éditorial, j'ai noté deux points importants :
1- Les internautes vont vers les contenus les plus denses en terme d'information, les plus synthétisés (titres, tableaux, navigations, liens, légendes).
2- Certaines applications web ou aides à la navigation bien pensées peuvent réellement aider l'internaute à atteindre plus vite son objectif. C'est le cas dans l'exemple de la recherche sur Amazon. L'internaute souhaite acheter un appareil photo, il va entrer sa requête dans le bloc de recherche détaillée à droite, parfaitement intitulé "Quel appareil photo compact pour vous ?"
Dans ce cas, on satisfait à la fois les internautes et les moteurs en proposant un intitulé centré utilisateur ET optimisé pour le référencement. Il ne manquerait plus qu'un lien pour régaler complètement les moteurs. Réconcilier les humains et les robots, c'est tout un art !
Lire aussi
Jérémie Eskenazi :«L’internaute cherche un mot, une image, un lien qui lui montre qu’il est sur la bonne voie »
14 septembre 2009
«"Contenu" web, ça me fait penser à un tuyau qu'il faudrait remplir !»
La phrase du jour de Christophe Perruchas, Concept manager chez Duke Interactive.
« C'est étrange. Comme si on disait : bon ça y est on a construit des salles de cinéma. Maintenant il nous faut du contenu pour mettre dedans. Allez, on va faire des films... »
Lire aussi
Tu produis du "contenu" ou des hamburgers ?
08 septembre 2009
Bon alors, la densité des mots-clés ?
Faut-il, ou pas, respecter une densité de mots-clés minimum dans les textes web optimisés pour le référencement ? Cette question, longuement débattue, a connu moults rebondissements. Et à ce jour, la réponse ne semble toujours pas définitivement tranchée.
Souvenons-nous :
> Dans son livre de référence Réussir son référencement web paru fin 2007, Olivier Andrieu conseillait de respecter un indice de densité de mots-clés compris entre 2% et 5%. C'est-à-dire entre 2 et 5 mots-clés pour un texte de 100 mots.
"Essayez d'entrer dans une fourchette (Indice de densité de mots-clés) de 2% à 5% pour vos mots-clés importants. Vous pouvez pour cela utiliser des sites spécialisés qui vous permettent de calculer automatiquement cet indice" P86.
> En 2008, Olivier Duffez, autre spécialiste du référencement, écrivait sur webrankinfo dans ses conseils Ecrire pour le référencement et pour les internautes que l'indice de densité de mots-clés idéal n'existait pas.
"L'indice de densité idéal n'existe pas :
D'après ce que je vois en formation, il y a encore énormément de monde qui se base sur ce fameux indice de densité, et qui se demande s'il vaut mieux 2%, 4% ou si c'est acceptable d'atteindre des valeurs encore plus grandes. Il est pourtant indéniable que les moteurs ne se basent pas sur cet indice : il n'y a donc pas d'indice de densité idéal."
Plus récemment, il expose de manière très convaincante dans son billet La densité de mots-clés et le référencement pourquoi un indice idéal ne peut être déterminé de manière scientifique et définitive.
> Isabelle Canivet, dans son livre "Bien rédiger pour le web et améliorer son référencement pour le web" et sur son site Action-rédaction conseille de respecter un indice de densité de mots-clés entre 3 % et 7%.
"Mesure de la densité des mots clés :
Vérifiez la densité de vos mots clés qui doit se situer entre 3% et 7% idéalement sans jamais dépasser les 10%.
Densité des mots clés = nombre de fois où un mot apparaît / nombre total des mots
Remarque : un mot clé inséré dans un titre n'a pas le même poids pour un moteur de recherche qu'un mot clé inséré au milieu d'un texte, l'emplacement du mot clé a son importance."
> Avril 2009, l'équipe Google mettait les pendules à l'heure sur le blog Google Adsense en conseillant d'éviter le "bourrage de mots-clés".
"Mythe : Si un mot-clé est important, il est important de le répéter de sorte que les pages gagnent de l'importance pour les moteurs de recherche importants.
Evitez le "bourrage" de mots-clés !
- Il n'y a pas de "densité idéale" de mots-clés
- Mettez vous à la place de vos lecteurs, aiment-ils lire des paragraphes remplis de répétitions ? Souvenez-vous enfin qu'une meilleure visibilité de votre site assure davantage de visites et vous aide à générer des clics et donc gains AdSense."
L'objectif de Google, en donnant ce type de conseils, est clairement d'éviter les textes de mauvaise qualité bourrés de mots-clés. Mais cela ne nous explique pas clairement la place qu'occupe la linguistique en générale et la redondance des mots-clés en particulier dans le classement d'un contenu web sur un moteur comme Google.
Alors au final, combien de mots-clés faut-il entrer ?
Et bien je laisse le savoureux mot de la fin à Sébastien Billard :
"Il en faut plus que pas assez, et moins que trop"
Lire également son billet Envisager autrement la densité des mots-clés.
En bref, pas de règle absolue. Mieux vaut donc plutôt se concentrer sur la qualité du texte, les liens et la pertinence des informations données aux internautes plutôt que sur la densité des mots-clés... tout en gardant vos mots-clés stratégiques en tête !
Je collabore souvent avec des référenceurs et dans la pratique tout le monde s'accorde sur l'idée suivante : pour être positionné sur un mot-clé en particulier, il faut quand même l'indiquer plusieurs fois dans les textes visibles, de préférence dans les titres, les liens et en début de page.
Et vous, qu'en pensez-vous ?
Lire aussi
L'espace entre les mots-clés associés
Optimiser son contenu web : les conseils de Google
04 septembre 2009
Le traitement éditorial de la page d'accueil
Vitrine de l'entreprise, carrefour de l'information, la page d'accueil web est la page de tous les scans. Sa conception représente souvent un exercice délicat et monopolise toutes les compétences web. Alors, comment optimiser l'ergonomie éditoriale sur sa page d'accueil Internet ?
Le règne des moteurs de recherche et la montée en flèche des flux RSS ont certes diminué la toute-puissance de la page d'accueil. Muriel Vandermeulen a d'ailleurs écrit un article très intéressant sur ce sujet l'année dernière Le grand déclin de la home page. Mais dans la majorité des cas, la home page reste quand même la page la plus visitée d'un site web. C'est le hall d'entrée, l'endroit où l'on revient lorsque l'on s'est perdu dans les couloirs vituels.
Alors comment travailler l'ergonomie éditoriale d'une page d'accueil web ? Voici quelques retours d'expérience (que j'espère compléter avec votre aide).
1- "Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement" : ayez les idées claires.
La page d'accueil est LA page de scan par excellence. Les internautes ne prendront pas le temps de lire tous les contenus. En un seul coup d'oeil, ils doivent saisir :
> ce que propose le site Internet
> la navigation
> les informations les plus intéressantes pour eux
et tout cela de préférence "above the fold" c'est à dire sans voir besoin de scroller.
Avant de mettre les mains dans le cambouis HP, vous devez donc connaître :
> les objectifs prioritaires de votre site
> les informations/killer applications que viennent chercher vos internautes
> vos objectifs de positionnement en terme de référencement
Ecrivez tout cela dans un document fondateur, un cahier des charges.
2- Une architecture d'information bien pensée = un contenu bien organisé, aussi bien en terme de navigation qu'en terme de mise en avant de l'information. De nombreux spécialistes de l'écrit web comme Jean-Marc Hardy se sont spécialisés sur ce créneau, lire son article Architecture d'information, 10 erreurs fréquentes. Mais un rédacteur web ne sera pas forcément le plus expérimenté pour réaliser cet exercice délicat. Les ergonomes web me semblent les plus compétents dans ce domaine, avec des techniques éprouvées comme le card sorting, par exemple.
3- Les intitulés de la navigation doivent être clairs comme de l'eau de roche
Une fois que l'architecture de l'information semble fonctionner (ça à l'air tellement simple, écrit comme ça ;-), le rédacteur web va devoir travailler les intitulés de la navigation pour les rendre compréhensibles. Ce travail peut se faire après la conception de la page d'accueil ou avant, au moment de l'organisation des contenus.
Je penche pour la deuxième option, car un problème de wording révèle souvent un problème d'organisation ou une stratégie peu claire. Pour ne pas avoir à trancher entre 2 options ou 2 positionnements, l'entreprise a créé une rubrique "fourre-tout" impossible à nommer. C'est mieux de repérer ce genre de problème en amont.
Règles pour la rédaction des intitulés :
> être explicite
> faire court
> respecter les standards du web
Oubliez les envolées lyriques dans la navigation (pas la peine de chercher un nom original pour "Accueil", tout le monde comprend ce terme). Si vous souhaitez vous démarquer, vous pourrez personnaliser votre wording ailleurs sur votre site Internet (bouton d'action, textes, emails de bienvenue). Si vous souhaitez surprendre vos internautes, vous pouvez opter pour l'originalité. Soyez prévenus : vous risquez de perdre l'utilisateur en route.
Et TESTEZ, TESTEZ, TESTEZ vos intitulés. Vous serez souvent surpris des résultats... Pour une recette de test utilisateurs > ergolab.
Référencement et intitulés de la navigation : d'après Olivier Andrieu, les moteurs ne prennent pas en compte ces intitulés pour le référencement. Si vous souhaitez vous positionner haut de gamme par exemple, mais apparaître sur des mots-clés plus basiques, réservez les mots-clés basiques pour le corps du texte et utilisez les mots haut de gamme dans la navigation.
4- Respectez les standards du web pour l'emplacement des contenus.
Là encore, les ergonomes possèdent une forte expertise dans l'organisation des contenus sur la page d'accueil. Si vous souhaitez le faire vous-même, je vous conseille de lire cet excellent dossier d'Ergolab Ergonomie de la page d'accueil, ou d'acheter le livre de Jacob Nielsen L'art de la page d'accueil. Le designer web pourra également apporter une expertise précieuse dans ce domaine.
Pour vous aider, vous pouvez suivre les conseils d'ergolab :

5- Positionnement du site, privilégiez une communication concrète.
Evitez le blabla web, exprimez le positionnement du site dans un langage clair, non conceptuel, non commercial. Le langage publicitaire du style "Les champions de la performance brillent même lorsque tout est sombre", certainement efficace dans un autre contexte, ne sert à rien sur une page d'accueil web. C'est du bruit informationnel. Cela ne permet pas aux internautes de comprendre simplement ce que propose le site et ce à quoi il va leur servir. Conseils commentaires Remy IZcollect : rédiger en terme de bénéfice client.
6- Mise en avant de l'information : choi-sis-sez !
C'est ici que la compétence éditoriale prend toute son importance, dans le choix de l'information et la manière de l'aborder. C'est là que vous devez sortir votre machette et couper toutes les informations qui ne sont pas indispensables pour votre site et vos utilisateurs. De votre capacité à sélectionner les informations essentielles et à les mettre en valeur dépendra la compréhension des internautes.
> Faites une Charte éditoriale web avant de commencer, avec une ligne éditoriale claire.
> Ne gardez que le killer contenu, les informations utiles et les actualités de premier choix.
> Travaillez l'angle éditorial.
> Révisez les classiques Ecriture scan, mode d'emploi.
TESTEZ, TESTEZ, TESTEZ !!
7- Rédaction de la page d'accueil et référencement : en ce qui me concerne, je penche pour une page d'accueil plutôt épurée en terme de textes afin de privilégier l'ergonomie et la stratégie de communication. Le contenu pourra être développé sur d'autres pages bien mises en valeur. Sur ce point, j'aimerais avoir le point de vue des référenceurs car je n'ai pas encore trouvé de conseils sur ce thème (même pas dans le livre d'Isabelle Canivet, pourtant très dense).
Vos conseils pour optimiser la HP :
Sylvain d'Axe-net conseille d'optimiser quelques encarts de texte pour le référencement. Ces encarts seront classés par thématiques principales du site et signalés par des titres balisés H pour le référencement. Multiplier les liens vers des pages plus profondes dans ces encarts permettra d'appuyer sémantiquement leur valeur. Cela renforcera le positionnement de la HP sur les mots clés stratégiques dans les moteurs de recherche.
Enfin autre conseil pertinent issu des commentaires :
Concevoir le haut de page plutôt calibré pour l'internaute et le moteur > contenu optimisé mais assez épuré.
Optimiser le bas
de page (dès qu'il faut scroller) essentiellement pour le moteur > plus fourni en contenu, mots clés stratégiques et liens.
Voilà, il y aurait encore bien d'autres choses à écrire mais j'ai peur que vous vous lassiez.
Evidemment, tout sera beaucoup plus complexe dans la réalité ;-)
Tous vos conseils et retours d'expérience sont les bienvenus !
A lire aussi
Ecriture scan : mode d'emploi
Benjamin Servet : "concevoir une navigation logique à l'utilisateur"
01 septembre 2009
Qualité du "contenu web" : vitale, ou pas ?
Tous les professionnels du web utilisent le mot générique "contenu web", "web content" en anglais. Or ce terme flou, mais néanmoins très pratique, recouvre une réalité très hétérogène. Et selon la nature du site Internet et ses objectifs, la qualité de ce contenu web peut s'avérer plus ou moins vitale.
Lors de ma promenade virtuelle du soir, je suis tombée sur ce post de Sébastien Billard : "Bon, le SEO c'est du contenu ou des liens finalement ?" Non seulement l'article est pertinent, mais les nombreux commentaires et témoignages des référenceurs sur leurs pratiques sont également riches d'enseignement.
Qu'est-ce qui est le plus efficace pour un bon référencement, se demande Sébastien : un contenu web de qualité ou bien de nombreux liens qui pointent vers le site ? Sa réponse (et celles de nombreux référenceurs expérimentés) semble pencher pour la deuxième solution. Un site Internet qui proposerait du contenu web médiocre mais avec de nombreux liens pointés vers lui (c'est ce qu'on appelle le linkbaiting) aurait un meilleur classement qu'un site Internet proposant du bon contenu mais avec peu de liens entrants.
Conclusion de nombreux référenceurs : pas la peine de travailler trop longtemps sur l'amélioration de la qualité du contenu web, mieux vaut concentrer ses efforts à créer des liens vers ce contenu. "20% de travail sur le contenu, 80% sur le linkbaiting" peut-on lire dans Le secret ultime du référencement. Le résultat sera plus efficace/temps passé. A vrai dire, ce n'est peut-être pas un mauvais calcul... si le "contenu web" du site est secondaire par rapport à l'offre et aux objectifs du site.
Je m'explique : un site de e-commerce pourra éventuellement se permettre d'avoir un texte pauvre au niveau du champ lexical et mal écrit s'il vend un bien très demandé, i-Phone par exemple. Si le processus d'achat est par ailleurs correct, les internautes pourront fermer les yeux, à partir du moment où ils ont réussi à obtenir ce qu'ils voulaient. Dans ce cas, une bonne politique de liens entrants peu faire l'affaire. Jusqu'à ce qu'un concurrent propose un contenu plus soigné, mieux écrit, plus riche en informations ET avec beaucoup de liens entrants.
Mais si le site en question est un média comme Lemonde.fr, un blog influent comme Presse-citron, un portail d'information du service public, ou une présentation d'une société, si la pertinence des conseils crédibilisent les services vendus par un site, le contenu web représente alors la substantifique moelle du site Internet. La raison pour laquelle viennent les internautes. Impossible de négliger le contenu sans risquer de perdre ses clients !
Voici 2 questions que je me pose :
1- Pour ces sites Internet, la qualité du contenu web n'est-elle pas trop vitale pour être reléguée au second plan ?
2- A terme, est-ce qu'il est souhaitable de créer du linkbaiting artificiellement au détriment de la qualité du contenu web ?
Qu'en pensez-vous...
A lire aussi
Sébastien Billard : « L'idée d'un référencement éditorial fait petit à petit son chemin »
Olivier Andrieu : 80% du trafic moteurs vient de requêtes issues du contenu éditorial des pages
Tu produis du "contenu" ou des hamburgers ?
Le paradoxe Harry Potter
