Plume Interactive : écriture web et ergonomie éditoriale par Eve Demange

Ecriture web, ergonomie éditoriale, optimisation de contenu éditorial web, rédaction référencement, management de projet éditorial Internet

30 septembre 2008

Jean-Marc Hardy : « Derrière ergonomie éditoriale, il y a expérience utilisateur »

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Interview avec Jean-Marc Hardy, le fameux auteur de redaction.be, premier site francophone dédié à l’écrit web lancé en 2001 et du site pratique 60questions.net. Aujourd’hui fondateur de la société User attraction, il exerce ses talents à Bruxelles. Il nous parle d’ergonomie éditoriale.

On utilise actuellement les termes d’écriture web, de rédaction web, d’édition Internet, de journalisme online…, toi qui travaille depuis longtemps dans l’écrit web, comment parles-tu de ton métier ?
Dans mon jargon, j’aime parler d’ergonomie éditoriale. Le terme «écriture web » m’apparaît trompeur car il donne l’impression qu’il existe une écriture type avec des recettes de cuisine. Je préfère parler de «bonnes pratiques éditoriales » ou « d’ergonomie éditoriale ».

Pourquoi ce terme est-il plus juste selon toi ?
Derrière le terme d’ergonomie éditoriale, il y a expérience utilisateur. Cela signifie construire du conseil sur la base de ce que l’on observe, la façon dont les gens cherchent de l’info. Il faut toujours se demander : « qu’est-ce qui fait que les internautes vont revenir sur un site ? »

Je fais beaucoup d’interventions en amont des projets sur la définition des priorités stratégiques et l’architecture des contenus. Les recettes standards ne prennent pas en compte le contexte, les objectifs d’un site. Il s’agit de trouver la stratégie éditoriale qui répond à des problématiques précises.

Par exemple en ce moment, je travaille en même temps pour le site d’Arte TV et celui de la Commission européenne. Il y a des bonnes pratiques communes pour les deux mais pas du tout le même contexte. Chaque cas est spécifique, chaque réponse est sur mesure.

Lire aussi 
Pourquoi l'ergonomie éditoriale ?
Qu'est-ce que l'ergonomie éditoriale ?

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25 septembre 2008

Développez vos talents pour l'interview

Vous voulez proposer un contenu éditorial vivant, utile et de grande qualité ? Faites parler les experts ! Ils connaissent leur sujet mieux que personne et n'ont souvent pas le temps d'écrire. L'interview s'avère un excellent moyen de recueillir une information à très forte valeur ajoutée pour vos lecteurs.

Voici 6 conseils pratiques qui pourront se révéler utiles en temps voulu :

1- Prenez le temps de bien préparer votre entretien. Cette étape constitue la moitié du travail. Elle vous permettra de poser les bonnes questions, et surtout d'obtenir les bonnes réponses. Rien n'est pire que d'arracher un rendez-vous à un expert archi-booké et de recueillir un discours ultra-plat parce que l'on a pas posé les bonnes questions.

- Réfléchissez à l'angle d'attaque, abordez l'interview sous un aspect original ou très spécialisé ou encore suivant l'actualité : par exemple l'avis d'un expert sur les dernières tendances d'un marché. L'idée est de lui permettre d'exprimer ses informations les plus novatrices et les plus inédites.

- Ayez toujours en tête les préoccupations de vos lecteurs : "qu'aimeraient-ils demander s'ils se trouvaient face à cette personne ?"

- Etudiez bien le parcours de votre interviewé. Cela vous permettra de connaître ses points faibles et ses points forts et de savoir dans quels domaines son point de vue est réellement légitime.

2- Partez à la chasse au rendez-vous, armé de votre téléphone, d'un agenda et d'une bonne dose d'enthousiasme. Soyez toujours très aimable, y compris avec les secrétaires qui peuvent se révéler de précieuses alliées pour peu qu'on sache leur parler gentiment. Valorisez votre magazine, journal, blog, site. Montrez comment vous allez faire la promotion de cet interview. La personne aura plus envie de répondre si elle se sent mise en valeur.

3- Quand vous avez enfin THE expert au bout du fil, posez-lui une question à la fois. Et surtout, ECOUTEZ très attentivement la réponse. Ce qui compte c'est ce qu'il a à dire, pas votre opinion. N'ayez pas peur de poser des questions si vous n'avez pas tout saisi. Tout doit vous paraître limpide. Si vous n'avez pas compris, vos lecteurs ne comprendront pas mieux que vous. Votre rôle est d'aider la personne à "accoucher" de sa pensée en posant des questions complémentaires au besoin.

4- Une fois que c'est dans la boite ou sur le cahier, n'attendez pas pour retranscrire l'interview. Le mieux est de le faire dans la foulée mais si vous ne pouvez pas, n'attendez pas plus de deux jours. Au bout d'une semaine, vous aurez du mal à vous relire et vous aurez oublié les détails que vous n'avez pas eu le temps de noter mais qui ont leur importance. Supprimez les répétitions et ne gardez que l'essentiel. Relisez-vous, bien sûr.

5- Faites valider l'interview. Il n'y a aucune raison de ne pas le faire, sauf si vous faites du journalisme d'investigation. Cela instaure un climat de confiance avec la personne interviewée et permet d'éviter tout contresens ou mauvaise interprétation.

6- Enfin, c'est toujours sympa de remercier son interlocuteur pour le temps qu'il vous a consacré !

Comment enregistrer l'interview ?
Certains journalistes utilisent un magnétophone, d'autres prennent des notes, les plus consciencieux font les deux ! Le mieux est de choisir la méthode que vous préférez, tout en expliquant toujours à votre interlocuteur ce que vous allez faire avec ses propos.

Et vous, quelles sont vos tactiques pour réussir l'interview ?

Lire aussi :Trois règles simples pour un contenu en or

23 septembre 2008

Pascal Maupas : "Grâce aux moteurs, les éditeurs de site s’intéressent enfin à l’information "

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Interview avec Pascal Maupas, fondateur et directeur de la société Hypertexte, principale société française spécialisée en conseil et formation en écriture web. Hypertexte existe depuis 2003. La totalité de ses consultants cumule expertise éditoriale Internet et rigueur héritée d’un solide passé de journaliste.

Quelles sont les erreurs que vous rencontrez le plus souvent lors de vos missions ?

Les deux erreurs les plus fréquentes concernent la politique éditoriale et le traitement des sujets.

1- En ce qui concerne la politique éditoriale, j’ai constaté que les clients avaient du mal à sortir d’une information à sens unique. Ils pensent une structure de contenu descendant, c’est-à-dire pour simplifier : « Moi, propriétaire du site, je te parle à toi, petit internaute ». Or les internautes ont envie d’être écoutés, de participer. Aujourd’hui, ils sont impitoyables devant cet état d’esprit à sens unique.

Dans une structure de contenu ascendant au contraire, le contenu du site tient compte de leurs remarques, de leurs critiques.

2- Je remarque réellement un manque de variété et d’imagination en ce qui concerne le traitement des sujets. Par exemple pour couvrir l’assemblée des actionnaires, vaut-il mieux opter pour un compte rendu monolithique ou bien pour un découpage de l’information avec un bref compte rendu, un top 5 des questions posées par la salle, une citation en exergue…  ?

Le choix du découpage stimule la lecture et donne du plaisir aux gens, comme le prouve l’étude américaine du Poynter institute 2007. Ces «micro-contenus » sont souvent absents des sites, et c’est dommage.

Pouvez-vous donner un exemple concret d’amélioration apportée pas une de vos interventions sur l’éditorial d’un site ?

Malheureusement, je n’ai pas de chiffres d’audience avant et après nos interventions. Ces statistiques sont considérées comme hautement confidentielles par les sites et ils ne les communiquent pas. C’est dommage, ce serait très intéressant d’avoir ces résultats. Les seules données que je possède sont les maquettes des pages d’accueil avant et après nos interventions comme ce que nous venons de faire pour les toutes nouvelles lettres quotidiennes d’information métier des Editions législatives.

Nous savons que le travail sur l’éditorial peut avoir un impact considérable sur l’audience. Lors d’une table ronde du Benchmark Group par exemple, un responsable de la banque belge Fortis avait révélé que l’amélioration des intitulés d’auto-promo avait multiplié le taux de clics par 4.

Vous avez une grande expérience de la presse écrite, quelle expertise apporte le journalisme dans la conception du contenu éditorial en ligne ?

Le journalisme apporte un savoir-faire pointu dans de nombreux domaines :
- affinité très importante avec l’information
- maîtrise d’une écriture « de communication » (et non littéraire à la Proust ;-)
- traitement de l’éditorial : la brève, le reportage, le portrait, les encadrés, etc.
- créativité dans le traitement de l’information : quel format choisir pour quel type de message  et à quel niveau de l’arborescence utiliser ce format.

Tout notre savoir-faire repose sur le socle du journalisme. Notre méthode repose sur 3 points essentiels :
1- Les règles de base du journalisme adaptées au web
2- L’écriture multimédia, interactive, et l’arborescence : ce n’est pas vous qui décidez de l’endroit où l’internaute va venir, mais l’internaute lui-même.
3- La démarche qualité que j’ai baptisé ISO 9001 éditorial : une procédure de charte éditoriale et de formalisation des processus et contenus éditoriaux que nous mettons en place systématiquement.

Est-ce que les entreprises sont conscientes aujourd’hui des enjeux représentés par la qualité du contenu éditorial ?

Les entreprises commencent à s’intéresser à la qualité du contenu éditorial, notamment grâce aux problématiques de référencement et de mots-clefs sur les moteurs de recherche.

Récemment par exemple, nous avons eu une demande de refonte complète du contenu éditorial d’un gros site car les textes ne contenaient pas les mots-clefs qu’ils avaient choisis pour leur politique de référencement naturel et payant. Grâce aux moteurs, les éditeurs de site s’intéressent enfin à l’information de leur site et pas uniquement au marketing !

Merci d'avoir répondu à ces questions

Lire aussi : Gerry McGovern : "Le web est un endroit où l'on agit et un excellent contenu facilite l'action"

18 septembre 2008

Ecrivez l'information qui se vend

Comme je vous le disais, j'ai connu une personne obnubilée par l'idée de vendre l'information. Mais avant d'en arriver à des détails sémantiques passionnants, l'idée pour concevoir un site populaire, c'est de commencer par penser une information qui se vend.

Cela paraît bête à écrire, mais combien de concepteurs de sites Internet/Intranet - à part peut-être sur les magazines en ligne, et encore - commencent par se pencher sérieusement sur le contenu éditorial et les mots d'un site avant de se lancer dans le design par exemple ?

Or, selon les derniers chiffres de l'étude Ipsos Profiling réalisée au printemps 2008 et présentée récemment par le Journal du Net, 77% des internautes viennent sur Internet pour trouver des informations pratiques et 74% cherchent des informations liées à l'actualité. Ces chiffres arrivent largement devant tous les autres usages et même avant la messagerie instantanée.

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Sur Internet, les gens cherchent les informations utiles qui vont les aider à prendre des décisions dans leur vie de tous les jours.

Avant de se lancer dans la conception d'un site donc, et même dans la rédaction, rien de tel que de se poser trois bonnes vieilles questions :

1-Qui sont les lecteurs/visiteurs de mon site ?
2-Quelles informations viennent-ils chercher en priorité ?
3-Est-ce que l'organisation de mon site et l'interface écrite (mots de navigation, intitulés des catégories) permettent aux internautes d'accéder rapidement aux informations clés pour mon site ?

Bref, rien de magique, que du bon sens, mais tellement efficace :-) Car si le contenu éditorial ne répond pas à la demande de l'utilisateur, aucune injonction, aucune tournure de phrase ne pourra le dérider. Il cliquera sur le troisième bouton le plus populaire du web (derrière les liens et les boutons d'action): la flèche du retour en arrière. 

Et vous, quels sont vos conseils pour un site utile (et donc populaire) ?

16 septembre 2008

A quoi sert l'ergonomie éditoriale ?

Sur Internet, les mots ne servent pas seulement à écrire un article pour informer, pour vendre ou pour communiquer. Ils ont un rôle tout à fait nouveau : ils servent de guide pour la navigation. L'ergonomie éditoriale s'attache à améliorer l'interface écrite.

Suite à l'interview d'Eric du blog Presse-citron, vous avez été bien nombreux à me poser cette question : Pourquoi "ergonomie éditoriale" et non rédaction ? Je me suis dit que cela méritait un post !

Internet s'avère être le premier média sur lequel les internautes trouvent leur chemin à l'aide de mots. Les études de suivi oculaire menées par l'institut Poynter ont montré dès les années 2000 que l'utilisateur remarque d'abord les titres et le texte, avant de voir les images. Les mots conduisent l'action des internautes. Des termes comme "achetez", "toutes nos boutiques", "à ne pas manquer", "votre compte", les titres de catégories, tous les mots utilisés dans la navigation. On a coutume d'appeler cela le wording, la titraille ou encore les intitulés.

A mesure que le média Internet vieilli, des standards se mettent en place, des études de plus en plus précises sont menées et nous savons de mieux en mieux comment se comportent les internautes sur un site web. Nous savons qu'un mauvais wording peut créer des points de blocage, des abandons et qu'au contraire, des mots bien pesés peuvent amener l'internaute à cliquer instinctivement et poursuivre son action.

L'ergonomie améliore l'utilisation des sites Internet en repensant un certain nombre d'éléments comme la structure de l'information, l'enchainement des pages, le design. L'ergonomie éditoriale s'assure que les termes utilisés pour guider la navigation sont suffisamment clairs, suffisamment courts, qu'ils permettent aux visiteurs de trouver leur chemin facilement. Il ne s'agit pas de rédiger ou réécrire un texte en l'adaptant à la lecture web (même si cela améliore aussi l'ergonomie éditoriale), il s'agit de peser les mots. C'est un travail différent, spécifique au média web. Un bon rédacteur web peut faire ce travail, mais également un designer d'expérience ou un ergonome sensible à l'éditorial.

Nombre de sites web aujourd'hui négligent cet aspect car les bénéfices concrets ne sont pas assez mis en valeur. Et moi-même, je rencontre encore souvent le scepticisme de mes clients lorsqu'il s'agit de travailler sur le wording. L'ergonomie éditoriale, passionnante, reste encore une discipline à défricher. Jakob Nielsen et son équipe sont actuellement les plus calés sur la question (enfin à ma connaissance). Si vous connaissez d'autres références ou des études, n'hésitez pas à les communiquer !

Lire aussi : Sortez votre science du contenu éditorial

   

15 septembre 2008

Les prochaines masterclass de Gerry McGovern

Le 23 septembre à Londres, Gerry McGovern donne une masterclass sur les sites du service public et le 2 octobre, sur les sites Intranet.

En septembre, il développera l'idée selon laquelle un site du service public efficace doit rester focalisé sur les tâches que viennent effectuer les citoyens : télécharger des documents administratifs et des lois, payer ses impôts en ligne, s'inscrire, etc. En octobre, il donnera de nombreux conseils pratiques pour bien gérer son Intranet et utiliser tout son potentiel. Dommage, le tout sera en anglais. Mais pour ceux qui sont intéressés, il n'est pas trop tard pour s'inscrire. Je pense que cela devrait être passionnant.

Si vous ne pouvez pas aller à Londres, je vous conseille également ses webinars : vous vous connectez par téléphone à une heure précise et vous voyez sur votre écran le powerpoint commenté par Gerry McGovern en live. Très instructif. Le prochain aura lieu le 10 octobre, il sera sur les sites web du secteur de l'éducation et c'est gratuit (enfin vous payez juste le coût d'un appel, mais c'est toujours moins cher que d'aller à Londres ;-).

Lire l'interview de Gerry McGovern

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11 septembre 2008

Qu'est-ce que l'ergonomie éditoriale ?

Ce petit post pour vous signaler l'interview de votre blogueuse préférée par Eric Dupin du blog Presse Citron. Pour ceux que cela intéresse on y parle ergonomie éditoriale, optimisation du contenu pour les internautes, bouquins et rédaction pour les téléphones portables. Tout un programme :-)

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Vendez l'information

Lors d'une de mes missions, j'ai rencontré une personne obnubilée par l'idée de "vendre l'information" sur la page d'accueil de son site Internet. Elle avait raison, il est essentiel de trouver les bons mots pour donner envie aux internautes de cliquer.

Les journalistes issus de la presse écrite sont particulièrement calés sur ce sujet : ils savent combien il est important de vendre l'information à la Une d'un magazine en utilisant les bons mots et les bonnes tournures.

Juste un exemple pour illustrer ce propos : le magazine en ligne Femininbio.com annonçait "Boostez vos défenses naturelles !" le jour du lancement de sa catégorie Santé & Forme en septembre 2007. Quatre mois plus tard en janvier 2008, Santé Magazine choisissait de titrer sa Une : "Je booste mes défenses naturelles".

Dans le premier cas : injonction avec un ton très dynamique.
Dans le deuxième : tournure affirmative avec le "je" qui permet aux lectrices de s'identifier.
Dans les deux cas : le résultat est plus efficace qu'une tournure impersonnelle ou un verbe à l'infinitif.

Faites vous-même le test : où auriez-vous le plus envie de cliquer ?
1-"Booster ses défenses naturelles"
2- "Boostez vos défenses naturelles !"
3- "Je booste mes défenses naturelles"

Le site web est l'endroit idéal pour mener des expérimentations, et en particulier tester l'efficacité des Unes et des intitulés.

Si vous connaissez des études sur ce sujet précis des Unes de site Internet, n'hésitez-pas à communiquer l'info !

Lire aussi Les titres qui font cliquer

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09 septembre 2008

Trois règles simples pour un contenu en or

En 1997, Jakob Nielsen faisait déjà le constat que les internautes ne lisent pas les textes sur un site mais scannent l'information à la recherche de ce qui les intéresse. Il avait alors mesuré l'impact d'une bonne rédaction web sur l'utilisabilité du site. Les résultats, étonnants, montrent une amélioration de la lecture de 124% en combinant 3 règles !

Les voici, pour rappel :

1- Ecrivez concis, réduisez le volume de texte.

2- Utilisez une mise en forme "scannable" : présentez les informations en mettant des puces et des numéros pour les énumérations par exemple, ajoutez des titres en gras.

3- Employez un vocabulaire simple et concret : des mots plutôt neutres et précis. Evitez le discours commercial, les tournures ampoulées.

La combinaison de ces trois principes simples produisaient des miracles sur les utilisateurs !

A copier sur un post-it, coller sur son ordinateur et mettre en pratique donc, dès que possible :-)

Voir le résumé de l'étude

Lire aussi : l'art de faire de l'espace

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04 septembre 2008

Qui s'occupe des mots de votre site web ?

Lors d'une conversation avec deux passionnés de web, une question m'est venue à l'esprit : qui, aujourd'hui, s'occupe des mots sur un site Internet ?

Pas seulement le contenu écrit ou vidéo, les articles d'information, les contributions des internautes mais aussi, l'interface écrite, la navigation, le nom des catégories : le wording en somme. Qui se porte garant de la cohérence éditoriale sur un site ? Personne.

Le responsable éditorial d'un site et son équipe sont chargés de "produire du contenu" pour remplir les catégories prédéfinies. Mais le périmètre de leur action reste souvent très limité. Personne par exemple, ne leur demande jamais leur avis (ou c'est très rare) pour savoir si le wording employé sur l'interface est cohérent avec les mots employés dans les accroches, les FAQ, les articles, les conseils, et les fiches produits, si la manière dont on s'adresse aux clients sur l'interface du site est la même partout ailleurs. Il n'y a pas, ou très rarement, de politique éditoriale globale définie sur le web.

Pourtant un site Internet est avant tout fait de mots qui visent à convaincre, séduire, fidéliser, informer un public de plus en plus exigeant. Curieusement, personne aujourd'hui ne s'attache réellement au pouvoir de ces mots (ou très peu de professionnels qui ont du mal à se faire entendre). "S'occuper de l'éditorial" consiste trop souvent à produire des kilos de contenu qu'il faut ensuite recaser quelquepart sur le site.

Plutôt que de noyer les visiteurs sous une masse d'informations parfois superflues, ne vaudrait-il pas mieux mobiliser une partie de l'équipe éditoriale sur les enjeux que constituent l'interface, les mots-clés, le wording des catégories et travailler la cohérence entre tous les contenus du site ?

Les sites très riches en informations ont intérêt à penser leurs contenus de manière plus globale. Mais pas seulement. Les sites de e-commerce qui accueillent leurs clients et vendent grâce aux mots pourraient très certainement améliorer la satisfaction de leurs clients s'ils travaillaient mieux l'ergonomie et la complémentarité éditoriale.

Jakob Nielsen avait déjà montré en 1998 qu'un contenu optimisé pour la lecture sur Internet augmentait la satisfaction client de 37%. C'était en 98. Aujourd'hui, nous n'y sommes pas encore sur bon nombre de sites. Pourtant, les utilisateurs, eux, sont plus difficiles qu'en 98, mieux équipés, plus habitués à surfer, plus sélectifs dans leurs choix.

Sur un marché de plus en plus mature, les sites se doivent d'être de plus en plus performants, de plus en plus attentifs aux besoins de leurs internautes et de plus en plus précis dans leurs discours. A ce titre, il me semble que les métiers de l'éditorial en ligne ont encore de beaux jours devant eux. 

Lire aussi : Votre site web, juste des mots ?




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